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Services sociaux de base

  


         DOMAINE SOCIAL


         Santé et VIH/SIDA


La région sanitaire des Cascades compte 3 districts sanitaires et un CHR : (i) le district sanitaire de Banfora qui possède 42 formations sanitaires, 15 dépôts privés de médicament et 4 officines privées ; (ii) le district sanitaire de Mangodara possédant 25 formations sanitaires et 6 dépôts privés de médicament et (iii) le district de Sindou qui compte 29 formations sanitaires et 12 dépôts privés de médicament.

En termes d’infrastructures sanitaires, la région dispose d’un CHR, 96 formations sanitaires, 5 CM, un CMA, des dépôts MEG fonctionnels. Elle met en œuvre la politique de la gratuité de soin au profit des enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. On note également la prise en charge gratuite des maladies à potentiel épidémique ainsi que la visite médicale des retraités. A cela s’ajoute la participation du secteur privé à l’offre de services de santé, l’existence de partenaires techniques et financiers et l’augmentation des taux de couvertures vaccinaux.

En outre, on y trouve les zones médicales de l’OST à savoir la zone médicale de Bérégadougou et de Banfora, le centre de Santé Maternelle et Infantile de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (SMI/CNSS), l’infirmerie de garnison et l’infirmerie des sapeurs-pompiers.

Enfin, le rayon moyen d’action théorique des formations sanitaires de la région est passé de 8,67 Kms en 2012 à 8,2 Km en 2015.

Concernant le volet VIH/SIDA, on note l’existence de moyens de protection, l’existence d’associations de lutte et d’assistance aux PVVIH, l’existence de structures de prise en charge médicale, l’existence d’un cadre stratégique de lutte contre les IST VIH /SIDA, l’existence de centres de dépistage, la présence de structures formées, une forte adhésion des femmes à la PTME etc.


 Éducation 


Dans le système éducatif de la région des Cascades, on distingue l’éducation formelle et l’éducation non formelle. 

l’éducation formelle

Le préscolaire : En termes de structures préscolaires en 2015-2016, on enregistrait pour l’ensemble de la région, 11 structures préscolaires dont 10 dans la Province de la Comoé et 1 dans la Léraba. Ces structures sont organisées en Centres d’éveil et d’éducation préscolaire (CEEP) et en espaces d’entraide communautaire pour l’enfance (bissongo). Ce niveau d’enseignement prépare les enfants pour le cycle primaire et permet de libérer les mères pour leur permettre de vaquer à leurs occupations et des jeunes filles pour leur scolarisation. 

L’enseignement primaire : L’enseignement primaire dans la région a connu d’énormes progrès en termes d’accès. On a enregistré une évolution quantitative des infrastructures scolaires au cours de ces dernières années. Le nombre d’écoles est passé de 505 en 2011-2012 à 621 en 2015/2016, soit une augmentation de 116 écoles en quatre années.  Au cours de l’année scolaire 20152016, on comptait 2246 salles de classe pour 106598 élèves, soit un ratio  élèves/classe de 47 et 729 logements pour enseignants. Les enseignants enregistrés étaient au nombre de 2515, soit un ratio élèves/maitre de 47,8.

Les principaux indicateurs de la demande éducative que sont le taux brut de scolarisation et le taux net de scolarisation étaient respectivement de 74,5% et 56,8% en 2010-2011. Ces taux ont connu des augmentations de l’ordre de 5 points pour le TBS et 9,2 points pour le TNS. Ils sont respectivement de 79% et 66% en 2015-2016.

La même tendance évolutive s’observe également dans le taux brut de scolarisation des filles qui est passé de 70,7% en 2010-2011 à 78,5% en 20152016, soit une augmentation de 7,8 points en cinq années. Cette situation traduit de plus en plus une très grande présence de la population scolarisable chez la gente féminine au primaire. L’indice de parité de l’effectif total du primaire au cours de l’année scolaire 2014-2015 dans la région est proche de 1 soit 0,94, montrant ainsi un grand effort en matière de scolarisation des filles. Le taux brut de scolarisation des garçons est légèrement supérieur à celui des filles (78,5%) et il se situe à 79,5% en 2015-2016. 

L’enseignement post primaire : En ce qui concerne l’enseignement post primaire en 2015/2016, 77 établissements ont été recensés dans la région dont 58 publics et 19 privés. Le nombre de salle de classe était estimé à 264 classes pour 467 enseignants dont 436 du public et 31 du privé. L’effectif des élèves était de 34696 dont 47,5% filles.

Le taux brut de scolarisation au post primaire est passé de de 32% en 2011/2012 à 39,2% en 2012/2013 puis à 46,6% en 2015/2016. Egalement, le taux net de scolarisation au post primaire, il est passé de 18,2% en 2011/2012 pour se situer à 25,6% en 2015/2016. 

Le taux brut d’admission (TBA) au post primaire au niveau régional était de 34,1 % en 2010-2011, puis à 53,7% en 2014-2015, pour atteindre 44,9% en 2015/2016, soit une augmentation de 10,8 points en 5 ans. Au plan provincial, le TBA de la Léraba est de 51,2% et celui de la Comoé est de 43,1% en 2015/2016.

L’enseignement secondaire : l’enseignement secondaire dans la région des Cascades est dispensé au niveau de 118 établissements dont 83 publics et 35 privés en 2015/2016. 

Le taux brut de scolarisation du secondaire est passé de 9,7% en 2011/2012 à 10,5% en 2013/2014, puis à 11,5% en 2015/2016, soit une variation moyenne de 1,5 point. Quant au taux net de scolarisation, il est passé de 1,9% en 2011/2012 à 3,2% en 2015/2016. 

Le taux brut d’admission (TBA) du secondaire était de 8% en 2011-2010, 7% en 2013/2014 puis à 12,9% en 2015-2016, soit une augmentation de près de 5 points en 5 ans. Le TBA de la Léraba est de 9,1%  et celui de la Comoé est de 14% en 2015/2016.

D’une manière générale, on note en termes d’atouts dans le domaine éducatif, les faits suivants : 

  • l’existence de CEEP et la disponibilité d’auditeurs et d’encadreurs ;
  • l’existence de la population scolarisable ;
  • l’existence de structures du préscolaire et des centres d’alphabétisation ;
  • l’engagement de l’État et de ses partenaires et de la société civile ;
  • la prise de conscience des populations à se faire alphabétiser ;
  • la discrimination positive en faveur des filles ;
  • la réduction considérable du déficit d'enseignants dans les classes ; ü l’accompagnement conséquent de l'encadrement pédagogique.

    Eau et assainissement 


L’accès à l’eau potable des populations est une priorité tant au niveau national que régional. Selon l’inventaire national des ouvrages hydrauliques (INOH) réalisé en décembre 2015, la région des Cascades comptait au total 1935 points d’eau moderne (PEM) équipés de pompes dont 1782 PEM équipés de pompes fonctionnelles, d’où un taux de fonctionnalité des PEM de 92,1%. En 2015, le taux d’accès à l’eau potable dans la région des Cascades était de 55,5% en milieu rural, soit 353 313 habitants desservis. 

L’accès à l’eau potable en milieu urbain ne concerne que les zones urbaines et l’approvisionnement en eau est assuré par les centres de distribution de l’office nationale de l’eau et l’assainissement (ONEA). Pour une population urbaine de 159743 habitants, 152404 habitants sont desservis, soit 95,40% par les 9168 branchements privés (BP) et 206 bornes fontaines (BF) pour une norme de 400 habitants par BF et 9 par BP.

L’accessibilité à l’eau potable dans les écoles et les CSPS est importante pour l’atteinte des résultats de qualité dans le milieu scolaire et sanitaire. Selon les données de l’INOH 2016, la région des Cascades disposait de 73 CSPS sur 92 qui sont équipés en PEM fonctionnels, soit un taux d’équipement fonctionnel de 79,35%. Pour ce qui concerne les écoles primaires, 227 sur 603 sont équipées en PEM fonctionnels, soit un taux d’équipement fonctionnel de 37,4%. 

La mise en œuvre de la PN-AEPA et l’opportunité pour les communes de la région de disposer d’un PCD-AEPA ont permis d’améliorer l’accès à l’assainissement dans les écoles primaires et les CSPS. Pour l’année 2016, les ouvrages d’assainissement réalisés pour les écoles étaient de 59 et 17 pour les CSPS.  Sur un total de 92 CSPS au niveau régional, 75 CSPS étaient équipés de latrines fonctionnelles, soit 81,52% et pour un ensemble de 603 écoles primaires, 429 étaient équipées de latrines fonctionnelles, soit 71,14%. 

D’énormes potentialités existent dans le secteur de l’eau et assainissement. Il s’agit entre autres :

  • l’existence d’importantes ressources en eau souterraine et des plans d’eau ;
  • un taux de fonctionnalité satisfaisant des forages et des puits modernes ;
  • l’existence d’AEPS dans les centres semi urbains et dans certains villages ;
  • l’existence d’AEP classique dans certaines villes (Banfora, Niangoloko et Bérégadougou)
  • la présence de nombreux partenaires techniques et financiers dans le secteur ;
  • l’existence de service d’hygiène et d’assainissement dans certaines communes.

 Sport et loisirs 


La région des Cascades dispose d’un certain nombre d’infrastructures sportives en 2016 que sont : un stade régional non achevé, 13 plateaux répartis au sein des structures, deux (2) terrains dont l’un de football et l’autre de volleyball. 

Compte tenu de l’existence de ces infrastructures en 2016, les disciplines sportives pratiquées étaient au nombre de 14. Parmi elles, le football, le volleyball, le handball, le basketball, l’athlétisme, le cyclisme, le taekwondo, la boxe, le judo, le karaté-do, le kung-fu, l’escrime, le rugby et la pétanque. Celles qui sont les plus pratiquées sont le football, le handball, l’athlétisme, le taekwondo, le judo, le kung-fu et le rugby. 

En matière d’atouts et de potentialités, on note :

  • l’implication des autorités publiques et privées ;
  • la présence de quelques infrastructures sportives ;
  • l’existence de manifestations sportives ;
  • l’accompagnement des anciens sportifs ;
  • l’existence d’un personnel d’encadrement qualifié.

 Culture


La région  des Cascades regorge d’un certain nombre d’atouts au plan culturel à savoir un patrimoine culturel relativement préservé (savoir-faire, traditions et sites), des potentialités économiques importantes, des filières de culture pour la création d’emplois et de revenus, de l’existence d’infrastructures de base (espace de formation, de création/ production de diffusion), de l’existence de nombreuses manifestations culturelles locales, nationales et internationales, de l’existence de dispositifs de soutien aux initiatives et d’aide à la création et à la promotion artistique (MCAT, FDCT, BBDA) et une expérience avérée des acteurs culturels. 

La région dispose de plusieurs espaces culturels. En effet, on récence 12 maisons des jeunes et de la culture dont 3 fonctionnelles, le centre culturel Bamadou Sanogo, l’esplanade de la mairie, l’espace de la LONAB, les CELPAC de Banfora et de Niangoloko, les salles de ciné non fonctionnelles (Paysan noir et Nerigaba), la salle de spectacle de Soubakaniédougou, etc. A cela s’ajoute la présence d’environ neuf (9) troupes culturelles (danse, chant, théâtre, etc.) et près de dix

(10) manifestations et activités culturelles autorisées.  

En matière d’atouts, on peut citer :

  • l’existence d’une loi d’orientation de l’éducation qui prend en compte l’éducation artistique et culturelle ;
  • un patrimoine culturel relativement préservé avec une liberté d’expression, de création, de manifestation et entreprise ;
  • l’existence d’un patrimoine culturel riche et varié ;
  • l’existence de sites culturels et de troupes et ensembles artistiques.

 Jeunesse, formation et insertion professionnelles


La région est caractérisée par sa forte jeunesse avec une proportion des jeunes de moins de 15 ans de 46,36% de la population totale en 2006. En 2016, cette tranche d’âge est estimée à 362 599, soit 47,30% de la population régionale. Les jeunes de moins de 20 ans sont estimés en 2016 à 451 822 soit 58,94% de la population totale. La tranche comprise entre 15 et 64 ans considérée comme population active est évaluée à 50,60% de la population régionale en 2006. Cette tranche d’âge va concerner 50,45% de la population totale en 2016 soit environ 386 778 personnes. Ce qui constitue un atout pour la région.

En matière d’enseignement technique et professionnel, la région des Cascades compte en 2015/2016, trois (3) établissements dont un (1) public et deux (2) privés, totalisant treize (13) classes et 454 élèves dont 124 du public et 330 du privé. Le pourcentage des élèves filles se situe à 37,4%. Quant à la formation professionnelle, la région dispose d’une école de santé et de quatre (4) écoles de formation des enseignants du primaire (ENEP). Outre ces écoles de formation, on note l’existence des centres de formation professionnelle notamment le centre de Koutoura, le centre de l’ANPE et des CBNEF. 

Plusieurs opportunités existent dans le domaine de la formation et insertion professionnelles. On peut retenir entre autres :

  • l’existence d’une politique nationale de l’emploi (PNE) ;
  • l’existence d’une politique nationale de la jeunesse (PNJ) 2015-2024 ;
  • l’existence d’ONG et d’associations ;
  • la prise en compte de la promotion de la jeunesse par les pouvoirs publics ;
  • l’existence de FAIJ, FAFPA, FASI, FAPE ;
  • l’existence d’un centre d’écoute et de dialogue des jeunes ;
  • l’existence d’un centre régional de volontariat ;
  • l’existence du centre régional de formation professionnelle de Banfora ;
  • l’existence du centre provincial de formation professionnelle de Sindou ;
  • la proximité du centre de formation professionnelle à vocation industrielle de Bobo ;
  • l’existence de projets et programmes d’appui au secteur de l’emploi et de la formation professionnelle.

 Genre et protection sociale


Dans la région des Cascades, la protection juridique des travailleurs est assurée par la Direction régionale du travail et de la protection sociale (DRTPS). Ce service veille au contrôle et à l’application de la législation du travail, à la promotion du dialogue social et à la gestion des conflits en entreprises. En matière de cohésion sociales, des personnes vulnérables issues des différentes couches sociales sont accompagnées. On note également des performances satisfaisantes en matière de résolution des cas sociaux. Le sous-secteur du genre et de la protection sociale bénéficie des opportunités suivantes : 

  • existence de structures techniques de prise en charge ;
  • accompagnement des autorités ;
  • engagement des travailleurs sociaux ;
  • existence de maisons de la femme ;
  • existence d’une politique nationale genre et d’une politique nationale de protection sociale ;
  • existence d’un Conseil régional pour la promotion du genre ;
  • existence de Centre de promotion féminine ;
  • existence d’une commission régionale de protection sociale (CRPS).

 Gouvernance locale et sécurité


La gouvernance locale s’améliore d’année en année avec la mise en œuvre de la politique nationale de bonne gouvernance. Par ailleurs, les cadres de concertation provincial et régional constituent autant d’espaces de dialogue entre les acteurs du développement rural décentralisé en vue de la recherche d’une synergie d’actions et d’harmonisation des interventions pour un impact plus grand sur le développement des collectivités territoriales. Ils contribuent, de par leurs activités, au renforcement des capacités des acteurs du développement local.

Quant au domaine sécuritaire, la situation n’est pas alarmante de manière générale dans les Cascades même si on note un accroissement des attaques à mains armées ces dernières années, aux environs des sites aurifères sur l’axe Banfora-Tiéfora-Sidéradougou, l’axe Banfora-Mangodara-Niangoloko. En 2014, on a recensé 9 cas d’attaques à mains armées contre 19 cas en 2015. 

En termes d’infrastructures, on note l’existence :

  • d’une compagnie de gendarmerie et des brigades ;
  • d’un peloton de sécurité et d’intervention de la gendarmerie ;
  • d’un poste de gendarmerie ;
  • d’une direction régionale de la police nationale ;
  • de deux directions provinciales de la police nationale ;
  • de deux commissariats centraux de police ;
  • des postes de police dans certaines communes.

Par ailleurs, la région dispose d’un certain nombre d’atouts en matière sécuritaire. Les services de sécurité entretiennent de bonne collaboration avec la population. La jeunesse et le dynamisme du personnel de force de sécurité conjugué avec un service de renseignement opérationnel constituent autant d’atouts.


Justice et droits humains


La région des Cascades dispose de structures judiciaire et pénitentiaire. Selon la direction des études et de la planification du Ministère de la Justice, les juridictions et établissements pénitentiaires fonctionnels dont dispose la région sont de :

  • un Tribunal de grande instance ;
  • un (1) Tribunal administratif ;
  • dix-sept (17) Tribunaux départementaux ; ü une (1) maison d’arrêt et de correction.

Outre ces structures, la région compte également une direction en charge des droits humains et de la promotion civique. L’existence de toutes ces structures constitue des atouts majeurs pour une justice équitable et une promotion des droits humains dans la région.