l’industrie  


Le tissu industriel est embryonnaire dans la région du Sud-ouest. En effet il se caractérise par l’existence de quelques unités de petites et moyennes tailles, exerçant surtout dans l’agro-alimentaire (mini laiteries, boulangeries, unités de fabrication de miel et d’eau, etc.). Elles sont au nombre de 24 dont 15 dans la seule province du Poni.

Aussi, la région compte une usine d’égrenage de coton de la SOFITEX à Diébougou.


          l’artisanat 


A l’inverse de l’industrie, l’artisanat est l’une des principales activités exercées par la population après l’agriculture, l’élevage et la pêche. Les ouvriers et les artisans représentent 13,41% de la population de la région. L’artisanat comprend : 

  • l’artisanat d’art qui comprend la poterie, la sculpture de bois, la fabrication de la figurine en plâtre et des masques. Il occupe les deux sexes sans distinction ;
  • l’artisanat de service correspondant aux métiers de la forge, la vannerie, le tissage (nattes et vêtements) et la fabrication traditionnelle de meubles ;
  • l’artisanat de production couvrant les services d’entretien ou de réparation relevant de la mécanique, de l’électricité, de la plomberie, de la maçonnerie, de la blanchisserie, de la teinture. Il est pratiqué tant en milieu urbain que rural. L’artisanat est confronté à un certain nombre de contrainte parmi lesquelles on peut citer :
  • la difficulté de l’accès au crédit et partant le manque de fonds de roulement ;
  • le faible niveau de formation des artisans ;
  • le faible niveau d’équipement des artisans ;
  • les difficultés d’écoulement des produits artisanaux ;
  • l’inorganisation du secteur ;
  • la rareté de la matière première.

           


            L’orpaillage 


Il existe dans la région du Sud-Ouest diverses ressources minières. On dénombre d’importants gisements de cuivre à Gaoua dans la province du Poni (gisements de Diénéma-sud et de Gongondy). 

Par ailleurs, les résultats de recherche de trois sociétés d’exploration minière (Volta Resssources, Ampella Mining Gold SARL, Orezone Resources Inc.) publiés, montrent un potentiel de 5 à 6 tonnes d’or dans la province de la Bougouriba (Bondigui) ; 37,20 tonnes d’or dans la province du Noumbiel (Batié) ; 33,04 tonnes d’or et 330 400 tonnes de cuivre dans la province du Poni (Gaoua).

Le secteur minier est caractérisé par le phénomène de l’orpaillage. En effet, on répertorie 40[1] sites d’exploitation artisanale de l’or repartis dans les communes de Guéguéré, Disshin, Zambo et Dano dans le Ioba ; Bondigui et Diébougou dans la Bougouriba, Gbomblora, Kampti et Gaoua dans le Poni et Boussoukoula, Midebdo, Legmoin et Batié dans le Noumbiel. Ce chiffre n’est pas exhaustif en raison du caractère temporaire de certains sites.

L’orpaillage induit des conséquences inestimables du point de vue environnemental et social à court, moyen et long terme. 

Sur le plan social, on note la cherté des produits de base, la prostitution, l’abandon de l’école et le travail des enfants sur les sites, etc. Le travail des enfants est un phénomène qui prend de l’ampleur du fait du boom de l’orpaillage dans la région qui a entrainé une demande importante de main d’œuvre. Des données provenant de contrôles effectués par la direction régionale du travail et de la protection sociale du Sud-ouest (DRTPS-SUO), il ressort que 131 enfants ont été victimes de pires formes de travail sur les sites miniers en 2017. Ces enfants participent au travail dans les galeries, au concassage du minerai, à l’approvisionnement en eau, au vannage, au lavage de la poudre de minerai, au tamisage, au meulage et dans diverses activités de petit commerce sur les sites. Le travail se fait sans aucune mesure de précaution ou de protection pour minimiser les risques pour l’enfant. Aussi, les longues heures de travail, le port de charge lourde, le travail nocturne et tardif, l’exposition à des produits toxiques dangereux avec une rémunération dérisoire ou sans, font peser sur la santé de l’enfant de grave risque (d’éboulement, croissance, insécurité, maladies pulmonaires ou oculaires).

Au niveau de l’environnement, l’activité contribue fortement au déboisement et à la déforestation, à la dégradation des sols, à la pollution de l’air par la poussière et le monoxyde de carbonique, du sol, de l’eau et de la nappe phréatique par les produits chimiques toxiques, la dégradation de la biodiversité…

Dans la région du Sud-ouest, on observe particulièrement, une forte pression sur les forêts classées, des réserves totale et partielle de faune soupçonnées d’abriter des filons d’or. C’est le cas de la forêt classée de Koulbi qui a connu une invasion par les orpailleurs en 2014. En 2017, la direction régionale de l’environnement, de l’économie verte et des changements climatiques(DREEVCC) a dénombré 5 sites d’orpaillage dans les forêts classées de la région. L’exploitation minière artisanale contribue également à la réduction des zones de pâtures pour les animaux ou des surfaces cultivables. Cette situation a pour conséquence les nombreux conflits entre acteurs concernés. Les conflits entre populations et exploitants miniers se chiffrent par exemple à 13[2] en 2017.

Les défis de l’organisation et de la modernisation du secteur s’imposent donc afin d’atténuer les effets néfastes et d’apporter des retombées financières significatives à la région.


 Les ressources minières


Il existe dans la région du Sud-ouest des ressources minières variées. On signale d’importants gisements de cuivre à Gaoua dans le Poni (gisements de Diénéména–sud et de Gongondy) estimés à 24 millions de tonnes de minerais à 0,8% cuivre et des indices d’or dans toutes les provinces de la région.

Par ailleurs, les résultats récents de recherche de trois sociétés d’exploration minière (Volta Ressources, Ampella Mining Gold SARL., Orezone Resources Inc.) publiés, montrent un potentiel de 5 à 6 tonnes d’or dans la Province de la Bougouriba (Bondigui) ; 37,20 tonnes d’or dans la Province du Noumbiel (Batié) ; 33,04 tonnes d’or et 330 400 tonnes de cuivre dans la Province du Poni (Gaoua).

On peut en guise de conclusion partielle dire que la région jouit de conditions physiques favorables pouvant influencer positivement son développement socioéconomique.

 

[1] Ces chiffres ont été fournis par la direction régionale de l’environnent, de l’économie verte et des changements climatiques (DREEVCC)

[2] Source : Préfectures, Mairies et Hauts Commissariats de la région.

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