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OUOBA Y. Jean

OUOBA Y. Jean

samedi, 01 février 2020 13:58

Environnement



 

 

 

samedi, 01 février 2020 12:48

Environnement



 

Végétation


 

La région compte principalement trois types de formations végétales à savoir (i) les savanes arbustives, (ii) les savanes arborées et les forêts-galeries. 

Les savanes arbustives : elles sont les plus abondantes. Elles sont rencontrées dans toutes les quatre provinces. Cette formation végétale est une des caractéristiques du climat nord-soudanien. Ce qui explique sa forte présence dans les provinces du nord de la région que sont le Boulkiemdé et le Sanguié. Les espèces ligneuses les plus rencontrées dans les savanes arbustives de la région sont Vitellaria paradoxa, Parkia biglobosa, Lannea microcarpa, Faidherbia albida, Tamarindus indica, Adansonia digitata, etc. Quant au tapis herbacé de ces formations, elles sont dominées essentiellement par Andropogon gayanus et Cymbopogon schoenanthus.

 

Les savanes arborées : elles sont caractéristiques du climat sud-soudanien et sont localisées essentiellement au sud de la région notamment dans les provinces de la Sissili et du Ziro. Elles sont constituées essentiellement de ligneux de 7 à 12 mètres de haut dominant un tapis graminéen important. Les espèces rencontrées dans ces formations végétales sont assez variées et dépendent aussi de la géomorphologie. Les plus fréquentes sont Parkia biglobosa, Anogeissus leiocarpus, Pterocarpus erinaceus, Tamarindus indica, Adansonia digitata, Burkea africana, Isoberlinia doka, Crossopteryx febrifuga, Combretumsp., etc. Il faut toutefois préciser que ces formations sont en constant changement du fait de l’utilisation plus ou moins récente des terres pour l’agriculture.

Les forêts-galeries : elles sont présentes dans toutes les quatre provinces, où on les trouve principalement le long des cours d’eau. Leur présence est surtout marquée dans les provinces du Sanguié, de la Sissili et du Ziro où elles occupent de grandes superficies. Les principales essences rencontrées dans ces forêts-galeries sont Pterocarpus erinaceus,Pterocarpus lucens, Anogeissus leiocarpus, Adansonia digitata, Burkea africana Diospyros mespiliformis, Khaya senegalensis, Daniellia oliveri, Mitragyna inermis, etc.

La région compte six (6) forêts classées d’une superficie totale de 145 549 ha dont la situation est présentée dans le tableau suivant. 

Forêts classées de la région

 

Nom de la forêt classée

Superficie (ha)

Date de classement

Localisation

Tiogo

30 000

17/01/1940

Ténado (Sanguié)

Nazinon

23 699

04/12/1953

Sapouy (Ziro)

Kalyo

37 600

17/01/1940

Zawara (Sanguié)

Laba

16 750

01/05/1936

Zawara (Sanguié)

Sissili

32 700

31/01/1955

Sissili

Baporo

4 800

01/05/1936

Baporo (Sanguié)

Total

145 549

-

-

Source : DREEVCC/COS, 2017

Ainsi, la province du Sanguié à elle seule abrite quatre des six forêts classées de la région, soit 61,25% de leur superficie totale, tandis que celle du Boulkiemdé est la seule à ne pas avoir de forêt classée. De nos jours, toutes ces forêts classées sont soumises à d’intenses pressions anthropiques entrainant leur dégradation et la déforestation continue de leurs territoires. 

Outre les forêts classées, la région compte plus d’une cinquantaine d’espaces de conservation (forêts villageoises, forêts communales, bosquets, etc.) à but de protection ou de production végétale, faunique ou sociale, d’une superficie totale de près de 5 000 ha (DREEVCC/COS, 2017).

Voir ci-après la carte d’occupation des terres de la région.

 

Carte 4 : Occupation des terres

 

 

Faune


Le potentiel faunique de la région est important et diversifié. Cette faune est dispersée dans toute la région avec toutefois une forte présence dans les zones forestières de la Sissili et du Ziro (PNKT et la partie du ranch de Nazinga se trouvant dans la région). Elle est essentiellement composée de buffles, d’éléphants, d’hippotrague, de bubales, de damalisques, de phacochères, de singes, d’hyènes, de crocodiles, de lièvres, d’outardes, de pintades, etc. 

La tendance est cependant à la diminution voire la disparition de certaines espèces animales dans la région en raison des aléas climatiques et des actions anthropiques qui ont progressivement détruit leur habitat. Dans le but d’une meilleure valorisation des ressources fauniques, les forêts classées de Sissili et Kalyo ont été concédées et sont actuellement sous aménagement faunique. 

 

Environnement et changements climatiques


La région du Centre-Ouest, à l’image de tout le pays, connaît les manifestations du changement climatique. Elles ont des impacts négatifs essentiellement sur le climat et sur les secteurs de production se basant sur les ressources naturelles. Les principales manifestations recensées par les acteurs sont :

  • la baisse continue de la pluviométrie ;
  • les poches de sécheresse plus fréquentes ;
  • le raccourcissement continu de la durée de la saison des pluies ; - les démarrages tardifs des saisons de pluie ;
  • l’augmentation de la température entrainant des périodes de chaleur excessive ; - les fortes précipitations entrainant des inondations ; -        les vents violents.

Les secteurs et sous-secteurs les plus vulnérables aux manifestations des changements climatiques dans la région sont ceux de l’agriculture, l’élevage, l’eau et la foresterie. Les impacts des changements climatiques sur ces sous-secteurs sont notamment la :

  • baisse des rendements ;
  • réduction des pâturages avec en outre la disparition de certaines espèces appétées ;
  • mortalité des ligneux ;
  • disparition des certaines espèces fauniques et forestières ;
  • baisse de la production des PFNL ; - perte de la biodiversité ;
  • baisse des quantités d’eau de surface et d’eau souterraine ;
  • réduction de la superficie et du potentiel des formations naturelles.

Face aux effets des changements climatiques, les populations aidées par les partenaires ont développé ou adopté des pratiques d’adaptation dans les sous-secteurs les plus sensibles de la production agrosylvo-pastorale. Les pratiques d’adaptation les plus rencontrées sont la :

  • réalisation d'actions de Défense, Restauration des Sols/Conservation des Eaux et des Sols

(DRS/CES) : cordons pierreux, production et utilisation du fumier, etc. ;

  • utilisation de semences améliorées ;
  • pratique de l’agroforesterie ;
  • pratique de la régénération naturelle assistée (RNA) ;
  • délimitation et surveillance des forêts (aménagement et gestion rationnelle des formations naturelles) ;
  • utilisation de foyers améliorés ;
  • valorisation des PFNL ;
  • production de plants et reboisements individuels et collectifs des espèces locales et exotiques ;
  • lutte contre les feux de brousse.

Toutefois, ces pratiques d’adaptation sont restées localisées et d’une faible ampleur. Elles doivent être renforcées aux fins de produire des résultats capables de renverser la tendance de dégradation des ressources naturelles et de réduction de la production agro-sylvo-pastorale. 

 

 

samedi, 01 février 2020 12:48

Industrie



 

 

 

 

 

 


 

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Commerce



 

 

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Bureau

 



 

 

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Pêche

 



 

 

samedi, 01 février 2020 12:48

Elevage



 

 

 

 

L’élevage constitue la deuxième activité économique de la population après l’agriculture. Elle constitue une pratique très développée dans la région. Deux principaux systèmes prédominent à savoir :

  • Le système traditionnel extensif transhumant marqué par des migrations cycliques à la recherche de pâturages et de points d’eau. Il est basé sur l’exploitation des parcours naturels et constitue le système d’élevage le plus important au plan numérique. Ce mode d’élevage est pratiqué surtout par les Peuls. Ce système d’élevage se justifie principalement par (i) la recherche de meilleurs pâturages ou points d’eau permanents pour l’abreuvement des animaux, (ii) le rétrécissement des espaces pastoraux résultant des pressions exercées sur les terres et (iii) la difficulté d’accès aux ressources pastorales (pâturage et eau) en saison pluvieuse du fait de l’obstruction des pistes d’accès ;
  • Le système traditionnel extensif sédentaire qui est caractérisé par un élevage en association avec l’agriculture ou l’agro-pastoralisme avec le plus souvent un cheptel constitué de bovins, de petits ruminants, d’asins, de porcins, d’équins et de volaille à travers l’aviculture traditionnelle très développée dans la région. Il est pratiqué par les agro-pasteurs sédentarisés qui détiennent en plus des animaux de trait un noyau naisseur en vue de diversifier leur production.

Outre ces systèmes traditionnels extensifs dominants existent deux systèmes d’élevage à petite échelle que sont les systèmes semi-intensif et intensif. Le premier concerne surtout les unités d’embouche bovine, ovine et porcine de même que les animaux de trait. Le second porte sur les unités avicoles modernes (pondeuses essentiellement) et les élevages laitiers péri-urbains appartenant à des opérateurs économique.

Cheptel de la région

La seconde Enquête nationale sur les effectifs du cheptel (ENEC) menée en 2003 a placé la région du

Centre-Ouest en deuxième rang pour ce qui concerne l’élevage des ovins et des caprins avec des proportions respectives de 11,1% et de 12,3% du nombre total de têtes de ces espèces dans le pays. Pour ce qui concerne les asins, la région occupait le premier rang au niveau national sur les treize régions avec 122 497 têtes soit une proportion de 13,39% de l’effectif de l’ensemble du pays. 

Pour ce qui est de l’élevage de la volaille, la région du Centre-Ouest, selon toujours la seconde ENEC, occupait la première place au Burkina, concernant le nombre de poules et de pintades avec respectivement des proportions de 14,5% et 25,0% des effectifs nationaux. Concernant les dindons, la région occupe la deuxième place dans le pays avec 16,1% du nombre total de têtes dans le pays.

Ces statistiques montrent amplement que le Centre-Ouest constitue au plan national une des régions où la pratique de l’élevage est une activité économique très importante.

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Santé



 

 



 

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Cultures et Loisirs



 

 

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