Services sociaux de base

 


Les secteurs sociaux recouvrent l’éducation formelle, l’alphabétisation et l’éducation non formelle, la santé, l’assainissement et l’eau potable, l’art et la culture, les sports et loisirs, la formation professionnelle et l’emploi.  

 


Education formelle


Education préscolaire

En termes de structures préscolaires en 2015-2016, on enregistrait pour l’ensemble de la région, 22 structures préscolaires dont 05 Centres d’éveil et d’éducation préscolaire (CEEP) et 17 espaces d’entraide communautaire pour l’enfance (Bissongo).


Education primaire

 

Les efforts consentis pour le renforcement des capacités en infrastructures, l’instauration des cantines scolaires, les actions conjuguées de sensibilisation et d’alphabétisation en direction des parents d’élèves ont permis d’accroitre les effectifs tout en améliorant le ratio élève-classe.

En effet, la région du Sahel comptait 126 092 élèves au primaire en 2017 dont 59 474 filles soit 47% de l’effectif. Cet effectif a enregistré une hausse de 36,27% sur les cinq (05) dernières années. Le nombre de filles scolarisées au primaire est passé de 43 555 en 2012 à 59 474 en 2017 soit un progrès de 36,54%.

 

En 2016/2017, la région du Sahel comptait 1013 écoles, soient 923 pour le public et 90 pour le privé. Le nombre des salles de classe était de 4080 dont 3778 classes publiques et 302 classes privées. On note également la présence de 545 classes sous paillote. 738 écoles bénéficiaient de cantines.

Sur la même période, 1259 logements pour les enseignants étaient disponibles. Pour ce qui concerne les infrastructures connexes, la région comptait 470 forages et autres points d’eau et 653 latrines dans les écoles.


Enseignement post primaire et secondaire

Le nombre d’établissements post primaire et secondaire est passé de 48 à 98 entre 2013 et 2017 et le nombre total de classes de 233 à 458 sur la même période. Le nombre d’élèves a connu également une augmentation régulière entre 2013 et 2017. Il est passé de 16 679 élèves en 2013 à 21 619 en 2017.

De 2012/2013 à 2016/2017, le TBS au post-primaire et secondaire a évolué timidement. En effet, il est passé de 2,5% à 3,2% au secondaire et de 11,6% à 14% au post primaire.

Les taux d’admission au BEPC et au BAC sont restés inférieurs à 40% durant la période 2012 à 2017.


Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation

L’enseignement supérieur est à l’état embryonnaire dans la région du Sahel. Toutefois, la région dispose d’un centre universitaire polytechnique à Dori. Ce centre supérieur d’enseignement compte deux filière que sont la filière mine et la filière élevage. Par ailleurs, la région dispose d’une Direction régionale de l’Institut de recherche environnementale et agricole (INERA) qui valorise la production agricole.


Alphabétisation et l’éducation de base non formelle


L’éducation non formelle concerne toutes les activités d’éducation et de formation, structurées et organisées dans un cadre non scolaire. Elle comprend deux (02) volets : l’éducation non formelle des adolescents et l’éducation non formelle des adultes.

Le nombre des centres alpha a considérablement baissé. Il est passé de 1528 centres en 2012 à 211 centres en 2017.

 En ce qui concerne le bilan des centres d’alphabétisation en 2016, il a été enregistré 14 004 inscrits (dont 9 141femmes) 11 807 ont été évalués (dont 7 934 femmes), 10 738 ont été admis (dont 7 299 femmes).

 

 

 


Santé


En 2017, la région du Sahel comptait un Centre hospitalier régional (CHR), trois (03) Centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA), quatre-vingt-dix-sept (97) Centres de santé et de promotion sociale (CSPS), deux (02) dispensaires isolés (Dori et Djibo), huit (08) formations sanitaires privées, trente-trois (33) officines et de dépôts pharmaceutiques (ordre privées). Cette situation constitue une évolution par rapport à l’année 2012 comme l’indique le tableau ci-après.

En termes de  personnel soignant,  la région comptait en 2017, 37 médecins, 09 pharmaciens, 225 Infirmiers d’Etat, 126 Infirmiers brevetés ainsi que 126 Sages-femmes et Maïeuticiens d’Etat (SF/ME). De façon générale, les indicateurs de santé évoluent positivement dans la région du Sahel. C’est le cas du taux d’accouchement assisté est passé de 68,5% en 2012 à 74,5% en 2017enenEn effet

aussi le rayon moyen d’action des formations sanitaire est de 10,3 sur la meme période. Quant au taux d’utilisation des méthodes contraceptives est passé de 28,4 en 2014 à 38,83 en 2017.

 


Eau potable et assainissement


Le taux d’accès à l’eau potable dans la région du Sahel se chiffrait à 56,7% en 2017 selon l’Inventaire National des Ouvrages Hydrauliques (INOH) contre 66,2% au niveau national. La région disposait en 2017, de 4130 forages dont 3594 fonctionnels, 718 puits modernes dont seulement 33% sont permanents, 54 Adductions d’Eau Potable Simplifiée (AEPS), 68 Postes d’Eau Autonome (PEA) et 333 bornes fontaines.

Une analyse de l’accès à l’eau potable par province place le Yagha en tête avec un taux de 66% suivi du Séno (61,3%). Le Soum et l’Oudalan ferment la marche avec respectivement 51,9% et 50,6%. Ainsi, nonobstant les efforts déjà consentis, les prochaines années devraient faire l’objet de plus d’abnégation en matière de réalisation d’infrastructures hydrauliques surtout dans les provinces de l’Oudalan et du Soum.

S’agissant de l’assainissement, il a connu une évolution importante entre 2016 et 2017 passant de 11,5% à 12,4% et ce, grâce aux actions menées par les différents acteurs, dans la réalisation des latrines familiales. Ainsi, pour atteindre la cible de 24,0% en 2020 au niveau régional, il faut généraliser  l’assainissement total piloté par la communauté.

 


Art, Culture et  Tourisme


Des manifestions culturelles de grande envergure sont régulièrement organisées dans la région. Ce sont le Festival des chameaux du Sahel (FESTICHAMS), le Festival Denke-Denke de Dori, le Festival Finatawa à Gorom-Gorom, le Festival « Leeral », le FESCUS. Il existe également des troupes de chanteurs et de danseurs traditionnels tels les flûtistes d’Oulo, les chanteurs traditionnels de Falagountou, la troupe théâtrale de Gorgadji, la troupe Foumtougol, la troupe de Charam-Charam, la troupe folklorique dénommée “Troupe Seyooré”, etc.

Le Musée traditionnel peulh de Dori, le Musée de Pobé-Mengao et le Musée archéologique Hu-beero d’Oursi sont trois (03) grandes infrastructures culturelles de la région.  

Par ailleurs la région du Sahel possède des potentialités touristiques dont certaines restent sous exploitées, voire inexploitées. Sur le plan de la fréquentation, elle faisait partie des régions les plus visité par les touristes. Mais, avec la situation sécuritaire, le secteur du tourisme vit une situation difficile. Toutefois, si la situation sécuritaire revient à la normale et que le secteur s’organise mieux, il est évident qu’il créera des emplois et générera des recettes importantes pour la région


Sport et loisirs


Les disciplines sportives pratiquées dans la région sont le football, le volleyball, le basketball, le ballon militaire, le badminton, équestre, l’athlétisme,  le kung fu. Le football est le sport le plus pratiqué. La région compte en 2018, 5 clubs de football affiliés à la fédération burkinabé de football dont une équipe féminine.

La situation des loisirs de la région se résument au championnat de pétanque avec la ligue régionale de pétanque, aux journées de loisir organisées par la DRFSNF et la DRSL et au tournoi de la ligue régionale de pétanque de la caisse populaire.

 


Formation professionnelle et l’emploi


Le répertoire de centre de formation de la Région du Sahel est assez diversifié .En effet, la région dispose d’une Ecole Nationale des Enseignants du Primaire (ENEP), une école privée de formation de personnel de santé, un centre régional de formation professionnel basé à la Direction régionale de l’Agence nationale de promotion de l’emploi (DR-ANPE), un Centre de promotion rurale (CPR) basé à Djomga, un centre de formation professionnel non formel à Hoggo/Sambouel, un Centre social de l’Union fraternelle des croyants (UFC) .

S’agissant de l’emploi, la demande reste supérieure à l’offre comme illustre le tableau suivant :

 

 

Année

2013

2014

2015

2016

2017

Demande

732

-

289

253

372

Offre

77

-

12

11

15

Ecart

655

-

277

242

357

Source : ANPE/SHL, Fiches de renseignement 2017


Cependant, une étude sur les créneaux d’emploi et les filières porteuses (bétail/viande, lait, cuirs et peaux, niébé…) a montré qu’il existe suffisamment de possibilités d’auto-emploi dans la région.