Services sociaux de base

 

Secteur de l’éducation et de la formation


 

 


Situation du préscolaire


Au titre de l’année scolaire 2015-2016, la région enregistrait 4 109 élèves scolarisés au préscolaire dont 47,72% étaient des filles. En 2010-2011, la région comptait 3 140 élèves du préscolaire dont 1 502 filles. Le constat est que les effectifs se sont accrus considérablement entre 2011 et 2016 avec un accroissement de 30,86%. 

Evolution des élèves du préscolaire de 2011 à 2016 dans la région du Centre-Est

En 2014, la région comptait 160 031 enfants dont l’âge était compris entre trois (3) et six (6) ans, avec 47,98% de filles. Sur cet effectif, seulement 4 047 enfants étaient préscolarisés, soit un taux de préscolarisation de 2,53%.

Au niveau des provinces, il y a une disparité au niveau du taux de préscolarisation. Il est de 2,99 % au Kourittenga contre 2,95 % au Boulgou et 1,07 % dans le Koulpélogo.

Au titre des infrastructures éducatives au préscolaire, en 2016, la région enregistrait au total cinquante-une (51) écoles, dont six (6) publiques, dix-huit (18) privées et vingt-sept (27) communautaires. La répartition spatiale donne un grand nombre dans la province du Boulgou, soit trente-deux (32) écoles, suivie du Kourittenga avec douze (12) écoles et du Koulpélogo avec sept (7) écoles.

 Evolution des infrastructures éducatives du préscolaire de 2011 à 2016 dans la région du Centre-Est


Situation du primaire


  • Infrastructures éducatives

Au cours de l’année scolaire 2015-2016, la région du Centre-Est comptait 1 163 écoles, dont 84,95% sont du public. La répartition spatiale fait ressortir un nombre important dans la province du Boulgou avec 503 écoles, suivie du Kourittenga avec 402 écoles et enfin du Koulpélogo avec 257 écoles. Sur la période de 2011 à 2016 il apparait un taux d’accroissement du nombre d’infrastructures de 48,15%.

 

Evolution du nombre d’écoles primaires au cours de 2011 à 2016 dans la région du Centre-Est

  • Situation des élèves

Au cours de l’année scolaire 2014-2015, le primaire accueillait au total 227 737 élèves avec 47,17 % de filles. La majorité des élèves soit 89,71% était inscrits dans les établissements publics. Le taux brut de scolarisation était de 85,7% pour la région.

Evolution du nombre d’élèves du primaire au cours des 5 dernières années de la région du Centre-Est par province

Au niveau des provinces, la province du Boulgou enregistre 112 172 élèves inscrits dont 48,44 % de filles. Ensuite au Koulpélogo, les inscrits au primaire sont 38 432 élèves dont 42,70 % de filles. Enfin, la province du Kourittenga enregistre l’inscription de 77 133 élèves dont 47,55 % de filles.

Les chiffres indiquent que les taux de scolarisation des filles sont en deçà de ceux des garçons et cela pourrait se justifier par la persistance des pesanteurs socio-culturelles défavorables aux filles. Les actions de sensibilisation doivent donc être poursuivies en vue de lever ces facteurs de blocage.

  • Effectif des enseignants

Au titre de l’année scolaire 2015-2016, la région comptait au total 5 390 enseignants, dont 2 677 hommes et 2 713 femmes (50,33%). Il ressort que l’effectif des enseignantes dépassait celui des enseignants ; ce qui n’était pas le cas en 2010-2011 où il y avait 2 996 enseignants dont 1 263 femmes (42,16%).  

 
 Evolution des effectifs des enseignants du primaire de 2011 à 2016 dans la région du Centre-Est par province

Le ratio élèves/maitre est passé de 61 en 2011 à 45 en 2016. Le taux de croissance moyen annuel des effectifs des enseignants dans la province du Boulgou en 2015 était de 8,94% dont 15,73% pour les enseignantes. Au niveau du Koulpélogo, ce taux était de 7,48% dont 12,63% pour les enseignantes contre 5,31 % pour les enseignants. Enfin au Kourittenga, il était de 9,55 % dont 14,75 % pour les enseignantes contre 5,90 % pour les enseignants.

Il est constaté également une progression du nombre de femmes comparativement aux hommes.

Dans l’ensemble, le taux brut d’admission (TBA) au CP1 est plus favorable aux garçons qu’aux filles. En effet, le TBA global est passé de 88,2% en 2011 à 101% en 2016. Selon le genre et sur la même période, il est passé de 90,6% à 104,4% pour les garçons et de 85,6% à 97,4% pour les filles.

Le taux brut de scolarisation (TBS) est en progression sur la période 2011 à 2016, passant de 77,0% à 88,1. Cependant, on note une disparité intra régionale. Dans la province du Kourittenga, le TBS est passé de 88,9% à 102,6%. Au Boulgou, il est passé de 77,1% à 89,8%. Dans la province du Koulpélogo, il est passé de 61,9% à 66,2%.

De façon globale, le taux d’achèvement du primaire était de 55,1% en 2011 et 61,3% en 2016. La situation selon le genre montre que la tendance s’est inversée sur la période. En effet, alors qu’il était de 58,6% pour les garçons contre 51,7% pour les filles en 2011, le taux est de 60,0% pour les garçons contre 62,6% pour les filles en 2016.

Bien que les efforts faits pour la scolarisation des élèves soient porteurs d’espoir, le maintien des enfants dans les classes constitue le défi de l’enseignement primaire pour le Centre-Est. Il est nécessaire poursuivre avec le programme cantine scolaire dans les écoles, les cantines endogènes ou proposer des approches innovantes pour maintenir les enfants à l’école et relever du même coup le taux d’achèvement.


Situation au post-primaire et au secondaire


 

Effectif des élèves

Les effectifs des élèves de la région au post-primaire sont passés de 33 947 en 2011 à 61 127 élèves en 2016 soit un taux d’accroissement de 80,07% sur la période. Cela pose du même coup le besoin en infrastructures et en personnel enseignant. La proportion des filles scolarisées s’est aussi accrue sur la période passant de 44,64% à 49,08%, soit une hausse de 4,45 points. Ce progrès est dû aux efforts conjugués des différents acteurs en vue de la scolarisation de la jeune fille.


Evolution des élèves du post-primaire de 2011 à 2016 de la région du Centre-Est par province

Au secondaire, entre 2011 et 2016, les effectifs se sont accrus de 107%, passant de 4 850 à 10040 élèves. Dans le même temps, la proportion des filles est passée de 32,57% à 34,86%, soit un accroissement de 2,29 points.

Evolution des effectifs des élèves du secondaire au cours de la période 2010 à 2016 dans la région du Centre-Est par province

 

Il ressort du tableau ci-dessus que la province du Boulgou concentre les effectifs les plus élevés d’élèves scolarisés au secondaire (4 972 élèves). Elle est suivie de la province du Kourittenga avec 4 020 et le Koulpélogo vient en dernière position avec 1 048 élèves.

  • Situation des enseignants

En 2014, la région du Centre-Est regroupait 1 286 enseignants avec 17,26% d’enseignantes. Contrairement au primaire, les enseignantes sont faiblement représentées au niveau du post-primaire et du secondaire général.

  • Indicateurs de scolarisation au post-primaire et au secondaire

Des efforts importants ont été faits au niveau des enseignements post-primaire et secondaire malgré des indicateurs faibles.

Le taux brut de scolarisation au post-primaire est passé de 15,0% en 2005 à 37,1% en 2014.

Le taux de réussite au BEPC en 2014 de la région du Centre-Est était de 36,8%. Ce taux est tiré vers le bas par le taux de réussite au BEPC des filles qui est de 31,4% contre 41,9% pour les garçons.

De façon générale, sur la période allant de 2010 à 2014, le taux de réussite des filles au BEPC est resté faible comparativement à celui des garçons.

S’agissant du secondaire, le taux brut de scolarisation est passé de 3,7% en 2005 à 8,8% en 2014.

Au niveau des provinces, le Kourittenga enregistre le plus fort taux brut de scolarisation au secondaire (13,5% en 2014). Suivent ensuite les provinces du Boulgou et du Koulpélogo avec respectivement des taux de scolarisation au secondaire de 8,7% et 3,1% respectivement.

Le taux brut de scolarisation au secondaire de la région du Centre-Est est tiré vers le bas par le faible taux de scolarisation au secondaire de la province du Koulpélogo et celui des filles.

Le taux d’achèvement du secondaire de la région du Centre-Est en 2014 reste très faible. En effet, 16,6% des élèves achevaient le secondaire en 2014. La répartition par sexe donne respectivement 15,6% et 17,5% pour les filles et les garçons.

L’analyse par province montre que c’est celle du Kourittenga qui enregistre les plus forts taux d’achèvement avec 22,1%. Ensuite, suivent les provinces du Boulgou et du Koulpélogo avec des taux d’achèvement au secondaire de 16,2% et 10,2% respectivement.

Le taux de succès au baccalauréat de la région du Centre-Est était de 40,1% en 2014. Selon le genre, le taux des filles (39,0%) est approximativement le même que celui des garçons (40,5%).

 Situation au niveau de l’enseignement technique et professionnel

La région du Centre-Est ne dispose pas d’un nombre important d’établissements d’enseignement technique. En effet, le nombre d’établissements est passé de un (1) public en 2011 à quatre (4) en 2016 dont trois (3) publics et un (1) privé.

Evolution du nombre d’établissements d’enseignement technique de 2011 à 2016 dans la région du Centre-Est par province

En 2014, le personnel était composé à majorité de travailleurs du secteur public avec treize (13) enseignants contre trois (03) du secteur privé.

De l’analyse de la répartition spatiale, on retient que ce sont les provinces du Boulgou et du Kourittenga qui regroupent les centres d’enseignement technique. Le Koulpélogo n’enregistre aucun centre d’enseignement technique.

 

En 2014, tous les élèves inscrits dans l’enseignement technique étaient du cycle court dont 298 élèves du Boulgou et huit (8) élèves du Kourittenga.

Sur un effectif de 327 élèves inscrits dans l’enseignement technique et professionnel en 2014, 109 étaient des filles, soit 33,33% de l’effectif total des élèves.

La carte qui suit donne la répartition spatiale des infrastructures éducatives de la région.

 

Répartition des infrastructures d’enseignement dans la région

 

 

Secteur de la santé


 


Description


En 2016, les sept (07) districts sanitaires que compte la région totalisaient en termes d’infrastructures sanitaires, un Centre hospitalier régional (CHR), 129 Centres de santé et de promotion sociale (CSPS), six (6) Centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA), deux (2) Centres médicaux (CM), quatre (4) maternités isolées, douze (12) dispensaires isolés, une infirmerie de garnison, deux (2) Offices de santé des travailleurs (OST) et 16 formations sanitaires privées. La répartition est présentée dans le tableau qui suit.

 Situation des formations sanitaires de la région en 2016

Pour une norme de 5km, le rayon moyen d’action théorique de la région se situait à 5,5km en 2015.

Aussi, alors que la norme est de un (1) CSPS pour 5 000 habitants, la région présente un (1) CSPS pour 10 145 habitants en 2015, un (1) CSPS pour 11 090 habitants en 2018 et présentera un (1) CSPS pour 12 353 habitants en 2022 (si le nombre de CSPS reste constant). Partant sur cette base, les besoins de la région en termes de CSPS s’évaluent à 177 CSPS en 2018 et à 214 en 2022.  

En matière de personnel de santé, les normes sont de un (1) médecin pour 10 000 habitants; un (1) Infirmier diplômé d’Etat (IDE) pour 3 000 habitants; une sage femme d’Etat pour 5 000 habitants; un (1) Infirmier breveté (IB) pour 5 000 habitants et un (1) pharmacien pour 20 000 habitants.

En 2016, la région comptait soixante-neuf (69) médecins, quatorze (14) pharmaciens, 332 Infirmiers d’état (IDE), 154 Infirmiers brevetés (IB) et 203 sages femmes repartis dans les différents districts sanitaires. Les détails sont contenus dans le tableau qui suit.

 Evolution du personnel de santé de 2011 à 2016 dans la région du Centre-Est
 

 

2011

2012

2013

2014

2015

2016

Médecins

33

34

36

37

52

69

Pharmaciens

12

13

9

8

15

14

Infirmiers d’état (IDE)

225

163

205

238

299

332

Infirmiers brevetés (IB)

214

196

175

156

152

154

Sages femmes

87

92

91

143

177

203

Source : Annuaires statistiques de la santé (2006-2016)

Au regard des normes, les besoins supplémentaires de la région en personnel en 2016 étaient de quatre-vingt (83) médecins, soixante-deux (62) pharmaciens, 174 IDE, 150 IB et 101 sages femmes d’Etat. Pour être dans les normes de l’OMS en 2022, la région a un besoin supplémentaire de 111 médecins, 76 pharmaciens, 266 infirmiers diplômés d’Etat, 205 infirmiers brevetés et 156 sage femmes d’Etat

Pour ce qui est des principaux indicateurs de santé en 2016, il ressort entre autres un taux d’accouchements assistés de 83,7%, une couverture en CPN4 de 38,2 %, une couverture BCG de 94,2 %, une couverture en VAA de 48,0% et une Couverture VAR 94,6%. Le nombre de consultations a été évalué à 1 788 400 contacts. Le nombre de grossesses en milieu scolaire est passé de 94 cas en 2012 à 320 cas en 2015.

 Evolution de la situation de quelques indicateurs de santé de 2011 à 2016 dans la région du Centre-Est
 

 

2011

2012

2013

2014

2015

2016

% d’accouchements assistés

79

83

80

88

83,76

83.7

Couverture en CPN4 (%)

30

36

31

35

37,21

38.2

Couverture BCG

98

100

98

98

97,09

94.2

Couverture en VAA

94

92

96

95

98,89

48,0

Couverture VAR

94

92

96

95

98,87

94,6

Nombre de consultations

1 058 049

1 202 613

1 251 055

1 418 790

1 459 957

1 788 400

Source : Annuaires statistiques de la santé (2006-2016)

A l’analyse du tableau, le constat est que le pourcentage d’accouchements assistés des districts sanitaires de Tenkodogo, de Garango, de Ouargaye tirent vers le bas le pourcentage d’accouchements assistés de la région du Centre-Est.

Aussi, la couverture en CNP4 reste très faible dans les districts sanitaires de Pouytenga et Koupéla avec respectivement 29,2% et 32,2%.

De même, le paludisme grave, la méningite et les infections respiratoires aigües demeurent les principales causes de consultation dans la région.

Enfin, en 2016, au regard du nombre de décès dus au paludisme grave, il était donc reconnu comme étant la première cause de décès dans les districts sanitaires de la région. Il était suivi de la méningite.

S’agissant de la prévalence du VIH/SIDA au sein de la population générale, elle est passée de 2% en 2011 à 0,9% en 2015, soit un recul relatif de la maladie au sein de la population générale. Ces résultats sont à mettre à l’actif de nombreuses structures de lutte contre le VIH/SIDA, notamment le SP/CNLS-IST, les comités régionaux et provinciaux de lutte contre le SIDA et les IST, les associations et ONG, etc.

Mais, il convient de signaler qu’en dépit des efforts dans la lutte contre le VIH/SIDA et les IST, on note une persistance de la pandémie auprès de certains groupes cibles.

Le nombre d’IST notifié est passé de 10 957 cas en 2011 à 15 145 cas en 2015.

Les activités de prévention sur la période 2011-2015 ont touché 103 342 personnes au niveau de la population générale, 2 902 travailleurs du sexe et leurs clients, 3 388 PVVIH, 69 446 jeunes, 8 474 routiers, 3 343 orpailleurs, 3 706 personnes du secteur informel, 151 148 condoms ont été distribués ou vendus.

Egalement, 143 780 femmes ont été touchées par le programme de la Prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME), 15 013 personnes ont été touchées par le dépistage au niveau du centre de dépistage volontaire de Tenkodogo et 33 219 personnes dépistées par les associations.

En 2015, on dénombre 3 621 PVVIH dont 2 050 étaient sous Anti-rétro-viraux (ARV).

Les efforts devraient être maintenus par les acteurs intervenant dans la lutte contre le VIH/SIDA et les IST par la poursuite des actions de prévention et de prise en charge médicale des malades.

  Atouts

Les principaux atouts du secteur de la santé sont l’existence d’infrastructures et de personnel de santé, des résultats encourageants en matière de lutte contre le VIH/SIDA et les IST et de prise en charge des PVVIH.

Contraintes

Malgré les mesures gouvernementales en faveur de ce secteur, le constat est que l’utilisation des services de santé reste limitée par les contraintes exprimées en termes de capacité d’offre et de demande de services.

Au niveau de l’offre des services, les principales contraintes se résument à la faible capacité de l’offre de prestation. Cette faiblesse est liée au faible nombre d’infrastructures, leur répartition sur le territoire régional, la relative baisse de prestation en rapport avec les plateaux techniques et les ressources humaines. Ces facteurs dans leur ensemble ont un lien de causalité avec le niveau de financement du secteur. 

Au niveau de la demande des services de santé, on note que les contraintes se rapportent à la faiblesse du pouvoir d’achat des populations, aux pesanteurs socio-culturelles, aux difficultés d’accès aux infrastructures en raison des distances et de l’état des routes.

Globalement, les résultats restent toujours en deçà des attentes aussi bien vis-à-vis des normes communautaires ou internationales que les populations locales elles-mêmes, au regard du diagnostic sus- mentionné. Toutefois l’espoir d’un lendemain meilleur pour ce secteur est permis avec la mise en place effectivement de la fonction publique hospitalière. La carte qui suit donne la répartition spatiale des infrastructures de santé de la région.    

Carte N°11 : Répartition des infrastructures de santé dans la région

Secteur de la défense et sécurité


 

Aucun développement durable n’est possible, si la sécurité des personnes et des biens n’est pas assurée de manière optimale. La sécurité et la paix sont les principaux piliers pour garantir un développement durable.

 

La région est touché par le grand banditisme, avec à son actif plusieurs attaques à mains armées donnant lieux à des dépossessions de biens et des pertes en vies humaines et des conflits confessionnelles et ethniques. Avec sa situation de zone carrefour et de plaque tournante pour le commerce, notamment avec les marchés de Pouytenga et Cinkansé, le Centre-Est subit les conséquences liées à l’insécurité sur les axes routiers et dans les domiciles des particuliers.

L’enjeu pour la région sera d’endiguer le phénomène de banditisme afin d’assurer la libre circulation des personnes et des biens, condition sine qua non au renforcement de son tissu économique et social

 


Secteur de l’environnement, eau et assainissement


 

 Environnement et changement climatique


L’accroissement continue de la population de la région du Centre-Est exerce une forte pression sur les ressources naturelles notamment les zones humides, la diversité biologique et les terres. Cette pression anthropique se traduit par une dégradation et une raréfaction de ces ressources.  En outre, avec les changements climatiques, le Centre-Est est aussi exposé aux risques climatiques dont les plus importants sont les sécheresses, les inondations, la canicule et les vents violents. La conséquence directe de ces aléas climatiques est la baisse de la productivité et des productions surtout dans le secteur agro-sylvo-pastoral.

La dimension développement durable demeure jusqu’à présent insuffisamment prise en compte par les différents Plans locaux de développement. Au niveau de la région du Centre-Est, il existe de nombreuses actions qui portent atteinte à la préservation de l’environnement. Il s’agit entre autres de l’orpaillage, de l’utilisation non contrôlée des intrants et produits chimiques non homologués au niveau du secteur agricole.

Les principaux défis pour le Centre-Est pour les années à venir vont être la prise en compte des normes de durabilité dans toutes les actions de développement.

 

Eau et assainissement


 

Infrastructures d’hydraulique humaine


En 2016, la partie rurale de la région du Centre-Est comptait 5 087 Points d’eau modernes (PEM), contre 3 971 en 2007, soit une hausse de 1 116 PEM sur la période. Le rapport de cette situation avec la norme de un (1) forage pour 300 habitants révèle qu’en 2016, la région était bien dotée car elle présentait un (1) forage pour 298 habitants. Aussi, pour rester dans cette dynamique en 2022, elle aura besoin de réaliser 884 forages supplémentaires.

Quant aux taux de fonctionnalité, il était de 97,4% en 2016 contre 90,8% en 2007, soit une hausse de 6,6 points. Au niveau des provinces, c’est celle du Boulgou qui enregistre le taux de fonctionnalité des PEM le plus élevé, soit 98,4%. Les détails sont contenus dans le tableau qui suit.

 

Tableau N°30 : Evolution du nombre de PEM et taux de fonctionnalité des PEM en milieu rural dans la région du Centre-Est
 

Province

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015

2016

Boulgou

         

 

 

 

 

 

Nombre de PEM

1 699

1 934

2 040

2 172

2 248

2 336

1 833

1 887

1 989

2 114

Taux de fonctionnalité

90

92,3

92,9

95,4

96,7

97,8

97,6

98,2

98,6

98.4

Koulpélogo

         

 

 

 

 

 

Nombre de PEM

822

877

952

969

1 008

1 053

981

1 027

1 089

1 134

Taux de fonctionnalité

91,3

91,2

91,3

95,1

96,1

95,8

96,33

97,6

97,6

97.3

Kourittenga

         

 

 

 

 

 

Nombre de PEM

1 450

1 504

1 548

1 623

1 655

1 691

1 618

1 654

1731

1 839

Taux de fonctionnalité

91,3

90,3

90,7

93

94,6

94,3

96,04

96,9

96,3

96.4

Total région

         

 

 

 

 

 

Nombre de PEM

3 971

4 315

4 540

4 764

4 911

5 080

4 432

4 568

4 809

5 087

Taux de fonctionnalité

90,8

91,3

91,4

94,5

95,8

96,1

96,75

97,6

97,5

97.4

Source : Annuaire statistique 2012 de l’AEPA/Ministère de l’Eau et de l’assainissement ; inventaire national des ouvrages AEP 2016

Concernant le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural dans la région, il était 74% en 2016 contre 62,9% en 2012, soit une hausse de 11,1 points. La lecture par province fait ressortir que c’est la province du Kourittenga qui enregistre le meilleur taux d’accès à l’eau potable avec 87,9%. Globalement, les taux d’accès à l’eau potable des différentes provinces de la région étaient au-dessus de la moyenne nationale estimée à 65% en 2015.

 Evolution du taux d’accès à l’eau potable en milieu rural dans la région du Centre-Est
 

Province

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015

2016

Boulgou

55,4

59,3

62,2

65,0

66,7

71,5

72,9

75.2

76,0

77.4

Kourittenga

79,0

78,6

79,3

83,7

85,3

86,8

86,3

86.7

86,9

87.9

Koulpélogo

46,5

46,7

49,6

50,8

52,0

51,8

52,1

53,3

54,6

54.6

Centre-Est

59,2

61,0

63,4

66,2

67,8

70,2

70,6

72

72,7 

74

Burkina Faso

52,8

54,0

54,9

56,6

58,5

62,9

63,5

64,1

65

 

Source : Annuaire statistique 2012 de l’AEPA/Ministère de l’Eau et de l’assainissement ; inventaire national des ouvrages AEP 2016

 

Pour ce qui concerne la partie urbaine de la région, en 2013, elle comptait six (06) centres de traitement ONEA, huit (8) châteaux d’eau, quarante-six (46) forages équipés et un barrage. La capacité de production des six (6) centres de traitement a été estimée à 6 004 m3 par jour. Par ailleurs, la région enregistrait, 7 981 abonnés et une consommation annuelle de 1 483 344 m3. Il convient de souligner que la commune de Ouargaye qui est par ailleurs le chef-lieu de la province du Koulpélogo ne bénéficie pas de système d’Alimentation en eau potable (AEP).

 

Equipements et  infrastructures  hydrauliques urbains en 2013
 

Commune

Centre de traitement ONEA

Château d’eau

Forages équipés

Bornes fontaines

Retenues d’eau/ Barrages

Adduction (m3)

Capacité de production (m3/jour)

Nbre d’abonnés

Consommation annuelle (m3)

Tenkodogo

Tenkodogo

02

21

62

0

1 844

2611

421 086

Garango

Garango

01

05

28

0

826

768

112 846

Bittou

Bittou

01

05

17

0

598

806

94 441

Zabré

Zabré

01

06

14

0

201

299

59 288

Koupéla

Koupéla

02

09

34

0

516

2391

343 145

Pouytenga

Station Itengué

01

0

43

1

2 019

1106

452 538

Ouargaye

-

-

-

-

-

-

-

-

Région

 

8

46

198

1

6 004

7 981

1 483 344

Source : Direction Régionale du Nord-Est, ONEA, Juillet 2014

NB : le système d’alimentation en eau potable de Ouargaye était prévu pour 2015.

 


Infrastructures d’assainissement


Dans la région du Centre-Est, on dénombrait quatre-vingt-quinze (95) latrines publiques dont quatre-vingt-douze (92) fonctionnelles réparties comme suit : trente (30) au Boulgou, neuf (09) au Kourittenga et cinquante-trois (53) au Koulpélogo.

On dénombre également soixante-dix (70) latrines communautaires dont soixante-sept fonctionnelles et réparties comme suit : quarante-cinq (45) au Boulgou, dix-huit (18) au Kourittenga et quatre (4) au Koulpélogo.

On note la présence de décharge publique à Garango et à Tenkodogo et de caniveaux pour le drainage des eaux de pluies à Béguédo, Garango et Tenkodogo.

 

Secteur de la culture, des sports et des loisirs


 


Culture


Les Nabasga de Garango, Tenkodogo, Koupéla, Ouargaye, Sangha et Dourtenga constituent les cérémonies coutumières d’importance touristique qui drainent chaque année des foules.

 


Sports


Dix-huit (18) terrains de football dont douze (12) au Boulgou et six (06) au Kourittenga, trois (03) stades dont deux (02) au Boulgou et un (01) au Kourittenga ont été dénombrée. Plusieurs équipes évoluant dans diverses disciplines existent dans la région. Cependant, l’insuffisance d’appui matériel et financier limite la pratique du sport dans la région.

 


Loisirs


La région compte également neuf (09) maisons des jeunes dont trois (03) au Boulgou, quatre (04) au Kourittenga et deux (02) au Koulpélogo. A ces infrastructures, il faut ajouter l’existence de trois (03) centres de loisirs et d’animation culturelle au Boulgou, deux (02) centres culturels à Bané et à Béguédo, deux (02) salles de cinéma à Koupéla et à Pouytenga.

 


Tourisme


Les sites touristiques potentiels de la région sont peu valorisés. Sur une vingtaine de sites touristiques estimés, exception faite de la zone agricole de Bagré, le mont Boulgou, la colline de Katanga et le mausolée de Naaba Zoungrana, les autres sites sont non exploités. L’essor du tourisme pourrait être favorisé par le développement de l’hôtellerie dans la région.

 

Secteur du travail, de l’emploi et de la protection social


 


Travail


L’effectif des demandeurs d’emplois inscrits à l’Agence nationale de la promotion de l’emploi (ANPE) est passé de soixante-treize (73) en 2007 à 425 en 2016, soit un accroissement moyen annuel de 21,62% sur la période. Les moins de vingt-neuf (29) ans représentent 80,24% de l’ensemble des demandeurs d’emplois et 33,18% sont illettrés et/ou sans diplôme.

Le nombre de candidatures au concours directs de la fonction publique est passé de 11 260 candidats en 2009 à 31 294 candidats en 2016, soit un accroissement annuel moyen de 15,72% sur la période.

Les admis au concours de la fonction publique de la région sont passés de 166 en 2009 à 277 en 2016, soit un accroissement annuel moyen de 7,59% sur la période.