L’agriculture occupe plus de 90% de la population de la région du Nord avec un accent particulier mis ces dernières années sur la production maraichère.Le système de production essentiellement extensif et tributaire des aléas climatiques est tourné vers l’agriculture de subsistance utilisant très peu d’intrants et de moyens modernes de production. Le mode de production est traditionnel où la gestion des terres est laissée à l’appréciation de chaque communauté villageoise.Les principales spéculations emblavées sont le sorgho, le mil, le riz, le maïs, l’arachide et le niébé. Il s’agit essentiellement de cultures vivrières de subsistance. Comme facteurs de production on peut citer : les terres, les matériels agricoles (en 2016 la région de 497 matériels agricoles dont 205 aux hommes et 288 aux femmes), les aménagements agricoles autour des barrages, retenues d’eau et les boulis et les intrants agricoles et semences améliorés.

 Productions céréalières

 La production céréalière dans la région du nord est passée de 280 579 tonnes pour la campagne 2015-2016 à 268 041 tonnes pour celle 2016/2017, soit une baisse de 12 538 tonnes correspondant à un taux de régression de la production de 4,47%. La situation des productions céréalières(mais, riz, mil et sorgho) au cours des cinq dernières campagnes est présentée dans le tableau ci-dessous

Production céréalière par province (tonnes) dans la région du Nord de 2012 à 2017

Pour la campagne qui est en cours 2017/2018, la pluviométrie a encore été capricieuse si bien que l’on pourrait s’attendre encore à une baisse de la production céréalière dans la région du Nord.

Les superficies cultivées au titre des productions céréalières sont par contre en constante progression au niveau de la région passant ainsi de 281 223 ha en 2015/2016 à 358 935 ha pour la campagne 2016/2017.

 Productions de rente

 Les principales productions de rente dans la région du nord sont l’arachide et le sésame.Ces productions connaissent une hausse régulière passant de 21 966 tonnes en 2012/2013 à 36 658 tonnes en 2016/2017.Les superficies emblavées en arachide connaissent une tendance haussière dans la région passant de 25 929ha en 2012/2013 à 52 217 ha en 2016/2017.

 Autres productions vivrières

 Au titre des autres productions vivrières cultivées, on ditingue surtout le niébé dont la production évolue en dents de scie dans la région passant de 114 220 tonnes pour la campagne 2015/2016, à 91 402 tonnes pour la campagne 2016/2017.

Dans l’ensemble, l’on peut dire que la contribution du secteur agricole à la sécurité alimentaire est en deçà des besoins des populations de la région du Nordde façon générale. En effet, le taux de couverture des besoins alimentaires qui était de 58% en 2012 a connu une hausse en 2013 et 2014où il était de 102% puis a commencé à régresser à partir de 2015. En 2017,le taux de couverture des besoins alimentaires de la région du nord est de 75,9% pour un taux de couverture excédentaire de 101,5% sur le plan national.

Les productions maraichères

 Les principales cultures maraichères dans la région du nord sont : la pomme de terre, la tomate et l’oignon. La carotte et les choux sont également produits mais en faibles quantité.

La production maraichère est organisée principalement au niveau des bas-fonds et de certains barrages. La région compte de nombreux maraîchers de jardins (petite superficie) et maraîchers de petites exploitations (superficie d’environ 0,25ha) qui produisent chaque année plus de 85 721 tonnes de fruits et légumes.

Les productions maraichères sont également en hausse au cours de ces cinq dernières années. Ainsi, l’oignon est de loin la spéculation la plus produite (46 600 tonnes en 2011-2012et  77 650 tonnes en 2016-2017) suivi de la tomate (18 275 tonnes en 2011-2012 et  32 650 tonnes en 2016-2017) et de la pomme de terre (6300 tonnes en 2011-2012et  26 450 tonnes en 2016-2017).

Ces productions entrent dans l’autoconsommation des populations, ce qui améliore considérablement leur alimentation. Toutefois, la grande partie, voir plus de 90% des quantités produites sont vendues directement sur le site de production, dans les marchés environnants ou à des acheteurs qui viennent des autres chefs-lieux des provinces de la région, de Ouagadougou, de Tougan, de Djibo et de la république du Mali.

Les superficies emblavées sont également en augmentation pour toutes les spéculations avec l’entrée chaque année de nouveaux acteurs, preuve donc que la maraichécuture est un secteur de regfuge face à la baisse des productions agricoles dans la région.

Dans le souci de promouvoir les cultures maraichères dans la région du Nord, une plate forme maraichère a été construite en 2009 et dont la gestion a été confiée à une coopérative. Cependant, cette plate forme ne dispose pas à ce jour d’une chambre froide fonctionnelle handicapant du même coup sa fonctionalité. Dans les perspectives, il faut signaler l’existence d’un projet d’amégagement d’une zone de maraîchage et équipements pour l’opérationalisation du marché de fruits à Ouahigouya avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale.

L’un des acteurs importants dans l’encagrdement du monde agricole est la CRA qui est très active à travers ses trois missions essentielles que sont la représentation et animation des producteurs, l’information et formation au profit des membres et l’appui conseil et de soutien aux activités des acteurs.

A ce jour, les principales contraintes en matière agricole sont : la baisse de la productivité agricole, l’insuffisance des équipements

agricoles, la faible utilisation des semences améliorées, les difficultés d’écoulement des productions maraîchères dues à certaines pistes rurales qui sont impraticables et au manque d’infrastructures de stockage, l’insuffisance de formation en approche filières, le faibleniveau de transformation des produits agricoles et maraîchers, l’insécurité foncière et l’insuffisance d’information des producteurs sur les mesures d’atténuations des effects des changements climatiques et sur le système de marchés agricoles.