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Santé : Près de 40% des infirmiers exercent illégalement dans la région du Centre

Ce 18 janvier 2020, le Conseil régional du Centre de l’Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina a tenu sa première assemblée régionale de l’année. Une rencontre qui a fait le bilan du mandat 2016-2019 du Conseil régional de cet ordre.

En point de mire de cette rencontre statutaire, les actions menées par le Conseil régional pendant son mandat, les difficultés auxquelles il s’est heurté et l’élection d’un bureau pour un nouveau mandat de 4 ans, 2020-2024. Pour cet exercice, les infirmiers et infirmières étaient accompagnés du Conseil régional de l’Ordre national des sages-femmes et maïeuticiens et du bureau national de l’ordre des infirmiers et infirmières.

Le bilan, après quatre années est jugé satisfaisant pour l’équipe sortante du Conseil régional du Centre de l’Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina. En effet, seul 30% des infirmiers et infirmières de la région du Centre étaient inscrits au registre de l’ordre de ce corps. En quatre années d’exercice, le bureau se félicite d’avoir atteint 63% d’inscrits à la fin de l’année 2019.

Des chiffres que Pascal Tindano, président en fin de mandat du Conseil régional du Centre de l’Ordre des infirmiers et infirmières du Burkina et ses camarades enregistrent à l’actif des vastes campagnes de sensibilisation. Qu’à cela ne tienne, la lutte devra être poursuivie en 2020 de l’avis de Pascal Tindano, car « encore près de 40% des infirmiers dans le Centre exercent illégalement. Dans les hôpitaux de référence de Ouagadougou, il y a des taux très bas d’inscription ». « Beaucoup continuent de s’inscrire par nécessité, soit pour se faire embaucher quelque part, soit pour compléter un dossier », regrette-t-il avant de noter une insuffisance d’engagement des infirmiers pour assainir l’ordre à certains endroits.

Egalement à son compteur, des activités de sensibilisation et de mobilisation des infirmiers , de création et de dynamisation des noyaux relais, de formation des membres sur divers thèmes, notamment sur les principes fondamentaux de l’ordre, la gratuité des soins.

De la poursuite des discussions

En septembre 2019, le gouvernement adoptait le répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME). Et si dès son adoption la décision a fait des « gorges chaudes » au sein de ce corps de métier, le prochain bureau aura la charge de poursuivre les discussions autour de cette décision, a avisé Pascal Tindano. « Nous ne faisons qu’observer pour le moment, il reste l’application effective que nous voulons voir comment ça va se passer », confie Charles Zoubiré, secrétaire général du Centre de l’Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina. Le conseil regrette surtout n’avoir pas été associé à l’adoption du projet.

Notons que cette activité est consacrée par l’article 14 de la loi 017/2012/AN du 8 mai portant création, attribution, organisation et fonctionnement de l’Ordre des infirmiers et infirmières du Burkina.

Mariam Ouédraogo
Lefaso.net