Elevage



 

 

 

 

L’élevage constitue la deuxième activité économique de la population après l’agriculture. Elle constitue une pratique très développée dans la région. Deux principaux systèmes prédominent à savoir :

  • Le système traditionnel extensif transhumant marqué par des migrations cycliques à la recherche de pâturages et de points d’eau. Il est basé sur l’exploitation des parcours naturels et constitue le système d’élevage le plus important au plan numérique. Ce mode d’élevage est pratiqué surtout par les Peuls. Ce système d’élevage se justifie principalement par (i) la recherche de meilleurs pâturages ou points d’eau permanents pour l’abreuvement des animaux, (ii) le rétrécissement des espaces pastoraux résultant des pressions exercées sur les terres et (iii) la difficulté d’accès aux ressources pastorales (pâturage et eau) en saison pluvieuse du fait de l’obstruction des pistes d’accès ;
  • Le système traditionnel extensif sédentaire qui est caractérisé par un élevage en association avec l’agriculture ou l’agro-pastoralisme avec le plus souvent un cheptel constitué de bovins, de petits ruminants, d’asins, de porcins, d’équins et de volaille à travers l’aviculture traditionnelle très développée dans la région. Il est pratiqué par les agro-pasteurs sédentarisés qui détiennent en plus des animaux de trait un noyau naisseur en vue de diversifier leur production.

Outre ces systèmes traditionnels extensifs dominants existent deux systèmes d’élevage à petite échelle que sont les systèmes semi-intensif et intensif. Le premier concerne surtout les unités d’embouche bovine, ovine et porcine de même que les animaux de trait. Le second porte sur les unités avicoles modernes (pondeuses essentiellement) et les élevages laitiers péri-urbains appartenant à des opérateurs économique.

Cheptel de la région

La seconde Enquête nationale sur les effectifs du cheptel (ENEC) menée en 2003 a placé la région du

Centre-Ouest en deuxième rang pour ce qui concerne l’élevage des ovins et des caprins avec des proportions respectives de 11,1% et de 12,3% du nombre total de têtes de ces espèces dans le pays. Pour ce qui concerne les asins, la région occupait le premier rang au niveau national sur les treize régions avec 122 497 têtes soit une proportion de 13,39% de l’effectif de l’ensemble du pays. 

Pour ce qui est de l’élevage de la volaille, la région du Centre-Ouest, selon toujours la seconde ENEC, occupait la première place au Burkina, concernant le nombre de poules et de pintades avec respectivement des proportions de 14,5% et 25,0% des effectifs nationaux. Concernant les dindons, la région occupe la deuxième place dans le pays avec 16,1% du nombre total de têtes dans le pays.

Ces statistiques montrent amplement que le Centre-Ouest constitue au plan national une des régions où la pratique de l’élevage est une activité économique très importante.

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