L'Est

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  • Le comité d'organisation met les bouchées doubles

    La SRC de l'Est se tiendra du 19 au 21 décembre 2019 à Fada N'Gourma. À 24 heures de la tenue de ce rendez-vous culturel, le comité d'organisation a tenu ce 18 décembre 2019 une rencontre pour les derniers réglages.

     

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Le gouverneur de la région de l’Est, colonel Saidou Toussaint Prosper Sanou, a eu une séance de travail avec la section de l’Est du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) sur notamment les prétendues stigmatisations d’une communauté dans la région. Il nous a donné sa lecture de la situation à l’issue de la rencontre, dans la soirée du mercredi 4 décembre 2019.

Des rumeurs circulent dans la région de l’Est et au-delà, sur la stigmatisation de certaines communautés, dans ce contexte d’insécurité. Face à cette situation, le gouverneur de l’Est, le colonel Saidou Sanou, a rencontré la section régionale du MBDHP pour voir dans quelle mesure la structure peut contribuer à lever toute équivoque.

Suite à la rencontre, le colonel Sanou a d’abord estimé qu’il faut éviter de confondre stigmatisation et vindicte populaire. « Y a-t-il une raison qu’une communauté soit stigmatisée dans la région ? Quelle est la communauté qui stigmatise l’autre ? Quel est le rôle qu’ont joué les organisations de la société civile ? », a-t-il demandé. Il s’est voulu clair : « Tous ceux qui parlent de stigmatisation sont des acteurs de la stigmatisation ; parce que, selon moi, ces derniers veulent nous envoyer sur le terrain de la stigmatisation et dans le phénomène de la délinquance régionale ».

Le gouverneur a précisé que dans la région et dans la ville de Fada N’Gourma, il y a des délinquants issus de plusieurs communautés. « La semaine dernière, quatorze fidèles protestants sont tombés suite à une attaque terroriste. La communauté dont ils sont issus a-t-elle parlé de stigmatisation dans cette tuerie barbare ? Pour moi, tous ceux qui parlent de la stigmatisation doivent savoir raison garder et sont des ennemis du vivre-ensemble du peuple burkinabè », a martelé le colonel Sanou.

 

Le 1er représentant de l’administration propose aux OSC de demander au gouvernement de lancer un appel à la recherche et à l’arrestation de tous ceux qui parlent de stigmatisation d’une quelconque communauté, afin qu’ils s’expliquent sur les raisons fondamentales qui amènent à stigmatiser une communauté car « ce sont eux qui cherchent la division entre les communautés ».

« Il faut que nous menions des débats intellectuels afin d’éclairer nos frères qui sont dans les villages et qui ne comprennent pas, et afin de ne pas stigmatiser une communauté quelconque ; ce qui peut entraîner des conflits intercommunautaires. J’ai été ferme et je le répète : tous ceux qui parlent aujourd’hui de la stigmatisation d’une communauté sont les vrais acteurs de la division », a soutenu le pandore et patron de la région.

Parlant des déplacés internes des villages de Natiaboani, Nagré et environnants, le gouverneur a expliqué que l’un des objectifs recherchés par les groupes armés qui sévissent dans la région, c’est de terroriser les populations afin qu’elles partent et laissent l’espace inoccupé.

« Des écoles ont été fermées par ces groupes armés mais à aucun moment, ils ne sont venus enseigner de l’arabe dans ces écoles. Pour cela, il faut une organisation interne et résiliente pour faire une résistance populaire. Il faut que les personnes ressources, religieux, coutumiers, etc. s’investissent aux côtés de l’administration pour aider les forces de défense et de sécurité pour la lutte contre ces groupes armés », a-t-il souhaité. Pour le gouverneur, il s’agit d’une guerre qui nous a été imposée et le peuple burkinabè a l’obligation de s’unir et de trouver des réponses endogènes.

En attendant, le colonel Sanou a instruit les FDS d’augmenter les contrôles pour ceux qui entrent (déplacés internes) et d’être vigilantes. Aussi, les services de l’action sociale sont à pied d’œuvre pour une prise en charge des déplacés internes.

« Les zones abandonnées par les déplacés, au nombre de 6 000 personnes, ont toutes été minées actuellement et ne sont pas accessibles aux véhicules pour des interventions militaires », a confié le gouverneur.

Lefaso.net

 
Dr T. Modeste YERBANGA , Président du Conseil régional du Centre-Sud a signé ce 13 décembre les protocoles d’opérationnalisation du transfert des compétences et des ressources de l’Etat à la Région du Centre-Sud.
Ce sont au total 10 domaines qui ont été transférés au conseil régional. 
 

 

L’ARBF(Association des régions du Burkina Faso) et l’AMBF(Association des Municipalités du Burkina Faso) travaillent depuis un certains temps en consortium pour la visibilité des collectivités du Burkina Faso.

Ces deux faîtières travaillent à résoudre le problème de manque d’information sur les régions et les communes qui constitue un véritable handicap pour la planification et la participation au développement local.

 

Pour sauvegarder les ressources naturelles et spécifiquement Réduire les émissions de la déforestation et la dégradation des forêts (REDD+), les organes communaux de Kantchari et de Partiaga ont tenu un atelier, les 9 et 10 décembre 2019 à Fada N’Gourma. Durant les deux jours de session, les comités communaux et les cellules techniques communales ont été outillés. Les auteurs peuvent désormais assumer pleinement leur rôle dans la lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts.

Le mercredi 11 décembre 2019, le Burkina Faso a commémoré son 59e anniversaire à l’accession de son indépendance. Pour cette année, Tenkodogo, chef-lieu de la région du Centre-Est a accueilli les festivités dans la sobriété, comme l’a souhaité le comité national d’organisation.

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