Les Cascades

Potentialités

Potentialités (1)

mercredi, 08 janvier 2020 10:50

Commerce

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Située au cœur de la zone triangulaire et partageant près de 300 km de frontières avec le Mali et la Côte d’Ivoire et délimitée par les villes de l’Union Transfrontalière des Collectivités Territoriales de l’Espace Sikasso, Korhogo, Bobo-Dioulasso (UTCTE-SKBo), la région des Cascades occupe une position géostratégique et de prestige  et joue un rôle de carrefour transfrontalier régional sur le plan commercial. 

Aussi, sa situation d’environ 700 km du port autonome d’Abidjan auquel elle est reliée par deux importants axes de communication qu’est le chemin de fer et la route nationale n°7(RN7), lui a permis d’occuper une place de choix aux échanges transfrontaliers et à l’accès maritime.

En outre, la proximité de Banfora avec l’important pôle économique qu’est BoboDioulasso constitue aussi des avantages certains. Enfin, on note la présence de marchés d’importance (Banfora, Madiasso, Niangoloko, Ouéléni, Baguéra), une diversité des produits échangés sur les marchés, la présence d’agences bancaires, l’existence des commerçants s’approvisionnant dans la région tels que le reste du Burkina Faso, le Ghana, la Coté d’Ivoire, le Mali et le Niger.


CULTURE


La région  des Cascades regorge d’un certain nombre d’atouts au plan culturel à savoir un patrimoine culturel relativement préservé (savoir-faire, traditions et sites), des potentialités économiques importantes, des filières de culture pour la création d’emplois et de revenus, de l’existence d’infrastructures de base (espace de formation, de création/ production de diffusion), de l’existence de nombreuses manifestations culturelles locales, nationales et internationales, de l’existence de dispositifs de soutien aux initiatives et d’aide à la création et à la promotion artistique (MCAT, FDCT, BBDA) et une expérience avérée des acteurs culturels. 

 

La région dispose de plusieurs espaces culturels. En effet, on récence 12 maisons des jeunes et de la culture dont 3 fonctionnelles, le centre culturel Bamadou Sanogo, l’esplanade de la mairie, l’espace de la LONAB, les CELPAC de Banfora et de Niangoloko, les salles de ciné non fonctionnelles (Paysan noir et Nerigaba), la salle de spectacle de Soubakaniédougou, etc. A cela s’ajoute la présence d’environ neuf (9) troupes culturelles (danse, chant, théâtre, etc.) et près de dix

(10) manifestations et activités culturelles autorisées.  

En matière d’atouts, on peut citer :

  • l’existence d’une loi d’orientation de l’éducation qui prend en compte l’éducation artistique et culturelle ;
  • un patrimoine culturel relativement préservé avec une liberté d’expression, de création, de manifestation et entreprise ;
  • l’existence d’un patrimoine culturel riche et varié ;
  • l’existence de sites culturels et de troupes et ensembles artistiques.

INDUSTRIE ET ARTISANAT


L’étude diagnostique a révélé que le secteur industriel se compose principalement d’industries agroalimentaires et d’industrie manufacturière (SNSOSUCO, SOTRIAB, MINOFA et SOFITEX). Aussi, la région dispose d’industries à forte potentialité de mains d’œuvre et de petites unités de transformations (unités de transformation de produits agroalimentaires de l’Association WOUOL, Bomba Techno, SANLE séchage, etc.).

Toutes ces unités permettent à la région de se hisser parmi les cinq (05) premières régions industrielles du pays. 

Quant à l’artisanat, il occupe une grande partie de la population et se présente comme la solution pour lutter contre la pauvreté du fait de la simplicité des moyens techniques et financiers qu’il demande. L’existence des fonds nationaux de crédits et de subvention (FASI, FAPE, FAIJ, FAFPA) ainsi que du fonds de garantie des industries culturelles (FGIC) constituent des opportunités à saisir pour le développement de ce sous-secteur.

D’énormes potentialités et atouts existent dans le secteur de l’industrie et de l’artisanat. On peut citer entre autres :

  • l’intégration régionale et un climat des affaires en constante amélioration ;
  • des acquis d’organisation de certaines filières (coton, karité, mangue etc.). ü l’existence d’unités industrielles ;
  • l’existence de produits locaux de transformation (agricole, pastorale et sylvicole) ;
  • l’existence de main d’œuvre locale moins chère ;
  • l’existence d’opérateurs privés et de partenaires techniques et financiers ;
  • la diversité de produits et de matières premières ;
  • l’existence d’organisations artisanales et de savoir-faire local ; ü l’existence de marché local et de structures d’appui.

ENERGIE


Au 31 décembre 2017, quatorze (14) des dix-sept (17) communes de la région sont électrifiées. Le réseau électrique de Sindou et de Douna est exploité par la coopérative d’électricité (COOPEL).

En outre, l’énergie solaire se développe de plus en plus. Beaucoup d’habitants se sont procuré des plaques solaires pour l’éclairage ou pour mener de petites activités économiques (charge de téléphones portables, de batterie, sonorisation…). Toutefois, le bois de chauffe demeure la principale source d’énergie dans les ménages. Il fait l’objet d’un commerce en direction des villes comme Banfora, Niangoloko et Bobo-Dioulasso. 


TRANSPORT ET COMMUNICATION


Infrastructures routières et de transport

La région des Cascades est non seulement proche de la capitale économique Bobo-Dioulasso mais aussi, son chef-lieu (Banfora) est situé sur une route nationale bitumée (RN7) et doublé par la voie ferrée en provenance de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Les besoins de désenclavement concernent surtout les routes départementales et autres pistes à l’intérieur de la région.


TOURISME


Le potentiel touristique de la région est réel avec une soixantaine de sites et attraits touristiques dont les plus visités sont les cascades de Karfiguéla, les Pics de Sindou, le Lac de Tengréla. On distingue également des sites historiques tels que le village troglodyte de Niansogoni, les falaises de Bérégadougou. Des études sont en cours pour la reconnaissance de ce dernier en tant que patrimoine mondial de l’humanité. 

Les établissements touristiques d’hébergement sont assez développés dans la région. Au nombre d’une quarantaine avec une capacité totale d'accueil de 592 chambres et de 627 lits, ils ont généré en 2015, une recette de 1 030 819 325 de FCFA. La région dispose également de sept(7) restaurants de tourisme dont six(6) à Banfora (CALYPSO, Restaurant Buvette Munyu, Biala, Canaan, Restaurant la SONAPOST, Restaurant Tropicana) et un(1) à Sindou (Club Léraba).

Le secteur du tourisme bénéficie de conditions climatiques favorables. Les paysages sont variés et de grandes qualités avec une végétation abondante et «  exotique », de nombreux points d’eau, une faune et une flore abondantes, un relief accidenté, de nombreuses curiosités naturelles (cascades, falaises, plans d’eau, forêts classées).

Aussi, dans le cadre du développent de l’économie du tourisme à travers l’intercommunalité, une étude est en cours de finalisation pour l’élaboration d’un circuit touristique intercommunal géré par une communauté de communes et regroupant les communes de Banfora, Bérégadougou, Douna, Niangoloko, Sindou, Soubakaniédougou et Wolokonto. Cette étude, soutenue par le PRGLA, permettra de mettre en place un circuit touristique viable, attractif et compétitif dans la région des Cascades.

Au titre des atouts et des potentialités, on note :

  • l’existence d’importants sites touristiques (les cascades de Karfiguéla, les dômes de Fabédougou, les forêts classées de Dida, de Boulon et de Koflandé, la réserve partielle de faune de la Comoé-Léraba, les champs de canne à sucre et les installations d’exploitation sucrière de la SOSUCO, les excavations de Tiékouna, le lac aux hippopotames de Tingréla, Les falaises de Banfora et de Bérégadougou, les peuplements de rôniers, les Pics de Sindou, les villages troglodytes de Néguéni, le Mont Ténakourou ;
  • la notoriété de la région en matière de tourisme ;
  • l’existence des forêts classées et réserves fauniques ;
  • l’existence d’infrastructures d’accueil ;
  • l’existence de marché extérieur à la région ;
  • l’existence d’une politique nationale du tourisme.

La valorisation cohérente de ce potentiel touristique permettra de faire de la région des Cascades un pôle touristique national de premier rang.


TRANSPORT ET COMMUNICATION

Infrastructures routières et de transport

La région des Cascades est non seulement proche de la capitale économique Bobo-Dioulasso mais aussi, son chef-lieu (Banfora) est situé sur une route nationale bitumée (RN7) et doublé par la voie ferrée en provenance de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Les besoins de désenclavement concernent surtout les routes départementales et autres pistes à l’intérieur de la région.

Quant au réseau routier régional, il est estimé à 1666,894 km. Les routes bitumées dont la majorité se trouve dans la province de la Comoé (80,68%) représentent 8,01% du réseau routier tandis que les routes en terre et les pistes rurales en représentent respectivement 47,56% et 44,43%. La densité moyenne du réseau routier régional est de 0,090 km de routes et de pistes en lien avec la superficie de la région.

 Technologie de l’information et de la communication

La téléphonie mobile s’est particulièrement développée ces dernières années. Elle est représentée par ONATEL-SA, ORANGE et TELECEL et couvre la quasitotalité de la région. Le téléphone fixe continue d’exister mais vient très loin derrière le téléphone mobile. La quasi-totalité des couches sociales (femmes, jeunes et même les enfants) utilisent le téléphone mobile. 

La région des Cascades dispose de six (6) radios locales dont quatre (4) localisées à Banfora et deux (2) à Niangoloko. Elle recevait aussi les émissions de la Radiotélévision du Burkina (RTB) qui avait été déconcentrée à travers la RTB 2 mais cette chaine de télévision a fermé ses portes pour des raisons budgétaires. En outre, la région a accès à la couverture radio-télévisuelle des chaînes privées nationales et internationales à travers le satellite. 


 La Pêche


Bien que peu développée dans la région, la pêche est pratiquée au niveau des principaux cours d’eau que sont la Comoé et la Léraba d’une part et au niveau des plans d’eau tels que les lacs, les barrages et les retenues d’eau (lac de Tengrela, la mare de Lemouroudougou, les barrages de Tiéfora, Moussodougou, Lobi et de Douna) d’autre part. Les principales espèces rencontrées dans les plans d’eau sont les sardines, les silures, le capitaine, les carpes, les anguilles et le poisson chien.

On note l’existence de deux (2) concessions de pêche à savoir : Moussodougou dans la Comoé et Léraba dans la Léraba administrées par une dizaine de groupements de pêcheurs dont les membres varient entre 12 à 25 personnes. 

Aussi, selon une enquête réalisée en 2012 par la Direction Générale des Ressources Halieutiques (DGRH), 293 ménages pratiquent au moins une activité de pêche et 114 ménages sont impliqués dans la transformation ou le commerce du poisson dans la région des cascades.   

Les données statistiques de la pêche collectées dans la région eu égard à la production régionale est estimée à 11 550 kg de poissons en 2016 contre 23 043 kg en 2015. Selon la Direction régionale en charge de l’environnement, des données statistiques indicatives donnent 187 tonnes en 2007 et 217 tonnes en 2014.

Des conditions favorables au développement du sous-secteur de la pêche sont nombreuses. En effet, la présence de sources d’eau, l’existence des plans d’eau permanents et des espèces halieutiques constituent autant d’opportunités pour le développement de la pêche dans la région des Cascades.

Bien que peu développée dans la région, la pêche est pratiquée au niveau des principaux cours d’eau que sont la Comoé et la Léraba d’une part et au niveau des plans d’eau tels que les lacs, les barrages et les retenues d’eau (lac de Tengrela, la mare de Lemouroudougou, les barrages de Tiéfora, Moussodougou, Lobi et de Douna) d’autre part. Les principales espèces rencontrées dans les plans d’eau sont les sardines, les silures, le capitaine, les carpes, les anguilles et le poisson chien.

On note l’existence de deux (2) concessions de pêche à savoir : Moussodougou dans la Comoé et Léraba dans la Léraba administrées par une dizaine de groupements de pêcheurs dont les membres varient entre 12 à 25 personnes. 

Aussi, selon une enquête réalisée en 2012 par la Direction Générale des Ressources Halieutiques (DGRH), 293 ménages pratiquent au moins une activité de pêche et 114 ménages sont impliqués dans la transformation ou le commerce du poisson dans la région des cascades.    

Les données statistiques de la pêche collectées dans la région eu égard à la production régionale est estimée à 11 550 kg de poissons en 2016 contre 23 043 kg en 2015. Selon la Direction régionale en charge de l’environnement, des données statistiques indicatives donnent 187 tonnes en 2007 et 217 tonnes en 2014.

Des conditions favorables au développement du sous-secteur de la pêche sont nombreuses. En effet, la présence de sources d’eau, l’existence des plans d’eau permanents et des espèces halieutiques constituent autant d’opportunités pour le développement de la pêche dans la région des Cascades.


LA FORESTERIE


La région des Cascades de par sa position géographique dans la zone climatique Sud soudanien bénéficie d’un couvert forestier appréciable. En effet, la région dispose de 14 forêts classées dont 4 forêts sont transformées en réserve partielle de faune à savoir la réserve partielle de faune de la Comoé/Léraba regroupant les forêts de Logoniégué et de Diéfoula couvrant une superficie de 124 510 ha concédée à l’AGEREF/CL.

Deux (2)  autres à savoir les forêts de Boulon et Koflandé couvrant 42 000 ha, sont en voies de transformation en réserve partielle de faune. La région est classée première en termes de diversité biologique selon l’inventaire forestier national 2 (IFN2, 2013).

Le bois et le charbon de bois constituent les principales sources d’énergie pour les populations de la région et procurent des revenus aux producteurs. En termes de productions de produits forestiers ligneux en 2015, les quantités s’élèvent à 40 529,5 stères pour le bois de chauffe et 140 462 quintaux pour le charbon de bois.

En ce qui concerne la production des produits forestiers non ligneux dans la région en 2015, les quantités produites s’élèvent à 104 500 kg pour l’amande de karité, 29 475 kg de beurre de karité, 17 430 kg de graine de néré, 30 000 litres de bandji et 4780 litres de miel filtré.


 L'ELEVAGE


L’état des lieux révélé par le diagnostic régional donne les résultats consignés dans le tableau suivant, en termes de statistiques de production.

Effectif des principales espèces du cheptel de la région en 2015 

D’autres statistiques indiquent que la production de viande essentiellement destinée à la consommation locale est en nette progression depuis 2012. En effet, en 2015, 62112 têtes ont été abattues dans la région contre 52955 en 2012. Les produits d’abattage concernent les bovins, les caprins, les ovins et les porcins. Quant à la production de peaux et cuirs destinée à l’exportation et dans une moindre mesure au marché local, elle se situe à 51 999 peaux qui ont été vendues contre 46 714 en 2008. On note également une production de lait qui croit d’année en année. En 2015, par exemple la quantité de lait produite s’élevait à 692 762 litres contre 257 105 litres en 2011. 

Les résultats du diagnostic du sous-secteur de l’élevage ont permis de relever quelques atouts à savoir :

  • une bonne pluviométrie avec une moyenne de 1100 mm de pluies par an au cours des dix dernières années ;
  • l’existence de cours d’eau pour l’abreuvement du bétail et la pisciculture ;
  • une végétation dense avec variété d’espèces fourragères ligneuses et herbacées pour l’alimentation du bétail ;
  • l’existence de personnel d’encadrement qualifié ;
  • un cheptel important et diversifié ;
  • une disponibilité des sous-produits agricoles (SPA) ;
  • une disponibilité des sous-produits agro industriels (SPAI) comme le son et la mélasse ;
  • l’existence de deux zones pastorales d’une superficie de 97 500 ha favorables à une bonne intégration agriculture-élevage ;
  • l’existence d’un marché à bétail ;
  • une organisation des producteurs par filière de production animale (bétailviande, lait, aviculture traditionnelle, aviculture moderne, porcine, apiculture et pisciculture.

L'AGRICULTURE


La région des Cascades est une région à vocation agricole, les atouts dont elle dispose ne sont plus à démontrer. En effet, on dénombre une gamme variée de cultures à savoir le sorgho, le mil, le maïs, le riz et le fonio pour le compte des cultures vivrières ; le niébé, la patate et l’igname en ce qui concerne les autres cultures vivrières ; le coton, l’arachide, le sésame, le souchet pour le compte des cultures de rente ; les choux, les tomates, l’ognon, le piment au titre des cultures maraichères et enfin les cultures fruitières non moins négligeables composé d’anacardes, de mangues, de bananes, de pomme d’acajou, etc.

Le tableau ci-dessous présente la situation des productions céréalières de la région entre 2011 et 2016.

production céréalière des cinq dernières années de la région

La production céréalière est de l’ordre de 214 902 tonnes par an. Les données statistiques montrent que le maïs est la principale spéculation végétale dans la région et joue un rôle important comme potentiel exportable. Il est la base de l’alimentation des populations locales et constitue également pour elles une source de revenus. Il est suivi par le sorgho dont la production durant ces 5 dernières années a connu une fluctuation d’année en année, et ce depuis 2011.

Les superficies emblavées en céréales varient entre 90 000 et 130 000 ha par an. Le maïs et le riz occupent respectivement 72% et 13,86% des superficies emblavées contre 10,94% pour le sorgho et 1,97% pour le mil.

Les rendements du maïs, du riz, du mil et du sorgho connaissent une variation annuelle très sensible. Ainsi, les rendements du mil varient entre 639 à 1573 kg/ha, ceux du sorgho entre 1020 et 1189 kg/ha, le maïs entre 1909 à 2025 kg/ha, le riz 1017 à 1265 kg/ha.

Le sous-secteur de l’agriculture regorge de nombreuses potentialités. En effet, le potentiel en terres de bas–fonds de la région est évalué à 161 318,7 ha (PSSA, 1999). Toutefois, 37 872 ha sont aménageables dont 32 600 ha dans la Comoé et 5 271 ha dans la Léraba. Ce potentiel présente des perspectives intéressantes pour le développement de l’agriculture pluviale et irriguée dans la région à l’horizon 2025. En 2016, le total des superficies aménagées de la région est évalué à 9 311 ha. On note également d’autres atouts qui sont entre autres :

  • une bonne cohabitation agriculteurs-éleveurs avec une tendance à l’intégration agriculture- élevage ;
  • une existence de terres cultivables ;
  • une bonne pluviométrie pour les activités agricoles ;
  • une existence d’expériences en techniques modernes notamment les CES/DRS ;
  • une existence de bras valides ;
  • une présence d’OPA opérant dans plusieurs filières ;
  • une existence de filières porteuses (sésame, mangue, anacarde, maïs, etc.) ;
  • une position frontalière favorable aux échanges ;
  • une arboriculture en plein essor ;
  • une existence d’unités de transformation.

LA FAUNE


La faune de la région est assez riche et variée. On compte près d’une quarantaine d’espèces, mais du fait du braconnage, certaines espèces sont en voie de disparition. Les espèces les plus couramment rencontrées dans la région sont : le phacochère, le céphalophe de grimm, le Guib harnaché, le porc-épic, le rat de gambie, l’aulacode, l’écureuil fouisseur, le lièvre, la mangouste, le babouin, le singe rouge et le singe vert.

Aussi, la région dispose de grands mammifères tels que : les buffles, les éléphants, les hippotragues dans les zones à vocation faunique que sont : la Réserve Partielle de Faune de la Comoé-Léraba et les forêts classées de Boulon/Koflandé. Les hippopotames sont présents dans le barrage de Niofila dans la Léraba et dans le Lac de Tengrela dans la commune de Banfora.

répartition de la faune régionale

La dégradation rapide de la végétation entraine à la fois la raréfaction des aliments et des lieux de refuge pour la faune. Il est donc nécessaire de reconstituer la végétation.

Situation des aires de protection de la faune dans la région

Les aires de faune dans la région ont été pour la plupart créées avant les indépendances à l’exception de la forêt classée et réserve partielle de faune de la Comoé/Léraba transformées en 2001 et qui occupe la plus grande superficie des aires protégées, soit 124 510 ha.


LA VEGETATION


En raison de la forte pluviométrie et de la diversité des sols, la région offre des conditions idéales à la formation d’un couvert végétal très diversifié. En effet, la végétation d’ensemble de la région est essentiellement une végétation de savane comportant tous les sous-types, depuis la savane boisée jusqu’à la savane herbeuse.

On y rencontre en effet les formations végétales suivantes :

-la savane boisée : elle couvre la plupart des plaines, surtout à l’est, au centre et au sud-ouest. La strate se situe entre 5 et 15 m de haut ;
- la savane arborée : elle se situe dans la partie Nord, Nord-Ouest et sur les plateaux gréseux. La strate varie entre 5 et 12 m ;
- la forêt claire : elle se rencontre au sud et au nord-est de la région. La strate se situe entre 15 et 20 m ;
- la forêt galerie : elle s’étend le long des principaux cours d’eau qui parcourent la région. Elle a une strate de 20 à 30 m de haut ;
- le tapis graminéen : il est dense et sa taille varie entre 10 cm à 3 m de haut. En plus de ces différentes espèces, il faut signaler les peuplements de rôniers et les différents vergers de manguiers, d’anacardiers et d’agrumes, plantés et entretenus par les paysans de la région. La région dispose de trois (3) sites Ramsar et treize (13) forêts classées qui permettent la conservation et la protection de la faune et de la flore. Plusieurs forêts classées existent dans les départements de la province de la Comoé. L’objectif visé à travers l’érection de ces forêts classées est la préservation du couvert végétal et de la diversité biologique de la région.

 Répartition taxonomique de la flore régionale


La flore régionale est dominée par les ligneux avec 301 espèces recensées. Les données pour les autres classes restent indisponibles. La végétation se dégrade rapidement du fait essentiellement du surpâturage, de la coupe abusive du bois, des feux de brousse et des effets du changement climatique. Plusieurs espèces végétales sont toutefois protégées : il s’agit entre autres du karité (Vitellaria paradoxa), du néré (Parkia biglobosa), du tamarinier (Tamarindus indica), du baobab (Adansonia digitata), de l’Acacia senegal, etc.

On recense également 79 espaces de conservation dans la région constitués de forêts villageoises, communales, bois sacrés etc.


LES SOLS


Les ressources en sols peuvent être classées en cinq (05) catégories :

- La catégorie I correspond aux zones d'affleurements cuirassés et des zones d'affleurements de granite. Cette catégorie est très importante dans les départements de Sidéradougou, Moussodougou, Ouo et Kankalaba. Ces sols sont inaptes aux cultures pluviales et à la sylviculture ;

- La catégorie II renferme les sols ferrugineux tropicaux lessivés, indurés, peu profonds et à inclusions gravillonnaires. Elle correspond à des terres marginalement ou moyennement aptes aux cultures pluviales;

- La catégorie III est constituée des sols ferrugineux tropicaux lessivés modaux, des sols ferrugineux tropicaux lessivés indurés à concrétions et des sols profonds;

- La catégorie IV regroupe les meilleurs sols de la province de la Comoé et couvre une superficie de 42 500 ha;

- La catégorie V enfin est marquée par des caractères d'hydromorphie. Elle se situe dans les zones longeant les cours d'eau et sur les parties inférieures du glacis.

La carte ci-dessous présente la répartition géographique des sols.

Types des sols de la région des Cascades

 

 Types de sols dans la région et leur superficie en ha

Les sols de la région sont très diversifiés et aptes à un grand éventail de spéculations : cultures céréalières, arboriculture, maraîchage, culture du riz pluvial et irrigué, etc. La problématique qui se pose est relative à la baisse continue de la fertilité, à la pauvreté en matière organique et à l’altération continue causées par l’érosion. De ce fait, il faut promouvoir les activités de maintien de la fertilité (apport de matière organique et autres éléments fertilisants, technique de travail du sol et systèmes de cultures appropriés, etc.). Tenant compte de la croissance relativement forte de la population, il est impératif de prendre des mesures pour éviter que la terre jadis nourricière ne devienne improductive pour rendre les conditions de vie encore plus difficiles. Il est plus facile de conserver les ressources en terres que de les restaurer.


 

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