Ressources en eau



Eaux de surface


 

La région de l’Est est drainée, par un réseau hydrographique dense constitué essentiellement de bas-fonds et d’affluents périodiques (environ 5 676 km), de petites rivières et de plan d’eau. Le territoire de la Région est partagé entre deux grands bassins versants que sont celui du Niger au Nord et celui de la Pendjari au Sud, un affluent du l’Oti.

Le fleuve Niger est alimenté par un ensemble de cours d’eau qui coulent sud-ouest/nord-est. Il s’agit de la Sirba, Goroubi, Dyamongou et de la Tapoa. Ceux qui alimentent le bassin de la Pendjari sont Oualé, Singou, Arly, Doubolo, Kourtiaga et coulent nord-ouest/sud-est.

 

La  province de la  Gnagna est drainée par les eaux de la Faga et de la Sirba qui font l’objet de nombreux barrages dont les plus importants  sont le barrage de Dakiri, le barrage de Manni, le barrage de Kossougoudou, le barrage de Dabesma et le barrage de Bilanga. Le Bonsoaga et le Baopendi parcourent les Provinces du Gourma et  de la Komondjari. Les seuls barrages existants sur ces cours d’eau sont localisés dans les communes de Fada N’Gourma et de Madjoari.

La Province de la Tapoa est à moitié arrosée par la rivière de la Tapoa qui se jette dans le Niger et la rivière de la Pendjari  qui relève du deuxième bassin versant. A la Tapoa existent trois barrages sur la Boudiéri, la Tapoa et un troisième dans la ville de Diapaga. 

La Province de la Kompienga au Sud est arrosée par les rivières de la Kompienga ou Koulpélogo et la Singou. La Pendjari se situe à la frontière avec le Bénin. Le barrage sur la Kompienga est le deuxième grand barrage hydro- électrique au Burkina Faso après celui de Bagré dans la région du Centre Est.

 

 

Situation des plans d'eau de la région de l'Est en 2004

 

Provinces

Nombre de plans d'eau

Superficies (ha)

Gnagna

27

4 348

Gourma

26

637

Komondjari

1

-

Kompienga

6

21 600

Tapoa

16

828

Région

76

27 413

Source: DGRIRH, profil des régions du Burkina Faso, page 178



Eaux souterraines


 

La région de l’Est repose sur les deux domaines hydrogéologiques du Burkina Faso : le domaine cristallin où les débits sont faibles (2 à 3 m3/h en moyenne) avec des niveaux exceptionnels de 50 m3/h et le domaine sédimentaire dans la zone du Gobnangou avec des débits pouvant atteindre plusieurs centaines de m3/h.

On y recense :

  • les nappes aquifères dans les couches latéritiques, souvent peu exploitées ;
  • les nappes dans les sédiments des vallées très exploitées par des puisards ;
  • les nappes aquifères dans les altérites autochtones dont le débit dépend de la nature de la roche mère, de la forme d’altération et du niveau statique de la nappe ;
  • la nappe du grès voltaire alimente une dizaine de sources au pied du massif du Gobnangou ;
  • la ‘’cote’’ de Fada N’Gourma à Namounou (province de la Tapoa) est riche en nappes locales pérennes ;
  • les nappes dans les couches dures, circulation d’eau dans les fractures et fissurations, localement suffisantes pour assurer l’alimentation d’un forage sont présentes presque partout.

 

 

 



Ressources en sols


 

Les sols de la région se répartissent entre des sols minces et des sols plus ou moins profonds du haut en bas des modèles topographiques. La latitude intervient principalement en modifiant l’ensemble du régime d’alimentation en eau, régime qui peut notablement faire varier le potentiel de fertilité d’un même type de sols.

Deux principaux types de sols dominent la région avec près de 90% de l’ensemble. Il s’agit  des sols peu évolués d’érosion gravillonnaire (environ 53,57%) et les sols ferrugineux tropicaux (31,3%). La région compte toutefois cinq (5) types de sols (cinq selon R. Boulet) qui sont:

  • les sols peu évolués d’érosion gravillonnaire qui constituent l’unité dominante dans la région avec 54% environ des sols ;
  • les sols ferrugineux lessivés qui occupent la seconde position dans la région avec un tiers environ (31%) des superficies ;
  • les vertisols de couleur brun jaune pâle ou gris brunâtre, occupent les positions basses :

bas de pente au contact des dépressions, plaines de piémont, parfois les alluvions pluviales et les levées de bordure des lits majeurs des rivières.;

  • les sols eutrophes, profonds, brun rouge, apparaissent sur un certain nombre de pentes ou même de croûtes collinaires ;
  • les sols hydromorphes, souvent engorgés, qui occupent les situations topographiques dépressionnaires, les terres mal drainées des abords des cours d’eau, le piémont des reliefs imperméables où le rassemblement est intense (cas du Gobnangou).

 Ressources végétales et fauniques


 

La région de l’Est se caractérise au plan phytogéographique comme une aire de transition entre la zone soudanienne au sud et la zone sahélienne au nord. Elle est parcourue par une savane arborée et arbustive, avec des galeries forestières le long des cours d’eau et une steppe. D’une province à l’autre il existe quelques particularités.

Dans la Gnagna et au Nord de la Komondjari se développe une végétation de type sud sahélien, dominé par une savane arbustive dont les espèces ligneuses dominantes sont : Combretum nigricans, Combretum micranthum, Acacia seyal, Acacia gourmaensis, Balanites aegyptiaca. Les graminées sont le plus souvent annuelles (Loudetia togoensis) avec quelques pérennes dans les dépressions alimentées en eau : Andropogon gayanus. Au Sud de la Komondjari, dans le Gourma, la Tapoa et à la Kompienga la végétation et la flore sont de type sud-soudanien  caractérisé par des espèces ligneuses abondantes qui témoignent de la savane arborée et arbustive dense.

 

 

Concernant la faune, la région abrite de nombreuses réserves et un parc national couvrant les provinces du Gourma, de la Kompienga, de la Komondjari et de la Tapoa. Les réserves couvrent 30,43 % de la superficie totale des aires fauniques et concentrent 80% des ressources fauniques au niveau national. Il s’agit essentiellement des réserves partielles de faune de Pama de 223 000 hectares, d’Arly de 119 000 hectares et la réserve totale de faune de Singou de 177 394 hectares. Les réserves occupent 25 % de la superficie de la province de la Tapoa. 

 

 

La Région de l'Est abrite 3/4 du potentiel faunique du Burkina Faso. Le reseau d'aire de protection faunique couvre environ 3 061 950 ha. On y dénombre 128 espèces de mammifères, 447 espèces d'oiseaux et 60 espèces de reptiles avec des densités importantes pour certaines espèces comme le buffle et l'éléphant entre autres.

Cette partie du Burkina Faso renferme également de nombreux parcs nationaux et réserves de faune. On peut citer le parc national d'Arly, le parc W reparti entre le Burkina Faso, le Niger et le Bénin et la reserve de Pama. Lions, bubales, buffles, phacochères, sauvage e singes et éléphants se délectent allégrement d'un environnementt unique.

A ces potentialités s'ajoutent les zones pastorales aménagées, les parcs de vaccination et les laiteries.