La région du Sud-Ouest dispose d’un potentiel en ressources végétales, fauniques et halieutiques.

 Ressources végétales

La région du Sud-Ouest appartient au domaine phytogéographique soudanien avec une végétation abondante dominée essentiellement de savanes arborées et de savanes boisées. Du nord au sud, on observe une évolution de la savane arborée vers les forêts claires et les galeries forestières le long des cours d’eau. 

Les essences forestières dominantes dans les espaces naturels sont : Annona senegalensis (pomme cannelle du Sénégal), Isoberlinia doka, Afzelia africana (Lingué), Diospyros mespiliformis (ébène africain), Lannea microcarpa (raisinier sauvage), Acacia senegal (gommier), Acacia seyal, Khaya senegalensis (caïlcédrat), Detarium microcarpum (détarium), Sclerocarya birrea (prunier), Daniellia oliveri, Bombax costatum (fromager), Ficus gnafalocarpa (figuier), etc.

Les essences végétales dominantes dans les milieux anthropiques sont : Vitellaria paradoxa (karité), Tamarindus indica (tamarinier), Parkia biglobosa (néré), Acacia albida, Azadirachta indica (neem), Eucalyptus camaldulensis (eucalyptus), Terminalia avicennioides, Adansonia digitata (baobab), etc.

Ainsi, la région dispose d’un assez important potentiel en ressources non ligneuses à valoriser. En particulier le karité, le néré et la pomme cannelle peuvent faire l’objet d’études spécifiques pour des projets régionaux. 

Les formations forestières naturelles se répartissent en deux domaines: un domaine non classé et un domaine classé. Le domaine classé est constitué de trois (3) réserves de faune et de trois (3) forets  classés. Le domaine classé comprend des réserves de faunes et des forêts classées. 

Cependant, toutes ces richesses sont menacées par les actions anthropiques (feux de brousse, coupe abusive de bois, divagation des animaux, cultures extensives ou sur brûlis, occupation par les habitations, etc.). Des projets d’intensification agricole et d’aménagement de l’espace sont nécessaires pour faire face à ces menaces à long terme.


 Ressources fauniques 

Les aires fauniques qui sont estimées à 271 000 ha dans la région du Sud-Ouest. N’échappent pas au phénomène de dégradation. Les plus importantes sont la réserve partielle de faune de Koulbi (40 000 ha), la réserve partielle de faune de Nabéré dans la Bougouriba (36 500 ha), la réserve partielle de faune de Bontioli (29 500 ha) et la réserve totale de faune de Bontioli (12 700 ha) dans le Ioba. 

Les espèces fréquemment rencontrées sont : les Ourebia ourebi (Ourébis), les Hystrix cristata (porcs-épics), les Lepus capensis (lièvres), les Phacochoerus aethiopicus (phacochères), les Loxodonta africana (éléphants), les Numida meleagris (pintades sauvages), les Francolinus bicalcaratus (francolins), etc. La situation des forêts classées se présente comme suit: 

Situation des aires de protection de la faune dans la région du Sud-ouest en 2016



 Ressources halieutiques

La pêche est pratiquée tout le long du fleuve Mouhoun, mais également dans les sousbassins hydrographiques de la Bougouriba et du Poni qui abritent d’importants lacs artificiels au niveau des barrages de  Poniro, de Bapla et de Batié. Les principaux poissons rencontrés sont : Glacias (silure), Alestes (Sardines), Hydrocion (poisson chien), Disticodice (faux capitaine), Malopterus(poisson électrique), Lates niloticus (capitaine), etc.


 Les espaces de production et d’exploitation


La région du sud-ouest dispose sur le plan naturel et physique des atouts dont la prise en compte à travers des actions ciblées pourrait apporter les bénéfices pour l’ensemble de la région. Ce sont : 

  • La présence de terres assez disponibles et de bas-fonds fertiles dont essentiellement les bas-fonds de Pontiéba et de Moutori ; C’est d’ailleurs cet atout qui permet de nos jours le développement de la production cotonnière par extension des superficies exploitées.
  • La présence de cours d’eau dont le fleuve Mouhoun (le plus important, couvrant toutes les provinces) et celui de la Comoé qui offre des possibilités pour la petite irrigation.
  • La disponibilité de cours d’eau favorables à la petite irrigation en cas de bonne pluviométrie.

Malgré les atouts cités ci-avant, un certain nombre de contraintes constituent un handicap pour le développement de la région. Ce sont : 

  • Le relief très accidenté diminue la superficie des terres cultivables et facilite l’érosion des sols par un ruissellement très rapide. La pauvreté des sols gravillonnaires leur confère des caractéristiques très peu favorables à l’agriculture ;
  • Le réseau hydrographique n’est pas dense et pose le problème d’alimentation en eau qui est une des principales préoccupations des villes. Les marigots qui traverse les villes sont peu exploités ;
  • L’irrégularité des précipitations ;
  • La dégradation accélérée du couvert végétal. Il se dégrade très rapidement sous l’effet des feux de brousse, l’exploitation très intense du bois de chauffe et l’utilisation des pesticides par les orpailleurs.

 

   

 


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