Environnement



 


Végétation et faune


On distingue essentiellement trois types de végétation dans la Région du Nord :

  • une savane arborée à dominance de Acacia albida, Adansonia digitata, Vitellaria paradoxa, Sclerocarya birrea, Pterocarpus lucens et parkia biglobosadans la zone méridionale;
  • une végétation typiquement sahélienne avec des arbres et arbustes épineux tels Balanites aegyptiaca, Acacia seyal et Acacia raddiana au centre;
  • une savane steppique dominée par des herbacées et une savane arbustive à Schoenefeldia gracilis et de la brousse tigrée en ilots dispersés au nord.

La végétation est fortement dégradée dans la région du fait de l’action anthropique et des effets des changements climatiques. En dépit de ces facteurs de dégradation, la région du Nord présente quelques potentialités forestières non négligeables dont les plus remarquées sont la présence de 2 forêts classées dans la province du Passoré (Niouma et Toécé) ;la zone internationale de conservation des oiseaux migrateurs (ZICO) de Banh ; l’organisation des exploitants forestiers dans des zones de coupe (Tegsagbo dans le Passoré, Tangaye, Zogoré, (Kain au Yatenga), Toulfé au Lorum) ; la présence de nombreuses forêts villageoises et de quelques zones abritant du petit gibier ; la présence de formations forestières qui fournissent la quasi-totalité de

l’énergie domestique (bois de chauffe) pour la population du Nord ;la détermination des producteurs dans la lutte contre l’adversité de la nature (pratique de Zaï ou Zaï forestier, de demi-lunes, construction et végétalisation de diguettes antiérosives, reboisement etc ;l’acceptation des foyers améliorés par les femmes.

La régénérescence forestière est assurée d’une part par des actions de mise en défend et d’autre part par des campagnes de reboisement dont le taux de survie a atteint 85% en 2015. Les plants produits et qui servent aux différents réboisement ou plantations sont généralement : le Neeré (Parkia) ; le Moringa, Jatropha, l’eucalyptus, le prosopis, et autres plants fruitiers. L’une des ménaces actuelles de la végétation est l’utilisation abusive des pesticides et des sachets plastiques dans la région.

Quant à la faune, elle est actuellement représentée surtout par des oiseaux sédentaires (Pintades, Perdrix, Cailles, Canards armés, Pigeons sauvages) ou migrateurs. Par endroits on peut rencontrer des lièvres, phacochères, hyènes, chacals, céphalophes, Chacals, et crocodiles. Il est important de signaler l’existence d’une Zone internationale de conservation des oiseaux dans la commune de Banh.

L’exploitation faunique est de plus en plus rare dans la région due au manque de gibier.

La carte suivante montre la répartition spatiale des zones de végétation dans la région du Nord.

Répartition spatiale des zones de végétation dans la région du Nord

 

 

 


Ressources en sols et occupation des terres


 Sur le plan pédologique, huit classes de solsexistent dans la région du Nord. Ce sont les sols Fersiallitiques, Halomorphes, Hydromorphes, Minéraux Bruts, Peu évolués, à Mull, à Sesquioxydes et les Vertisols et Para vertisols. La carte suivante donne la répartition géographique de ces différentes classes de sols dans la région du Nord.

Les types de sols dans la région du Nord

Ces sols sont en général caractérisés par une faible rétention de l’eau et sont moins propices aux activités agricoles. La qualité des sols a guidé la dynamique d’occupation des terres dans la région. Ainsi, on distingue essentiellement quatre zones d’occupation des terres: i) les zones d’habitation, ii) les zones de culture, iii) les zones de production agro-sylvo-pastorale et iv) les zones forestières ou d’occupations végétales.

En matière d’occupation spatiale, les champs occupent 44% de la région et les zones de steppes et de savane 41%. Cette situation traduit un potentiel d’espace forestier à restaurer ou à préserver pour sauvegarder les ressources naturelles de la région du Nord.

Les contraintes de l’occupation des terres dans la région sont : l’accroissement de la population avec un taux de croissance dépassant les 2% dans la région, le développement des villes et des habitats en milieu rural, la proportion importante des terres

arides. Ces contraintes sont des facteurs qui expliquent la persistance des conflits fonciers dans la région. La dernière en date est le triste évènement qui a eu lieu à Garkcèrè dans la commune de Thiou et qui a fait malheureusement 01 mort et des blessés.

Les acteurs de production surtout les agriculteurs, les éleveurs avec l’appui des services techniques déconcentrés et certains partenaires au développement (ONG et Projets) développent des méthodes de conservations des eaux et des sols et des stratégies d’adaptations aux changements climatiques.Cette prise de conscience de la population et de sa participation effective aux initiatives de préservation de l’environnement et des terres, sont des atouts à saisir pour mieux réussir la lutte contre la dégradation des terres et les conflits fonciers.


Géologie et ressources minières


 La région du Nord est traversée par les sillons birimiens de Ouahigouya-Titao (prolongement du sillon du Houndé), de Kaya-Goren et de Boromo. Sur le plan des minéralisations, cette région est caractérisée par des indices variés, notamment l’or, le manganèse, le molybdène, le cuivre, les magnétites titanifères et vanadifères, ainsi que les substances utiles tels que le kaolin et les argiles, les matériaux de construction (latérites).

La région du nord est caractérisée par une forte prédominance de socle précambrien de construction métamorphique formé de granites syntectoniques ou de schistes et de quartzites birrimiens. Une petite bande située à la frontière du Mali fait partie de la plaine sédimentaire du Gondo-Sanou.


Hydrographie


 L’ensemble du réseau hydrographique de la région se répartit sur trois bassins principaux que sont : le Mouhoun inférieur au sud, le Nakambé au centre et Est et le Sourou au Nord. Le bassin du Nakambé occupe la plus grande partie de l’espace régional et ses cours d’eau se jettent dans le bassin du fleuve Niger. Dans l’ensemble, la nappe phréatique est abondante par endroit et très profonde dans certaines localités ((Banh, Sollé, Kain) et Gourcy (présence d’une roche). Ce réseauhydrographique naturel a été renforcé par de nombreuses retenues d’eau dont 13 importants barrages essentiellement à but agricole.Le barrage de Toécé dans le Passoré avec une capacité de 100 millions de m3 reste le plus important de la région. On dénombre au total 161 retenues d’eau en 2016 dont seulement 12 sont permanents. Les barrages dont le volume est supérieur à 1000 000 m3 sont au nombre de treize (13) dans la région du Nord.

Il est important de signaler que les barrages de la région sont soumis actuellement à plusieurs menaces qui sont l’ensablement du lit des barrages du fait de l’action des hommes, de la faiblesse des actions de protection des berges de ces points d’eau, l’envahissement des plans d’eau par la mauvaise plante appelée « tupha » et l’absence de structures de gestion des points d’eau en vue de permettre la régulation et la pérennité de la ressource en eau.

[1] Annuaire statistique 2016 de la région du Nord, INSD (2017)

[1] Source : BUNASOL

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