L’agriculture est la principale occupation et la première source de revenus des populations de la région. En effet, selon les résultats préliminaires de la phase 1 du Recensement Général de l’Agriculture (RGA 2006-2010), 94,2% des ménages sont agricoles[1], ce qui représente environ 633 670 personnes sur une population totale de 641 443 habitants. C’est une agriculture toujours orientée vers la subsistance qui laisse peu de place à la commercialisation et/ou à la transformation.

Les ressources agricoles

Le facteur humain est l’un des facteurs qui influencent significativement la production agricole dans la région. Les superficies emblavées sont fonction du nombre de personnes dans le ménage. 94,2% des ménages de la région, soit environ 799 701personnes (dont 423 062 femmes) sont agricoles et vivent pour la plupart en milieu rural. 

L’effectif important de la population agricole et sa relative jeunesse constituent certes des atouts, mais sa faible qualification et son analphabétisme pourraient constituer un frein à la modernisation de l’agriculture. Un renforcement des capacités techniques et organisationnelles de la population agricole doit être une priorité à court et moyen termes. 

Le système d’exploitation des terres au Centre-Sud, comme partout ailleurs au Burkina, est lié à des règles coutumières qui en déterminent l’accès et la gestion. La terre est un patrimoine commun appartenant aux premiers occupants ou à leurs descendants et constitue de ce fait un élément constitutif de l’identité du groupe. 

Toute demande d’exploitation de la terre doit être adressée à ces derniers. La forme d’exploitation demeure le don qui correspond à un prêt à durée indéterminée. Les femmes et les jeunes ont aussi accès à la terre même si les superficies restent très limitées. Cependant le pouvoir de décision et de gestion appartient à l’homme qui est en général le chef de ménage ou l’aîné du lignage. 

La gestion du  foncier  est aujourd'hui régie par la nouvelle loi  n° 034//AN du 02 Juillet 2012  portant Réorganisation Agraire et Foncière (RAF) et la loi 034/AN-2009 portant régime foncier rural du 16/06/2009. Ces textes visent  à permettre un meilleur accès au foncier et une sécurisation plus facile des acteurs économiques par une réduction des coûts des titres et une simplification de la procédure d’obtention desdits titres.  Dans le cadre de mise en œuvre  de cette loi, 12 communes (Guiba, Béré, Bindé, Saponé, Kayao, Ipelcé, Doulougou, Gogo, Gon-Boussougou, Noberé, Guiaro, Tiébelé) ont mis en place leur Service Foncier Rurales et les structures de gestion foncières au  niveau des villages avec l’appui du MCA et de PNGT2-3.

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[1] « Est considéré comme ménage agricole, tout ménage qui a déclaré pendant le RGPH 2006 pratiquer l’une au moins des activités suivantes : les cultures temporaires (pluviales, horticoles), l’élevage ou l’arboriculture fruitière ».


 



 

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