La Boucle du Mouhoun

Potentialités

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lundi, 30 décembre 2019 15:41

Les enjeux de développement

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Les enjeux du développement de la région

Les enjeux de développement durable de la région résident dans le renforcement des infrastructures sociales, le développement du secteur de production à travers l’amélioration de la production agro-sylvo-pastorale, de la promotion des activités touristiques, culturelles et artistiques soutenues par des infrastructures de transformation, du commerce, du désenclavement, et par le renforcement des capacités et de la bonne gouvernance.

Secteur de production

La région est reconnue pour ses potentialités agro-sylvo-pastorales. Le soutien aux secteurs de production aura pour but de contribuer au renforcement de l’accroissement de la productivité et de la compétitivité des filières identifiées comme porteuses sur le marché afin d’améliorer leurs performances économiques et commerciales à travers une liaison production-marché. Pour y arriver, il faut prendre en compte la formation et le perfectionnement dans la production et la transformation, la création de cadres de promotion des produits et la promotion de l’élevage intensif.

 L’enjeu majeur ici est de faire la promotion d’une gestion et d’une exploitation rationnelles des ressources naturelles par d’une part, la sensibilisation des populations, et d’autre part par l’élaboration et  la mise en œuvre d’un plan d’aménagement et de gestion des ressources naturelles qui intègre les mesures d’adaptation des populations aux changements climatiques..

 Dans l’optique de permettre une production en croissance continue, il sied de faire de la sécurité foncière une réalité dans la Boucle du Mouhoun.


 Promotion des filières porteuses et PME/PMI


Le commerce occupe une place importante dans la vie des populations de la région. C’est une activité essentiellement basée sur le commerce des produits agricoles en raison de la position de « grenier du Burkina » de cette région. L’étendue du territoire fait qu’il y a une sorte de spécialisation entre différentes provinces. On note par exemple l’existence de semaines commerciales (foire du fonio, de l’oignon, etc.). Ces produits sont commercialisés à l’état frais sans aucune transformation. Or, la transformation donnerait plus de valeur ajouté, et permettrait ainsi aux producteurs de bénéficier plus de leurs activités.

L’enjeu ici est de permettre aux producteurs de bénéficier des fruits de leur labeur, en ciblant d’autres filières porteuses et de faire leur promotion.


LE COMMERCE


En la matière, la région de la Boucle du Mouhoun de par sa position « grenier du Burkina», dispose d’un potentiel axé sur les produits agricoles. Le commerce de céréales est l’activité principale de nombreux actifs surtout en saison sèche.

Ce commerce occupe une place de choix aussi bien au niveau des marchés centraux que frontaliers. En terme de commerce général, l’activité est essentiellement basée sur l’importation des produits manufacturés etc. et ce grâce à l’’appui des établissements financiers existant dans la région (BIB, BICIA/B, BACB, la SBE, CVECA, Caisses populaires). Dans la région existe quelques grandes maisons de commerce spécialisées dans la vente à crédit et de gros matériel. Il s’’agit de Burkina Moto et SOBECA pour les cycles et cyclomoteurs, la SBE pour le matériel électroménager, les meubles etappareils audio et vidéo.nChaque chef lieu de province abrite un marché central autour duquel s’organisent des échanges avec l’’hinterland. Les produits qui font l’objet d’échange sont généralement des produits manufacturés des industries nationales et des pays voisins (quincaillerie, alimentation, épicerie, articles vestimentaires, pièces détachées de cycles et cyclomoteurs, etc...).En sus des marchés ci-dessus cités, il existe des marchés frontaliers qui enregistrent des flux d’échanges relativement importants (Djibasso Fara, Di, Néhourou, , Tansila).


LES SOLS


Au niveau des sols, on distingue 04 types dans la région

les sols minéraux bruts associés aux sols peu évolués: leur intérêt agronomique est faible ou nul. Ce sont essentiellement des sols réservés au pâturage; les vertisols et les sols bruns eutrophes: ce sont des sols à valeur agronomique forte et moyenne, aptes à l’ensemble des cultures pratiquées dans la région. Ces sols sont peu exigeants et se prêtent facilement aux actions d’amélioration; les sols ferrugineux tropicaux: ils ont une valeur agronomique médiocre et supportent les cultures vivrières peu exigeantes comme le fonio et le petit mil; les sols hydromorphes : ils sont localisés dans les bas-fonds et les zones d’’inondation des cours d'eau. Ce sont des sols lourds, difficiles à travailler mais à haute valeur agronomique. Ils constituent d’excellentes terres de maraîchage.


FAUNE ET VEGETATION


Sur le plan des formations végétales, la Boucle du Mouhoun enregistre des nuances du nord au sud.

En effet, au nord dans le secteur sud-sahélien, la végétation évolue de la steppe arbustive à la steppe arborée et au sud, à la savane. Au centre dans le secteur nord soudanien, dominent les savanes arbustives et arborée, les formations mixtes des vallées associées aux cultures. Enfin, au Sud dans le secteur sud-soudanien, s’étend la savane arborée à boisée avec des forêts galeries le long des cours d’eau. Ces formations végétales servent de gîte à une faune assez riche et variée. Elle est constituée en grande partie de petits gibiers (lièvres, antilopes de petite taille, rats, écureuils, tourterelles...). Le gros gibier rencontré est formé essentiellement de quelques troupeaux d’hippopotames, de buffles, d’éléphants (espèce intégralement protégée), de phacochères, d’hyènes, de lions et de panthère.


LES MINES


La région de la Boucle du Mouhoun abrite l’un des sites miniers le plus important du Burkina Faso. Il s’agit de la mine d’or de Poura, d’exploitation industrielle.

Les réserves de ce site sont estimées à 1600 000 t à 10,8g/t. En plus de ce gisement minier, de nombreux indices miniers sont signalés dans la région notamment le site d’or de MAN FOBIRI dont les reserves sont estimées à 100t. D’autres indices miniers sont relatifs: au diamant dans le bassin versant du Mouhoun, au plomb (indice de plomb de Gan) au Nord-Est de Touganla province du Sourou à l’aluminium (bauxite) dans la province des Balé (indice de Fara: 300 000 tonnes) et à la tourbe dans la vallée du fleuve Sourou. Mais tous ces indices n’ont pas toujours fait l’objet d’études approfondies. En attendant, plusieurs sites d’orpaillage sont exploités par les artisans miniers dans des conditions pénibles. Il faut signaler qu’une partie des taxes d’orpaillage récupérées sur les sites est reversée aux provinces hôtes.


 

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