Le Centre-Est

Potentialités

Potentialités (2)

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Au niveau du secteur des transformations industrielles et artisanales, il ressort comme atouts, l’abondance des produits locaux de transformation inhérente au développement du secteur primaire (agro-sylvo-pastoral), la présence d’une main d’œuvre locale abondance et moins chère. Aussi, il existe dans l’artisanat régional, un savoir-faire local, de même que des organisations artisanales constituées de certains corps de métiers (maroquinerie…). L’activité se modernise du fait de l’existence d’un marché local et l’appui de certaines structures telles que l’Organisation catholique pour le développement et la solidarité (OCADES).

 


Industrie


Le secteur industriel est presque inexistant dans la région. On peut cependant citer la présence de cinq  (5) boulangeries modernes dont trois (3) au Boulgou et deux (2) au Kourittenga. Il existe également quatre (4) mini-laiteries à Bittou, Garango, Ouargaye et Pouytenga. D’autres petites unités de transformation agro-alimentaire existent dans la région


 Mines


En dehors de la mine d’exploitation aurifère de Youga dans la province du Boulgou, l’industrie minière est embryonnaire dans la région qui dispose d’un sous-sol assez riche.

On note une dizaine de sites d’orpaillage d’exploitation artisanale situés pour la plupart en zone rurale. Certaines croyances et pratiques observées sur les sites d’orpaillage sont de nature à favoriser la propagation des maladies telles le VIH/SIDA et les IST. Il y a aussi le fait que les jeunes y sont exposés à la consommation de stupéfiants. De même, l’usage incontrôlé des produits prohibés a un impact sur la santé des populations et contribue à la dégradation de l’environnement.


Artisanat


On rencontre au Centre-Est, les trois (3) types d’artisanat que sont l’artisanat d’art, l’artisanat utilitaire et l’artisanat de service.

Dans l’artisanat d’art, l’on retrouve les activités de vannerie, de maroquinerie, de poterie, de forge et de bijouterie. Pour le compte de la bijouterie, on compte trente (30) artisans qui évoluent de façon solitaire. La formation de plus de 100 artisans dans le domaine de la maroquinerie au Centre Ivy Caltaux qui a existé de 1966 à 1985 a laissé peu de retombées pour la région. La forge et la poterie toujours liées à des familles demeurent encore non professionnalisées. Le développement non satisfaisant de l’artisanat d’art s’expliquerait surtout par un faible professionnalisme et organisation des acteurs. La sculpture sur granit et la production de pierres taillées qui mobilisent beaucoup de jeunes et dont les produits sont vendus au niveau national et international suscitent beaucoup d’espoirs.

En artisanat utilitaire, les activités concernent essentiellement la cordonnerie, le forgeage, la menuiserie bois et la menuiserie métallique.

Dans le domaine de l’artisanat de service, on rencontre la maçonnerie, la mécanique deux (2) et quatre (4) roues, la couture, la coiffure, la restauration et la transformation des produits agro-alimentaires, etc. Ce type d’artisanat, très diversifié, porte sur la mécanique des cycles, la confection de vêtements, la coiffure et la transformation des produits végétaux dont les plus importants sont la production du beurre de karité, du tourteau et de l’huile d’arachide, du bissap des sirops, des granulés de bouillie et du soumbala.

Dans la région du Centre-Est, en plus de l’Association provinciale des artisans et des groupements d'artisans nong-taaba du Boulgou (APAGANB) basée à Tenkodogo qui regroupe plusieurs corps de métiers, il existe des centres qui forment les handicapés physiques à la maroquinerie. On y produit des sacs à mains et de voyage, des ceintures et des chaussures.

Si les centres en ville permettent d’encadrer les artisans urbains, ceux du milieu rural  conduisent leurs activités sans appui.

Bien que contribuant faiblement à la création de richesse, les trois (3) types d’artisanat restent à moyen et long termes, un créneau porteur pour la création d’emplois et la génération des revenus. Il reste un secteur à fortes potentialités parce qu’il exploite en grande partie des matières premières que sont les productions végétales et animales.

Les principales contraintes identifiées par les artisans vont de la faible organisation des acteurs à l’accès et à la gestion des crédits en passant par l’insuffisance d’encadrement technique et surtout la non maîtrise du circuit de commercialisation.


Energie


Au niveau du réseau électrique, on note la couverture du réseau électrique de quarante-sept (47) localités de la région en 2013. On note également la présence de trois (03) sources d’électricité à Bagré, à Gounghin et à Koupéla.

L’offre d’énergie s’est accrue par la présence de cinquante-trois (53) plateformes multifonctionnelles dont trente-neuf (39) fonctionnelles. La répartition géographique des ces plateformes fait ressortir la présence de dix-huit (18) au Koulpélogo, seize (16) au Boulgou et cinq (5) au Kourittenga.

 

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vendredi, 27 décembre 2019 16:49

Les atouts du milieu physique et naturel de la région

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Les atouts du milieu physique et naturel de la région

 

La première richesse de la région est la disponibilité relative des ressources en eau. La pluviométrie est assez bonne (700-800 mm/an). On rencontre d’importants cours d’eau susceptibles d’aménagement hydro-agricole : Nakambé, Nouhao, Nazinon. La région dispose également de nombreux bas-fonds qui peuvent être mis en valeur.

Le potentiel d’élevage existe et une production pastorale intensive est possible. L’aménagement de la zone pastorale de la Nouhao en est un exemple de réussite dans ce genre.

Le potentiel minier relativement important constitue une opportunité de création d’emplois et de richesses donc de développement de la région.

 

Les atouts du secteur de production agro-sylvo-pastorale

La région dispose d’énormes potentialités économiques dans le secteur primaire constitué de l’agriculture, l’élevage, la pêche et la foresterie. La mise en valeur de ces ressources requiert nécessairement de véritables réformes dans le choix et la formulation des projets structurants, la recherche et la mobilisation conséquente de ressources financières.

 

En effet, l’existence de potentiel dans le secteur primaire constitue une base pour la création de projets structurants à même d’employer une main-d’œuvre importante et créer des richesses.

La région peut y contribuer par son épargne. La mobilisation de l’épargne d’une manière générale n’est pas active. Les excédents commerciaux sont thésaurisés au lieu d’être recyclés et employés pour le financement d’autres activités. Les populations mènent des activités secondaires qui leur procurent des revenus dont une partie est consommée. Il est possible de créer des coopératives d’épargne et de crédits qui inciteront les populations à épargner, afin que cette épargne puisse être drainée vers le financement de petits projets de développement

 


Végétation


La région dispose de trois (03) forêts classées et de réserves de faune qui sont celles de Sitenga (840 ha) dans la commune de Gounghin (province du Kourittenga), de Yakala (1600 ha) en partie noyée dans le lac de Bagré et de Ouilengaré (6 665 ha) dans le Boulgou (commune de Zoaga). Le potentiel ligneux de la région est estimé à 2 160 000 m3. Le volume moyen peut être évalué à 10 m³ par hectare. La densité moyenne est de 300 pieds à l’hectare. Les formations végétales sont représentées par des savanes arborées à arbustives, arborées à boisées ainsi qu’une mosaïque de savanes et jachères. L'état de dégradation des ressources naturelles (sol et végétation) est déjà avancé dans la région en raison de la relative surpopulation de la région, de l'utilisation anarchique des formations naturelles, des feux de brousse répétés et de la surcharge du bétail.


Faune


On distingue deux (02) catégories de faunes à savoir la faune terrestre et celle aquatique.

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Dans la région, le gros gibier existe en petit nombre et se rencontre dans les savanes et le long des marécages des principaux cours d’eau et leurs affluents. Le petit gibier existe avec des effectifs assez importants certes, mais relativement faibles par rapport à bien d’autres régions du pays.

Concernant la faune aquatique, la région du Centre-Est est l’une des principales pourvoyeuses en poissons au Burkina Faso. En effet, 35 plans d’eau ayant une superficie de plus de 25 210 ha, dont 25 000 ha au niveau du barrage de Bagré, regorgent d’importantes ressources piscicoles. La plupart des plans d’eau de la région a fait l’objet d’empoissonnement en 2006. La seule production de Bagré correspondait à 12% de la production nationale en 2006. Sur la base d’une production moyenne de 60 à 120 kg/ha, la production potentielle de Bagré est évaluée entre 11 862,6 tonnes et 23 725,2 tonnes (APREL, 2006).

 


Agriculture


Résultat de recherche d'images pour "barrage de bagre burkina faso" L’agriculture est de loin la première activité économique de la région à l’image du pays tout entier. Elle occupe 85% de la population. La région du Centre-Est est l’une des régions à fort potentiel agricole du Burkina Faso et le Gouvernement dans le but d’œuvrer à l’atteinte de la sécurité alimentaire du pays a ainsi fait de Bagré, un pôle de croissance économique. D’où l’intérêt de suivre de près l’évolution de la production céréalière qui occupe une grande partie de la population agricole. Les principales spéculations céréalières de la région sont le mil, le sorgho, le maïs et le riz. Le sorgho est la spéculation la plus produite suivie du mil, du maïs et du riz.

Elevage


L’élevage occupe 5% de la population. La région abrite l’une des plus grandes zones pastorales du pays ; il s’agit de la zone pastorale de la Nouaho. Le mode d’exploitation dominant est traditionnel, mais l’embouche prend de plus en plus de l’ampleur. L’élevage d’embouche est surtout destiné à l’exportation. Les principales espèces rencontrées sont les bovins, les ovins, les caprins, les porcins et la volaille. Résultat de recherche d'images pour "barrage de bagre burkina faso"

Pêche


Résultat de recherche d'images pour "barrage de bagre burkina faso" L’activité de pêche mobilise beaucoup de pêcheurs et un nombre important de commerçants autour du barrage de Bagré. Les produits de la pêche sont destinés principalement à l’approvisionnement de la capitale Ouagadougou.

Chasse

L’activité de chasse se pratique dans les formations boisées de la région et les animaux rencontrés sont principalement les lièvres et les perdrix.

Cueillette

La baisse de la fertilité des sols, la dégradation des terres, les mauvaises pratiques agricoles et les Changements climatiques (CC) entraînent une vulnérabilité accrue des populations locales, exposant celles-ci à des risques d’insécurité alimentaire. Pour s’adapter à cette situation, la consommation des Produits forestiers non-ligneux (PFNL) alimentaires pendant les périodes de risque d’insécurité alimentaire par les ménages vulnérables, permet aux membres de la famille de se maintenir grâce aux valeurs nutritionnelles que contiennent ces produits.

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