Les activités agricoles représentent la principale occupation économique des populations de la région. Au nombre des spéculations agricoles rencontrées, les cultures céréalières sont les plus importantes avec comme principales spéculations le sorgho (blanc et rouge), le maïs, le mil et le riz. Outre les céréales, l’on rencontre d’autres cultures vivrières et des cultures de rente. A l’image de l’ensemble du pays, l’agriculture dans la région reste fortement tributaire de la pluviosité dont la quantité et la répartition dans l’espace et dans le temps impriment des variations sensibles des productions d’une année à l’autre.  Les provinces du sud de la région (provinces du Ziro et de la Sissili) plus arrosées et disposant de terres plus fertiles subissent de plus en plus l’afflux d’une nouvelle catégorie de migrants que sont les agrobusinessmen, toute chose qui exacerbe la problématique foncière dans ces localités.

L’agriculture dans la région se pratique selon principalement quatre systèmes de production (PRD-COS, 2012-2016)qui sont les suivants : 

Le système de subsistance à dominance céréalière.

Il est pratiqué sur de petites exploitations d’une superficie moyenne de 3,8 ha sur laquelle les céréales sont dominantes. Dans ce système, lagrande majorité des exploitants agricoles produisent du sorgho, du mil, du riz et de plus en plus du maïs pour leur consommation familiale. L’ensemble des travaux est réalisé manuellement ou en traction animale, mais le sous-équipement en matériel aratoire et en animaux de trait conduit à une préparation du sol très légère. L’utilisation de l’engrais est presque exceptionnelle. Ce système est très exigeant en main d’œuvre pour les différentes opérations culturales qui se font manuellement. Le faible niveau d’équipement et les difficultés d’obtention de la fumure organique conduisent à la faible productivité de ce système que l’on retrouve un peu partout dans la région.

Le système traditionnel pluvial à orientation semi commerciale.

Ce système est représenté par des exploitations à dominance céréalière avec une superficie moyenne de 6 ha. Cependant, ces exploitations se distinguent par des besoins monétaires de plus en plus élevés ce qui amène les exploitants à développer des stratégies pour disposer, en plus des besoins alimentaires, de l’argent nécessaire à la satisfaction des besoins familiaux, d’où l’introduction des productions de rente dans l’exploitation. On rencontre ce système surtout dans les zones cotonnières (Ziro et Sissili).

Le système irrigué amélioré à vocation commerciale.

Il s’agit des systèmes qui intègrent l’irrigation et les cultures de saison sèche : légumes, fruits, etc. Les volumes et qualités des légumes produits dans la région sont caractérisés par une différence bien marquée entre les deux saisons :

  • pendant la saison sèche, la production est abondante, la diversité des légumes importante et la qualité très satisfaisante ;
  • pendant la saison des pluies, la variété est moindre, la qualité et le volume produit nettement plus bas. En cas de concurrence dans le calendrier, ces cultures passent au second rang après les céréales.

Ce système est beaucoup pratiqué dans le Sanguié.

Le système émergent intégrant l’agriculture et l’élevage.

Les systèmes dits émergents sont par définition des systèmes atypiques, réalisés par des agro businessmen à moyen ou fort pouvoir d’investissement. Le plus souvent, c’est l’utilisation de la culture attelée ou motorisée et d’intrants à grande échelle qui est pratiquée.

Ces systèmes d’exploitation, surtout pratiqués dans le Ziro et la Sissili, se caractérisent par une véritable conquête foncière avec des exploitations de grande taille variant parfois entre cinquante (50) et cent cinquante (150) ha, voire plus.Cela pose parfois des problèmes entre les populations et les nouveaux acteurs.

 

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