Partenaires du Nord



 

Partenariats pour le développement

Services déconcentrés de l’Etat

 Tous les départements ministériels sont déconcentrés dans la région du Nord à travers des services qui disposent d’équipements administratifs aux niveaux régional, provincial et départemental. A cela, il faut ajouter les équipements administratifs des services communaux et les sièges des projets et programmes, ONG et autres partenaires au développement. Ces services sont :

au niveau du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation (MATD), de nouveaux textes ont été pris à savoir le décret n°11-42 du 06 décembre 2016 portant organisation du Gouvernorat, des Haut-Commissariats et des Préfectures et le décret n°878 portant attribution des Gouverneurs, des Hauts Commissaires et des Préfets. Ainsi, les services du MATD sont : le Gouvernorat de la région du Nord ;les Hauts commissariats des provinces du Passoré, Zondoma, Yatenga et Loroum ;les Préfectures des 31 départements et les Sièges des 31 communes de la région ;

les autres ministères sont représentés par les directions régionales dont la plupart dispose de directions provinciales et de services départementaux. A côté de ces services déconcentrés de l’Etat, il existe des services paraétatiques qui interviennent dans des domaines très variés. Il s’agit de l’ONATEL, l’ONEA, la SONABEL, la SONAPOST et l’Agence régionale du Fonds Permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) du Nord. Le FPDCT est un partenaire stratégique pour les collectivités territoriales dans les domaines de compétences qui leurs ont été transférées par l’Etat.

Les principales difficultés qui entravent la bonne exécution des missions des services déconcentrés de la région du Nord sont la vétusté et l’insuffisance des locaux (bureaux et logements) surtout dans les provinces et départements (le Haut-Commissariat de Yatenga ne dispose pas de bâtiment adapté et de logements) ;l’insuffisance de moyens roulant (véhicules, moto) pour les sorties dans les provinces, départements et villages ;la lenteur dans la procédure de mise en place des crédits délégués, toute chose qui ne permet pas une exécution efficace des activités et la politisation très poussée dans la région qui ne permet pas à l’administration d’agir dans la neutralité.

Acteurs de la coopération décentralisée

 Au Burkina Faso, le jumelage-coopération est la forme la plus connue dans le cadre de la coopération décentralisée. Le Conseil régional du Nord, collectivité territoriale de création récente, a développé plusieurs partenariats sous la forme de convention de partenariat avec d’autres collectivités et des Organisations à travers le monde. Ce sont :

  • l’Association Internationale des Régions Francophones (AIRF) qui a contribué au développement des capacités des élus et des administratifs à travers des formations. Des élus et des agents ont bénéficié de ces formations qui se sont déroulées pour la plupart à l’étranger. L’AIRF est l’initiatrice du programme « Bourses Désir d’Entreprendre» pour offrir des opportunités d’emplois aux jeunes et aux femmes de la région du Nord. 
  • la Région de Kaolack au Sénégal ;
  • la Région Poitou-Charentes en France qui a déjà fait un don de 18 ordinateurs au conseil régional du Nord ;
  • le Réseau des Régions pour le Développement Durable (nrg4SD),
  • l’Organisation des Régions Unies du Forum Global des Associations de Régions (ORU / FOGAR),
  • le R20 pour l’Action Climatique (Régions of Climat Action) : Des partenariats solides ont été développés avec ces différents réseaux pour des projets envisagés dans le futur.
  • l’Association des Régions du Burkina (ARBF) ;
  • le Bureau de la Coopération Suisse qui a permis la mise en œuvre d’un programme d’Appui à la gestion des collectivités territoriales 2011-2013 dans deux volets : volet amélioration de la gouvernance dans la gestion de la collectivité territoriale et le renforcement des capacités techniques ; et le volet autonomie financière et la structuration d’espaces économiques régionaux.
  • deux régions italiennes.

En plus de cela, il est important de rappeler que la province du Yatenga, à travers la ville de Ouahigouya développe, depuis plusieurs décennies, des rapports de coopération décentralisée avec certaines villes. Il s’agit de villes française, italienne et allemande, mais aussi avec des villes africaines, et même nationales.

Les principaux partenaires de la commune de Ouahigouya dans le cadre du jumelage et de la coopération décentralisée sont : le Jumelage coopération Nord-Sud avec les villes de Vence (France) et Lahnstaen (Allemagne) ; la Coopération décentralisée Nord-Sud avec la ville de Chambéry (France) ; la Coopération décentralisée Nord-Sud avec la Coordination des Communes pour la paix, CoCoPa (Italie) ; le Jumelage Sud-Sud avec les villes de Mopti (Mali), de Wa (Ghana), de Banfora et Pouytenga (Burkina Faso) ; Le jumelage triangulaire Ouahigouya-Vence-Lahnstein.

Le jumelage entre la ville de Ouahigouya et les villes de Lahnstein (en Allemagne) et Vence (en France) est une coopération triangulaire qui date de plus d’une trentaine d’années. Démarrées en 1991, les relations de coopération entre les villes de Ouahigouya et de Chambéry sont riches de plus de vingt cinq (25) années d’histoire.

Dans la province du Zondoma, le jumélage est encore embryonnaire. Il existe un jumelage entre lescommunes de Gourcy et de Lèba avec avec la ville d’Olonne sur Mer en France.Par ailleirs, la commune de Gourcy entretient d’autres relations de jumelage-coopérationavec deux villages de la Suisse (Bougounaam à Cugy et Bassi àCéligni). Dans la province du Passoré, la commune urbaine de Yako entretien un jumelage-coopération avec la ville de Coumeuve en France dans les domaines socioéconomiques (réalisation d’infrastructures). L’élargissement prochain de ces jumelages coopération au Conseil régional permettra une mutualisation des moyens pour atteindre un développement harmonieux et intégré de l’ensemble de la région du Nord.

Au titre de la coopération intercommunale, il convient de signaler une expérience d’intercommunalité et région qui a eu lieu en juillet 2017 par la signature d’une convention d’entente entre les communes de Leba, Ouahigouya, Titao, Tangaye, Arbollé, et le Conseil Régional du Nord. En effet les collectivités ci-dessus citées ont décidé de mettre leurs forces en commun à travers la création d’un consortium dénommé « Entente » pour tirer les meilleurs profits possibles des partenariats. Cette entente a eu le soutien du Programme d’Appui à la Décentralisation et à la Participation Citoyenne financé par la Coopération Suissequi dans sa stratégie d’intervention met l’accent sur la responsabilisation des collectivités territoriales dans la conduite des actions de développement.

ONG, Projets et programmes de développement et Associations et Groupements

 La région du Nord compte de nombreuses ONG et associations qui sont des cadres de développement et de mise en œuvre des stratégies de développement des localités de la région.

ONG, Projets et programmes de développement

 La région du compte de nombreuses ONG, Projets programmes de développement. Les plus important ayant zone d’intervention qui couvre l’ensemble de la région sont au nombre de vingt six (26). Une actualisation des partenaires de la région s’impose à partir de la première année d’exécution du plan dans la perspective d’une meilleure organisation de leurs interventions sur le terrain.

Association et groupements

Dans la région du Nord il est dénombré 172 associations, groupements et fédérations. Ce nombre représente à souhait la réalité au regard de la dynamique observée dans les différentes localités de la région. La grande majorité de ces organisations est située dans la commune de Ouahigouya, soit 57%. Les associations et groupements interviennent dans plusieurs domaines à la fois sont au nombre de dix sept (17).

 Il convient de relever l’existence dans la région du Nord de la chambre régionale d’agriculture (CRA) et de la Chambre Régional de Commerce et d’industrie, la maison de l’entreprise et bien autres organisations et structures professionnelles de soutien aux acteurs.

Pour les ONG, projets et programmes et associations, les principales difficultés qui entravent la bonne exécution de leurs actions sur le terrain sont la faiblesse de la concertation entre les acteurs au développement, la disparité dans les conditions d’exécutions de certaines actions de développement sur le terrain, l'insuffisante harmonisation et concertation des ONG, Projets et Programmes pour leurs interventions sur le terrain, les difficultés de capitalisation et valorisation des actions de développement, la faible capacité des entreprises à exécuter à bons termes certains travaux de construction, la politisation de la vie des organisations locales de développement et la faiblesse des compétences des ressources humaines dans les collectivités territoriales.

 Organisations de la société civile (OSC) dans la région

La société civile est selon Hegel cette partie de la société qui est différente de la société politique et constitue son contre pouvoir. Au Nord, en plus des associations et ONG, on dénombre au sein de la société civile des organisations syndicales et celles orientées vers la défense des droits humains et la lutte contre la vie chère.Ainsi, les principales sont le Mouvement Burkinabè des droits de l’ Hommes et des Peuples (MBDHP), les centrales syndicales (CGT/B-CSB-FO/UNSL-USTB) et les syndicats autonomes (SATEB, SNEAB-SYNATEB-SYNTAS-SYNAJEFP-SYNAPGER-SYNATEL-SATB-SNESS-SYNAFI-SYNATRA/CTB-SYNAPOST) etles Mouvements et associations de jeunesse (ODJ-SOCIAL/ALERT-CROSC/Nord) et de commerçants.

Il convient de signaler que ces organisations syndicales et mouvements et associations se sont regroupés au sein de la coalition régionale de lutte contre la vie chère (CCVC/Nord). La CCVC mène des activités de sensibilisation, d’interpellation et de revendication. Dans ce sens, elle a adopté une plate forme minimale d’actions prioritaires sur trois volets : santé et assainissement,social, infrastructurel et économique et enfin sécurité. Ces initiatives de concertation ou d’échange entre les différentes associations permettent une synergie d’action de la société civile dans la conduite d’activités communes et facilitent le dialogue social nécessaire à la bonne gouvernance.

Les principales difficultés rencontrées par les organisations de la société civile sont relatives au manque de moyens financiers pour la conduite de leurs activités (pas de subventions aux OSC) et au manque de visibilité de leurs actions du fait des coûts très élevés de la couverture médiatique.

Les principales préoccupations en matière de développement soulevées par les organisations de la société civile sont les suivantes :l’érection de l’ancien site du CHR en CMA pour augmenter l’offre de santé dans la région, la construction de voiries et de caniveaux dans les principales villes de la région, le désenclavement interne et externe de la région, la construction et équipement des infrastructures éducatives complémentaires et économiques, la fourniture permanente de l’eau et de l’électricité, l’implication des autorités pour le respect des cahiers de charge des sociétés minières et mise en œuvre de la responsabilité sociale des entreprises minières dans la région, le renforcement de la sensibilisation contre le phénomène des enfants « talibés » dans la région et enfin la prise de mesures en vue d’assurer la sécurité des populations.

Autorités coutumières et religieuses et les personnes ressources

 Arrière garde des valeurs morales cardinales de la société, les coutumiers et les religieux sont représentés dans les plus importantes instances de décision et constituent de manière incontournable des personnes ressources qui occupent une place très primordiale dans vie sociale et économique de la région du Nord. Leur présence effective (Sa mesjesté le Naba Kiba de Ouahigouya, Monseigneur Justin KIENTEGA, Evèque de Ouahigouya ; Pasteur Jean OUEDRAOGO, Eglise centrale Protestante, Monsieur HamadoTRAORE, Imam de la mosquée de Ouahigouya) ou à travers des représentants aux différentes rencontres afférentes au développement régional le démontre amplement.

Elles sont très organisées et bien structurées, ce qui facilite leur prise en compte par les acteurs de développement ou développement elles-mêmes des initiatives de résorption des préoccupations majeures des populations, à travers les structures crées qui sont des acteurs de développement. D’ailleurs, les structures créées qui sont soit des ONG religieuses comme REMAR,la Mission Catholique, l’OCADES (Ouahigouya), AEAD (Zondoma), CREDO au Lorum ou soit des médias audiovisuels (Radio Evangile Développement,Radio Notre Dame du Sahel, Radio Solidarité et Radio Natigmzanga), etc. montrent combien leurs structures sont des acteurs sensibles aux préoccupations des populations.

Pour les autorités coutumières et religieuses et les autres personnes ressources rencontrées le Gouverneur de la région, les Hauts Commissaires des provinces et les députés de la région du Nord, les préoccupations majeures sont tournées vers la lutte contre la pauvreté par le renforcement de la formation professionnelle aux métiers du terroir et la création des opportunités et des unités économiques d’une part et la promotion de la paix, du civisme et de la lutte contre le radicalisme, d’autre part.