La première richesse de la région est la disponibilité relative des ressources en eau. La pluviométrie est assez bonne (700-800 mm/an). On rencontre d’importants cours d’eau susceptibles d’aménagement hydro-agricole : Nakambé, Nouhao, Nazinon. La région dispose également de nombreux bas-fonds qui peuvent être mis en valeur.

Le potentiel d’élevage existe et une production pastorale intensive est possible. L’aménagement de la zone pastorale de la Nouhao en est un exemple de réussite dans ce genre.

Le potentiel minier relativement important constitue une opportunité de création d’emplois et de richesses donc de développement de la région.

 

Les atouts du secteur de production agro-sylvo-pastorale

La région dispose d’énormes potentialités économiques dans le secteur primaire constitué de l’agriculture, l’élevage, la pêche et la foresterie. La mise en valeur de ces ressources requiert nécessairement de véritables réformes dans le choix et la formulation des projets structurants, la recherche et la mobilisation conséquente de ressources financières.

 

En effet, l’existence de potentiel dans le secteur primaire constitue une base pour la création de projets structurants à même d’employer une main-d’œuvre importante et créer des richesses.

La région peut y contribuer par son épargne. La mobilisation de l’épargne d’une manière générale n’est pas active. Les excédents commerciaux sont thésaurisés au lieu d’être recyclés et employés pour le financement d’autres activités. Les populations mènent des activités secondaires qui leur procurent des revenus dont une partie est consommée. Il est possible de créer des coopératives d’épargne et de crédits qui inciteront les populations à épargner, afin que cette épargne puisse être drainée vers le financement de petits projets de développement

 


Végétation


La région dispose de trois (03) forêts classées et de réserves de faune qui sont celles de Sitenga (840 ha) dans la commune de Gounghin (province du Kourittenga), de Yakala (1600 ha) en partie noyée dans le lac de Bagré et de Ouilengaré (6 665 ha) dans le Boulgou (commune de Zoaga). Le potentiel ligneux de la région est estimé à 2 160 000 m3. Le volume moyen peut être évalué à 10 m³ par hectare. La densité moyenne est de 300 pieds à l’hectare. Les formations végétales sont représentées par des savanes arborées à arbustives, arborées à boisées ainsi qu’une mosaïque de savanes et jachères. L'état de dégradation des ressources naturelles (sol et végétation) est déjà avancé dans la région en raison de la relative surpopulation de la région, de l'utilisation anarchique des formations naturelles, des feux de brousse répétés et de la surcharge du bétail.


Faune


On distingue deux (02) catégories de faunes à savoir la faune terrestre et celle aquatique.

Dans la région, le gros gibier existe en petit nombre et se rencontre dans les savanes et le long des marécages des principaux cours d’eau et leurs affluents. Le petit gibier existe avec des effectifs assez importants certes, mais relativement faibles par rapport à bien d’autres régions du pays.

Concernant la faune aquatique, la région du Centre-Est est l’une des principales pourvoyeuses en poissons au Burkina Faso. En effet, 35 plans d’eau ayant une superficie de plus de 25 210 ha, dont 25 000 ha au niveau du barrage de Bagré, regorgent d’importantes ressources piscicoles. La plupart des plans d’eau de la région a fait l’objet d’empoissonnement en 2006. La seule production de Bagré correspondait à 12% de la production nationale en 2006. Sur la base d’une production moyenne de 60 à 120 kg/ha, la production potentielle de Bagré est évaluée entre 11 862,6 tonnes et 23 725,2 tonnes (APREL, 2006).



   

 


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POLITIQUE NATIONALE EN MATIERE D’ENVIRONNEMENT

Ministère de L'Environnement, de l'Economie verte et du Changement climatique



Actualités de l'environnement au Burkina Faso

LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE AU BURKINA FASO



 


 

 

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