Agriculture - Elevage


 L'agriculture


 

 

L’économie du Centre-Nord est fortement dominée par les activités agro-pastorales.  L’agriculture est une activité endogène avec un essai de modernisation par endroit.
Cependant, elle reste de type pluvial essentiellement tournée vers les cultures céréalières. Elle est pratiquée par plus de 90% de la population de la région qui est essentiellement rurale.

 Les principales spéculations exploitées dans la région sont le mil, le sorgho blanc, le sorgho rouge, le maïs et le riz. En termes de volume de production, le sorgho est loin devant les autres, soit près de 76,04% de l’ensemble de la production au cours de la  campagne agricole 2016/17 (Ministère de l'agriculture et des aménagements hydrauliques (MAAH), 2017).

Evolution de la production céréalière en tonne de 2012/13 à 2016/17

 

 Source : Annuaires statistiques ; MAARH

 

 

A côté des spéculations céréalières, sont exploités d’autres produits vivriers que sont le voandzou, la patate et le niébé. Cependant, les données disponibles ne concernent que la production de niébé. En 2016/2017, la production de niébé s’élevait ainsi à 50 304 tonnes.

Outre les cultures vivrières, les producteurs exploitent également des produits de rentes tels que le coton et l’arachide. En dehors de l’arachide, la production du coton reste marginale dans la région. En 2016/2017, la production cotonnière se situait 14 604 tonnes.

La culture maraîchère occupe une place de choix dans la région du Centre-Nord. On y exploite des spéculations comme la tomate, le chou, le haricot vert, l’oignon, l’aubergine, le piment et le poivron. L’ensemble de la production maraîchère de la région s’élevait à 145 384 tonnes en 2016/2017.

 

 


L'élevage 


Dans la région du Centre-Nord, l’élevage occupe plus de 80% des ménages. Il est pratiqué cumulativement avec l’agriculture et prend plus d’importance en milieu rural. Il constitue un des pôles générateurs de revenus et le principal moyen de couverture des besoins essentiels des populations qui exploitent un cheptel important malgré les manifestations des aléas climatiques.

Le cheptel se compose essentiellement de bovins, de caprins, d’ovins, de porcins, d’asins, d’équins et de volaille. En 2016, la région comptait 532 600 bovins, 1 089 100 ovins, 1 356 700 caprins et 79 500 porcins. La majorité du cheptel se trouve dans la province du Sanmatenga avec 43,72% des effectifs (DRRAH, 2017).

 

 

 

 

 Tableau d'Evolution des effectifs du cheptel de 2010 à 2016 en milliers

Les animaux sont pour la plupart, vendus sur pied. En dépit des difficultés dans la collecte de données, environ 33 565 têtes de bovins, 46 109 têtes d’ovins et 84 644 têtes de caprins sont vendus sur les marchés de la région que sont Kaya et Yilou en 2016.

 


Ressources naturelles


La région du Centre-Nord regorge d’une forte diversité biologique, et plus d’une soixantaine d’espèces fournissent des Produits forestiers non ligneux (PFNL). Les PFNL s’entendent par les produits des arbres autres que le bois. Ce sont les fruits, graines, feuilles, fleurs, tiges, écorces, racines, sève, exsudats, etc. Les principales espèces concernées sont : Acacia senegal, Vitellaria paradoxa (Karité), Balanites aegyptiaca, Tamarindus Indica (Tamarinier), Bombax Costatum (Kapokier rouge), Adansonia digitata (Baobab), Acacia macrostachya, etc. 

 

acacia senegal

 

Pterocarpus lucens

 

De manière générale, les principales espèces végétales rencontrées sont : Acacia macrostachya (dont les graines entrent dans l’alimentation de la majorité de la population), Piliostigma thonningii, Vitelaria paradoxa (Karité), Censcrus bifflorus, Eragrostis tremula, Pterocarpus lucens, Sclerocarya birrea, Combretum micranthum Combretum glutinosum, Balanites aegyptiaca, Lannea microcarpa, Ximenia americana, Anogeissus leiocarpus, Guiera sénégalensis, etc.

La conservation et la restauration des ressources naturelles s’opèrent à travers cinq (05) principales activités que sont : les reboisements, la production de stères de bois, l’octroi de permis de circulation, la production de charbon et l’octroi de permis de chasse.

 

 

Le secteur industriel dans la région est constitué essentiellement d’industries minières, de boulangeries, des unités d’enchassage d’eau ou d’eau préemballée, des unités de transformation agro-alimentaires, des unités d’extraction artisanale et d’unités de production laitière.

 


  • L’industrie extractive

Dans le domaine de l’exploitation minière, on note la présence de la mine d’or de Taparko-Bouroum, exploitée par la Société des mines de Taparko (SOMITA). Exploité à ciel ouvert, le site a une réserve de minerais exploitable estimée à 7,6 millions de tonnes avec une teneur de 2,91 grammes par tonne. Dans la région intervient également une autre société minière à savoir Bissa Gold dans la province du Bam.

On note l’existence de 229 sites répartis comme suit : deux (02) mines industrialisées (Bissa Gold au Bam et Société Minière de Taparko au Namentenga) ; trois (03) sites semi-mécaniques ; 75 sites artisanaux et 149 sites sauvages ou anarchiques avec cinq (05) comptoirs d’achat. Des 229 sites d’orpaillage que compte la Région, seuls 66 sont autorisés contre 163 non autorisés (Gouvernorat de Kaya, 2017).

En substances minérales, on note la présence d’autres gisements dans la région tels que le diamant à Barsalogho, le fer à Bourzanga et une carrière de Tufs dans la commune de Boussouma.

 

  • L’artisanat

L’artisanat est un secteur dynamique dans la région, avec des Organisations professionnelles d’artisans (OPA) dans les trois provinces et une Organisation faitière régionale des artisanats (OFRA) au niveau régional. Qui œuvrent pour la défense des intérêts des artisans de la région. Ils se regroupent par corps de métier avec 308 groupements d’hommes, 318 groupements de femmes et 52 groupements mixtes. La région est une référence nationale dans la filière des cuirs et peaux avec la présence de plusieurs groupements de maroquiniers, d’une unité de tannerie et d’un village artisanal à Kaya.

Le Centre-Nord dispose d’un potentiel touristique très varié. On peut ainsi citer les lacs Bam et Dem, le village peulh de Demgaar, les nécropoles de Bourzanga, le musée ethnographique de Kaya, les festivals, le musée des fourneaux africains, les brochettes et tourteaux d’arachide. La région compte à son actif, vingt-cinq (25) sites et attraits touristiques dont six (06) privés et dix-neuf (19) publics. Dix (10) sites sont mis en valeur.

 



Tourisme et hôtellerie


Sur le plan hôtelier, la ville de Kaya possède huit (08) établissements d’hébergement touristiques reconnus officiellement. Il s’agit des hôtels Pacific, Kaziendé Hotinter, Zinoogo, Zam et Héritiers. Les établissements hôteliers sont Pogyendé, Oasis des Enfants, Auberge de Kaya et Relais Touristique. En ce qui concerne la ville de Kongoussi, on distingue les hôtels du Lac, Wend Kuuni, Sagesse et Mont Blanc. D’autres centres d’hébergement existent dans tous les chefs-lieux de province. Avec les festivités du 11 décembre 2016 célébrées au plan national dans la ville de Kaya, les sites d’hébergements se sont améliorés quantitativement et qualitativement.

En 2016, on comptait dans la région 02 hôtels classés, 07 hôtels non classés, 19 auberges, 02 campements et 02 résidences touristiques (DRCAT, Décembre 2017).


Auberge du 11 Décembre

Tel: (+226) 73705252 / 70020560

Hôtel des conseillers régionaux

Tel: (+226) 70437033 / 79101151

 


Image associée

Hôtel Pacific de Kaya

 

 


L'Energie


Le bois de chauffe est la principale source d’énergie des populations. Il est complété par les énergies fossiles fournies par les stations, le réseau de la Société nationale burkinabé d’électricité (SONABEL) et dans une moindre mesure par l’énergie solaire. Le taux d’électrification demeure ainsi faible dans la région, toute chose qui contribue à limiter la productivité économique.  

 


 

En 2017, on dénombre seize (16) localités alimentées en électricité de façon continue. Il s’agit de Kaya, Kongoussi, Boulsa, Korsimoro, Boussouma, Louda, Dargo, Sabcé, Malou, Yilou, Tikaré, Rouko, Yérin, Rambo, Bouga et Zambanga. D’autres localités ont reçu les installations électriques mais le fonctionnement n’est pas encore effectif.

L’électricité est une ressource capitale pour le développement économique et humain.

La disponibilité en électricité sous-tend la fourniture de services essentiels tels que l’éducation, la sécurité sanitaire des aliments, l’accès aux technologies de l’information et de la communication ou encore l’amélioration de la productivité des activités agricoles et économiques. Au Centre-Nord, le développement de l’électricité est de très loin en deçà des besoins des populations et beaucoup reste à faire malgré les efforts fournis.

 


Communication


 

 

Le réseau routier est relativement dense mais difficilement praticable dans sa majorité, surtout en saison hivernale en ce qui concerne les pistes rurales. Le réseau des routes bitumées s’est considérablement amélioré ces cinq (05) dernières années avec notamment le bitumage du prolongement de la route nationale N°3 (RN3) reliant Ouagadougou-Kaya-Dori et de la Route nationale N°22 (RN22) reliant OuagadougouKongoussi.

La Région dispose en 2016 de 200,42 km de routes bitumées, 943,2 km de routes en terre praticables et 246 km de pistes rurales aménagées. La ville de Kaya est traversée également par une voie ferroviaire inexploitée. Il en est de même des aérodromes présents à Kaya, Barsalogho et Boulsa.

La région est relativement bien couverte par les médias nationaux. En effet, on note la présence de la Radiotélévision du Burkina (RTB/Télé) dans les trois (03) provinces et une télévision privée (Sanmatenga TV) à Kaya. La région compte 10 radios dont deux (02) à vocation commerciale, cinq (05) à vocation associative/communautaire, une à vocation confessionnelle et trois (03) publiques.