Elevage



 

   

 

L’élevage constitue également une activité économique importante dans la région du Sud-ouest. Les espèces élevées sont principalement les bovins, les caprins, les ovins, les porcins, les asins, les équins et la volaille (poulets, pintades, dindons, canards, pigeons, oies). Au regard de sa situation géographique, la région du Sud-ouest constitue une zone de transhumance et de transit du bétail vers les pays voisins notamment la Côte d’Ivoire et le Ghana.

Le mode d’élevage dominant demeure le type traditionnel extensif (système extensif transhumant et le système extensif sédentaire).

Evolution de l’effectif du cheptel de la région du Sud-ouest de 2013 à 2017.

La région compte des postes vétérinaires, des zones d’appui technique d’élevage ainsi que des unités d’appui technique d’élevage. Cependant, alors qu’il existe des bâtiments administratifs inoccupés, certains services de l’élevage sont sans local ou, au mieux, occupent des bâtiments très vétustes. L’exemple patent est celui de Niégo.

La région du Sud-ouest est la seule où il n’existe pas de zones pastorales aménagées. Cependant, des zones pastorales potentielles ont été recensées. Il s’agit des zones pastorales de Djigouè (Poni), Boni (Ioba), Nabéré (Bougouriba) et Bambassou (Noumbiel). Des négociations avec les autorités locales de Djigouè sont actuellement en cours et 10 000 ha sont attendus.

Quant aux équipements dans le domaine de l’élevage, le tableau ci-dessous nous en dresse la situation..

Situation des équipements dans le domaine de l’élevage en 2018

En observant l’état sanitaire du cheptel de la région, on remarque que les pathologies ayant affecté le cheptel entre 2013 et 2017 sont entre autres la pasteurellose, le PPCB, la fièvre aphteuse, la variole aviaire, l’influenza aviaire, la dermatose nodulaire et le charbon bactéridien. L’espèce n’ayant pas été touché est les asins.

En matière de conflits entre agriculteurs/éleveurs, on note une hausse de ceux-ci qui sont passés de 43 en 2015 à 143[1] en 2017 même si ces situations conflictuelles sont mieux gérer grâce aux efforts conjugués de l’administration générale, des collectivités et des autorités coutumières.

L’absence d’aménagement d’espace pastoral reste l’une des causes de la récurrence des conflits agriculteurs/éleveurs. A cette difficulté dans le domaine de l’élevage, on peut ajouter le faible niveau d’encadrement des éleveurs, le manque d’équipements… Les défis à relever au niveau de l’élevage sont donc la création de zones de pâturages et des pistes de bétail, la formation et la sensibilisation des producteurs, la construction de marché à bétail, le renforcement des services techniques chargés de l’encadrement des éleveurs et la construction d’infrastructures pastorales adéquates.


   

 


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