Les Hauts-Bassins

Ressources en eau

 

Source: Julio Von Gepetto


 

 


La région des Hauts-Bassins est l’une des plus drainées du Burkina Faso. Le réseau hydrographique est essentiellement composé du Mouhoun et de ses affluents dont les principaux sont la Dienkoa, le Guenako, le Kou et le Plandi. On y distingue les eaux souterraines et les eaux de surface.

  • Eaux souterraines

Les ressources en eaux souterraines sont abondantes et leur importance varie d’une zone à l’autre en fonction des facteurs géomorphologiques. Elles sont reparties entre les formations  sédimentaires à dominance gréseuse et les formations cristallines. L’épaisseur d’altération superficielle varie selon les endroits avec une moyenne de 25 mètres. On distingue deux (2) zones en matière d’eau souterraine : (i) la zone sédimentaire (Houet et Kénédougou), plus favorable à la constitution de nappes et (ii) la zone du « socle » sur laquelle se trouve le Tuy.

La zone de Bobo-Dioulasso abrite de très importants aquifères qui donnent naissance aux sources de Nasso qui alimentent toute la ville en eau de bonne qualité. Mais, la diminution du débit de ces sources (liée à la baisse tendancielle de la pluviométrie et à une moindre recharge dans les zones d’infiltration), les besoins grandissants de l’agglomération et de l’agriculture en aval de ces sources, la prolifération des sachets plastiques, l’urbanisation incontrôlée, l’industrialisation (eaux usées), l’ensablement font peser de lourdes menaces à court et moyen terme sur cette ressource en eau majeure. Des mesures de protection sont urgentes.

  • Eaux de surface

Les eaux de surface sont constituées par les cours d’eau naturels, les plans d’eau qui sont les ouvrages artificiels et les mares naturelles.

La région des Hauts-Bassins fait partie du bassin versant du Mouhoun et dispose de ressources en eau de surface assez importantes. Le principal fleuve est le Mouhoun qui compte parmi les cours d’eau pérennes du pays. Le Kou, l’un de ses principaux affluents se jette en aval du village de Samandéni à environ 13 km et en amont du bras de ruisseau qui alimente la mare aux hippopotames de Bala.

Le barrage le plus important de la région est celui de Samandéni situé dans la province du Houet (précisément dans la commune de Bama) avec une capacité de 1 050 000 000 de m3 et couvrira une surface inondée d'environ 200 km[1], un véritable lac artificiel. A ce jour, la région dispose de trente-neuf (39) barrages, vingt un (21) retenues d'eau (lacs, mares, boulis) avec une superficie aménageable de 739 ha2. Cela contribue beaucoup au développement des activités agro-sylvo-pastorales et surtout au maraichage.

Le caractère intermittent de certains cours d'eau couplé à leur ensablement continu, rendent difficile l'abreuvement du bétail et la pratique du maraîchage en saison sèche. La densité et le régime d'écoulement dépendent des eaux de pluie qui ont une répartition irrégulière dans le temps et dans l'espace. Ces cours d'eau constituent une potentialité non négligeable pour le développement des activités agro-sylvo-pastorales, fauniques et halieutiques de la région. Toutefois, ces cours d'eau peuvent constituer parfois des facteurs d'enclavement de certains villages surtout en saison pluvieuse.

Les CC se manifestent sur les eaux de surface par l’ensablement et l’assèchement précoce des cours d’eau limitant les activités agro-sylvo-pastorales, fauniques et halieutiques, la mort des poissons.

Aussi, les rejets des déchets industriels, des sachets plastiques, la mauvaise conception du pont Kou et les troncs d’arbres constituent des contraintes majeures pouvant provoquer l’envasement.

 

Source: Julio Von Gepetto