Services sociaux de base :


Education


 

Le secteur de l’éducation a bénéficié d’une attention soutenue au cours de la période 1998-2007. Avec l’adoption du PDDEB et la mise en œuvre du PEPP, la place de l’éducation dans la formulation de projets a été renforcée.

Les projets installés au niveau régional comme le PFA, le programme ADELE, le PNGTII, le PADL/Tapoa, et le projet GCP/BEL ont investi 870 761 154 francs dans le secteur. La contribution des ONG quant à elle s’est élevée à 1 397 062 919 francs. 

Ces investissements sont allés au niveau des enseignements primaire,  secondaire et de l’alphabétisation. A cela, il faut ajouter d’autres interventions venant des projets, de l’Etat et du secteur privé. 

 

L’éducation non formelle


La région de l’Est compte 2 221 centres d’alphabétisation toutes catégories confondues, soit 18,31% de l’ensemble des centres du pays. Les plus vulgarisés sont les centres d’Alphabétisation Initiale (AI) et les centres de Formation Complémentaire de Base (FCB) qui représentent 97,16% de l’ensemble. La répartition selon le genre dégage 130 centres féminins, 06 centres masculins et 2085 centres mixtes. Les langues enseignées sont le gulmancema, le Mooré, le Fulfuldé.

Situation des centres d’alphabétisation par type et par niveau dans la région en 2005/2006

 

Types de centre 

Mixte

Masculin

Féminin

Total Région

Total Pays

AI

1 166

0

23

1 189

6 314

FCB

860

5

104

969

5 416

FTS

23

1

3

27

209

A3F

36

0

0

36

193

Total

2 085

6

130

2 221

12 135

Source : Annuaire statistique, DEP/MEBA, 2005/2006


En 2007, le nombre total d’inscris en FCB, FTS et en A3F était de 28 802 personnes. Les femmes représentaient 53,70% soit un effectif de 15 469. Sur l’ensemble des 28 802 inscrits, le nombre d’évalués s’est élevé à 26 261, soit un taux d’abandon de 8,82%. Le taux d’abandon chez les hommes (10,11%) est plus élevé que celui des femmes (7,70%).

L’appui des partenaires (projets/programme et ONG intervenant) dans la région a permis de faire passer le taux d’alphabétisation de 25,02% à 40,68% entre 2004 et 2007. 

 Situation de l’effectif des apprenants en FCB, FTS et A3F

 

Type 

Inscrits

 

 

%

 

Evalués

 

 

Admis

 

H

F

T

F

H

F

T

H

F

T

FCB

11420

13858

25278

54,82

10111

12686

22797

8464

11789

20253

FTS

1069

1334

2403

55,5

1068

1333

2401

1004

1315

2319

A3F

844

277

1121

24,7

805

258

1063

706

217

923

Total

13.333

15469

28802

53,70

11984

14277

26261

10174

13321

23495

Source : Annuaire statistique, DEP/MEBA, 2005/2006

 


L’éducation formelle


Elle a  connu des progrès remarquables entre les années scolaires 1998/1999 et 2007/2008 tant du côté de l’offre éducative que de la demande.

 


L’éducation préscolaire


La région totalise à la rentrée scolaire 2007-2008, 28 établissements du préscolaire dont 21 dans le système non formel (bisongo) et 7 dans le formel. Au cours de la même année scolaire  on a dénombré, 4 garderies privées et 3 garderies publiques avec un effectif d’ensemble de 119 enfants (Fada N’Gourma, Diapangou et Bogandé). La région comptait également 23 espaces d’entraide communautaires (bisongo) repartis dans les différentes  provinces. 

Répartition des infrastructures du préscolaire par province

 

Provinces

Garderies populaires

Bisongo

 

Publiques

Privées

 

Gnagna

00

01

08

Gourma

01

02

00

Kompienga

00

00

04

Komandjari

01

00

04

Tapoa

01

01

05

Région

03

04

21

Source : DRASSN-EST


L’effectif moyen d’élèves par classe au niveau de la région était de 55 enfants contre 25 au niveau national. Cela s’explique d’une part par l’insuffisance des établissements du préscolaire et d’autre part par la forte demande, surtout dans les villes. 

 


Enseignement primaire


En 2008 la région totalise 790 écoles dont 747 publiques et 43 privées avec un effectif total de 111 246 élèves (59 814 garçons et 51 432 filles). 

Pour l’année scolaire 2007/2008, on compte dans la région de l’Est 2 503 enseignants toutes catégories confondues dont 2 338 maîtres chargés de cours pour un effectif de 111 246 élèves ; soit un ratio d’un enseignant pour 48 élèves. L’enseignement de base dans la région est encadré par 32 inspecteurs, 25 conseillers et 19 agents de l’administration scolaire (3 Conseillers d’Intendance Scolaire et Universitaire, 2 Conseillers d’intendance scolaire et universitaire, 8 Attachés d’Administration Scolaire et Universitaire et 6 Attachés d’Intendance Scolaire et Universitaire).

Effectif des élèves, enseignants et nombre d’écoles  au cours de l’année 2007/2008 

 

Statut

Ecoles

Classes

Enseignants

Elèves 

Ratio élèves /Enseignants

Public

747

2 220

2 188

104 690

48

Privé

43

148

150

6 556

44

Total

790

2 368

2 338

111 246

48

Source : DREBA – EST


Pour l’année scolaire 2007/2008, on dénombre 1 097 logements pour enseignants dans la DREBA de l’Est.  On dénombre 325 écoles sans logement sur les 790 que compte la région, soit un taux de  non couverture 41,1%. Sur l’ensemble des 1 097 logements existants, environ 951 présentent un état bon ou acceptable, ce qui représente un taux de 86,7%.

 Situation des logements de maîtres pour l’année scolaire 2007/2008. 

 

Province

Nbre de maîtres

chargés de cours

Nbre d’écoles sans logements

Nbre total de logements

Nbre de maîtres sans logements

Nbre logements état bon ou acceptable

Gnagna 

733

126

371

362

304

Gourma 

682

80

250

432

206

Komandjari 

182

18

116

66

110

Kompienga 

202

11

132

70

128

Tapoa 

539

90

228

311

203

Total régions 

2 338

325

1 097

1 241

951

Pourcentage 

 

41,1

 

53,08

86,7

Source : DREBA – EST, 2008


En termes d’évolution, l’éducation  primaire a connu des progrès remarquables tant du côté de l’offre éducative que de la demande entre les années scolaires 1998/1999 et 2007/2008.

Ainsi, du côté de l’offre, les efforts conjugués de l’Etat, des collectivités, des ONG et du secteur privé ont permis de faire passer le nombre d’écoles de 273 à 790 (soit un accroissement de 189,3% en 9 ans). La contribution du secteur privé a été remarquable (48 écoles en 2006/2007 contre 6 écoles en 1998/1999). 

Evolution des écoles de 1998/1999 à 2007/2008

 Source : DREBA – EST, 2008


L'accroissement du nombre d'écoles est assez encourageant. Cet accroissement est plus perceptible au niveau du secteur public. Au niveau du privé, il y a un recul significatif (de 48 en 2006/2007, il ne reste que 43 en 2008). Cela s'explique par la rétrocession des écoles privées TIN-TUA à l'Etat. 

Toutes ces écoles ne sont pas construites en matériaux définitifs ; 32,2% des écoles de la région sont sous des abris précaires (273 sous paillote et 29 en banco).

Ces progrès réalisés ont permis de rapprocher davantage les infrastructures des élèves (le rayon d’action théorique d’une école est passé de 0,33km à 0,15km) tout en augmentant la capacité d’accueil des enfants. Ainsi, de 735 à la rentrée scolaire 1998/99, le nombre de classes a été porté à 2368 à la rentrée scolaire 2007/2008. 

 L’évolution des salles de classes est une conséquence de celle des écoles. Dans l’ensemble, on a noté avec satisfaction une augmentation des salles de classes. Les efforts consentis par le renforcement en infrastructures et actions conjuguées de sensibilisation et d’alphabétisation en direction des parents d’élèves ont permis d’améliorer le taux de scolarisation. De l’année scolaire 2002-2003 à 2007-2008 le Taux Brut de Scolarisation (TBS) moyen de la région est passé de 29,2% à 54%.

A l’échelle des provinces, le taux de scolarisation qui était de 20,3% à la Komondjari a été porté à 48,2% en 2007/2008, avoisinant ainsi les taux de la Gnagna et de la Tapoa. La Kompienga qui était en deuxième place avec 52,7% a ravi la première place avec 82,2% ; un taux qui va au-delà de la moyenne régionale et nationale.

L’amélioration des indicateurs s’est faite avec une prise en compte du genre : en 2002/2003 par exemple, seulement 24,1 % des filles étaient scolarisées contre 34,2% au niveau des garçons. Entre 2003 et 2008, les efforts consentis dans la recherche de l’équité et de l’égalité de chance pour tous d’aller à l’école ont permis de multiplier les effectifs des filles par 2,1 et de porter le taux de scolarisation des filles à 51,4%. Toutefois, les inégalités subsistent toujours et demandent davantage d’efforts en termes de sensibilisation des leaders d’opinion dans le sens d’une plus grande scolarisation des filles.

D’une manière générale, il ressort de l’examen des différents taux de scolarisation que les possibilités offertes par l’Etat et ses partenaires semblent être sous exploitées. En effet, sur la base d’une moyenne de 70 élèves par classe, c’est à environ 80 150 enfants que la chance a été ainsi donnée d’aller à l’école au cours de la période 2003/2004, soit 40,01% de la population scolarisable. Malheureusement, c’est seulement 32,9% des enfants qui ont pu accéder à l’école. Environ 28,41% des possibilités d’accueil n’ont pas été utilisées au cours de cette période. Un constat qui peut faire dire que les causes de la sous scolarisation sont diverses.

 


L’enseignement secondaire


La région totalise à la rentrée scolaire 2007/2008 41 établissements dont 30 publics et 11 privés. Ceux relevant de l’enseignement technique sont au nombre de 3 dont 1 public et 2 privés. L’effectif total des élèves au cours de la même période est de 20 427 dont 15 278 garçons et 5 179 filles. Les filles représentent 37,5% de l’effectif total.  

Nombre d’établissements, de classes et d’élèves en  2007/2008

 

Province

Nombre d’établissement

Nombre de classe

 

Nombre d’élève

 

Public

Privé

Total

Garçons

Filles

Total

Gnagna 

08

01

9

51

2 884

1 500

4 384

Gourma 

07

07

14

121

7 987

1 279

9 266

Komondjari 

04

00

4

08

811

371

1 182

Kompienga 

02

00

2

15

452

210

662

Tapoa 

09

03

12

63

3 144

1 819

4 933

Région 

30

11

41

258

15 278

5 179

20 427

Source : DR – MESSRS – EST, 2008 

 

Tout comme l’enseignement primaire, l’enseignement secondaire a connu des progrès remarquables. Entre les années scolaires 2000/2001 et 2007/2008, le nombre d’établissements secondaires a pratiquement doublé (de 22 à 41). Les établissements relevant du secteur privé sont passés de 5 à 11 dont deux (2) de l’enseignement technique et ceux du public de 17 à 30 dont un (1) de l’enseignement technique. 

La construction de ces nouveaux établissements a permis de rapprocher les infrastructures des élèves et surtout d’accroître la capacité de l’offre en termes de nombre de classes. Ainsi, de 136 classes en 2000/2001, la région est passée à 258 classes en 2007/2008.

Evolution des salles de classes de 2000 à 2008 

 

Province

2000-2001

2001-2002

2002-2003

2003-2004

2004-2005

2005-2006

2006-2007

 20072008

Gnagna

27

28

29

31

38

41

46

 51

Gourma

64

69

86

90

91

100

107

 121

Komondjari

1

2

3

4

4

4

4

 8

Kompienga

6

7

9

11

4

14

14

 15

Tapoa

38

42

40

32

57

54

54

 

63

Région

136

148

167

168

194

213

225

258

Source : DR – MESSRS – EST, 2008 


Du côté de la demande, on observe un accroissement sensible des effectifs des élèves. Entre 2000/2001 et 2007/2008, le nombre d’élèves est passé de 6 877 à 20 427. Ces grandes avancées peuvent également être observées au niveau des effectifs des filles. Ainsi, au cours de la période, le nombre d’élèves filles est passé de 1 728 à 5 179. Toutefois, les progrès en matière de genre sont encore timides. En effet, la proportion du nombre d’élèves filles est restée pratiquement stable (30% en 1998/1999 et 34,28% en 2003/2004).

Ces efforts ont contribué à améliorer le taux brut de scolarisation de la région. Entre les années scolaires 2003/2004 et 2007/2008, le taux brut de scolarisation au secondaire a sensiblement évolué et est passé de 7,04% à 12,36%. Cette évolution reste négligeable par rapport à la moyenne nationale. Le taux brut de scolarisation des filles demeure très faible dans la région (9,15% en 2007/2008). Ce taux varie d’une province à une autre. Les plus faibles taux de scolarisation s’observent dans les provinces de la Gnagna (7,45%) et de la Komandjari (7,45%)

Concernant la situation du personnel de l’enseignement secondaire général dans la région, celle-ci se caractérise par un manque criard tant au niveau du personnel administratif, enseignant, de surveillance que de soutien. 

Le déficit en personnel de l’enseignement secondaire général pour cette rentrée scolaire est de 226 dont 182 enseignants de lycée et de CEG ; représentant ainsi 80, 53% du personnel total

nécessaire.                                                                                                                                                              

Situation du personnel de l’enseignement secondaire 2008-2009

 

Personnel

Existant

Déficit

Observations

Proviseurs

11

01

 

Directeurs

17

05

 

Censeurs

03

08

 

Intendants, Economes

15

14

 

Surveillants généraux

06

06

Uniquement dans les lycées

Surveillants

13

20

Un surveillant titulaire/établissement

Professeur de lycée

104

96

 

Professeur de CEG

83

76

 

Total

256

226

 

Source : DR-MESSRS-EST, 2008

 


Enseignement technique et professionnel


L’enseignement technique et professionnel est présent dans la région. On y dénombre trois (3) établissements d’enseignement technique et 35 centres de formation professionnelle repartis dans les cinq provinces de la région. Depuis la rentrée scolaire 2008-2009, la capacité de formation technique et professionnelle dans la région a été renforcée par la création de nouvelles filières telles que :

  • La mécanique auto, l’électricité, la maçonnerie, la comptabilité gestion, le secrétariat bureautique, l’administration commerciale et la technique de vente à Fada N’gourma ;
  • L’agriculture à Diapaga.

Tout comme l’enseignement secondaire général, l’enseignement technique connaît un déficit en personnel enseignant dans le public et le privé. Au public pour la rentrée scolaire 20082009, on enregistre un déficit de 8 enseignants contre 14 présents.



Santé


 

L’ampleur du « déficit social » observé en début 1998 a conduit à l’adoption d’une politique plus audacieuse et vigoureuse en matière de santé. 

Pour la mise en œuvre de cette politique, l’Etat en collaboration avec ses partenaires s’est appuyé sur les opportunités offertes par l’initiative PPTE, les programmes de coopération BF- UNFPA et BF- UNICEF. En plus des interventions du niveau central, le secteur a bénéficié, au cours de la période 1999 à 2003, des investissements réalisés par les projets basés dans la région à hauteur de 882 327 078 FCFA. Les apports des ONG au cours de la même période ont représenté 7,07% de leurs investissements totaux.

 


Situation des infrastructures


En 2008, la Direction Régionale de la Santé de l’Est, totalise 104 principales formations sanitaires, reparties entre 01 CHR, 03 CMA, 1 CM et 99 CSPS. 

En plus de ces formations sanitaires, on dénombre deux (2) maternités isolées, deux (2) dispensaires isolés, deux (2) infirmeries de garnison et de police, quatorze (14) formations sanitaires privées dont deux (2) confessionnelles, deux (2) officines, cinquante quatre (54) dépôts privés de médicaments et deux (2) centres de rééducation.

A l’ensemble de ces infrastructures, s’ajoutent également une direction régionale de l’ENSP, une direction régionale de l’OST, un dépôt régional de la CAMEG, une unité de phytothérapie et un centre de dépistage volontaire du VIH/SIDA.

Répartition des infrastructures sanitaires par province et niveau d’accès

 

 

CHR

CMA

CM

CSPS

Rayon moyen d’action (km)

Gnagna

--

01

--

28

10,03

Gourma

01

--

--

29

09,32

Komandjari

--

--

01

08

14,18

Kompienga

--

01

--

09

16

Tapoa

--

01

--

25

13,71

Région 

01

03

01

99

12,73

Source : DRS-EST, 2008

 

Pour une population de 1 279 463 habitants en 2008 et  99 CSPS fonctionnels, la région dispose d’un CSPS pour 12 934 habitants, contre un objectif national d’un CSPS pour 10 000 habitants. En se référant à cette norme, la région enregistre en 2008 un déficit de 30 CSPS. Outre ce déficit remarquable, on note une inégale répartition des infrastructures sanitaires au niveau de la région.

Concernant la couverture sanitaire, le rayon moyen d’action régional est de 12,73 km contre un rayon moyen d’action national de 10 km. Les provinces du Gourma et de la Gnagna avec respectivement des rayons d’action de 09,32km et 10,03km présentent des rayons d’action moyens en dessous de la moyenne régionale et en dessous de la moyenne nationale pour ce qui est du Gourma.  Les trois autres provinces (Kompienga, Komandjari et Tapoa) présentent des rayons moyens supérieurs au niveau régional, avec la province de la Kompienga qui connaît le rayon le plus élevé 16km). 

Déficit ou Excèdent en CSPS par province

 

Provinces

Population en 2008

Nombre de CSPS

existant

Besoins en CSPS

Ecart excédent Déficit

Gnagna

425 877

28

43

-15

Gourma

317 389

29

32

-3

Komandjari

85 765

8

9

-1

Kompienga

83 386

9

8

1

Tapoa

367 046

25

37

-12

Région 

1 279 463

99

128

-30

Source : DRS-EST, 2008


En 2008, la région a enregistré un déficit de 29 CSPS. Les déficits les plus importants s’observent dans les provinces de la Gnagna et de la Tapoa, avec des déficits respectifs de 15 et 11 CSPS. Seule la province de Kompienga enregistre un court excédent d’un CSPS. 

Tous les efforts entrepris dans le secteur ont permis une amélioration sensible de la situation sanitaire des populations. L’analyse de la situation fait ressortir des progrès tant au niveau de l’offre que de la demande. Au niveau de l’offre, le nombre global des principales infrastructures sanitaires publiques est passé de 71 en 1998 à 104 en 2008, soit une augmentation d’environ 46% en une décennie pratiquement (11 ans). Les plus importantes évolutions ont été enregistrées au niveau  de la réalisation des CSPS, qui sont passés de 65 à 99 au cours de la même période, représentant un accroissement de plus de 52%. 

Cette évolution du nombre de formations sanitaires est moins que proportionnelle à celle de la population. Le taux de couverture passif d'une formation sanitaire pour 10 000 habitants est loin d'être atteint dans la région.

Evolution des Infrastructures Sanitaires

 

Formations sanitaires

1998

2002

2005

2007

2008

CHR

1

1

1

1

1

CMA

3

3

4

4

03

CM

2

2

1

1

1

CSPS

65

71

85

89

99

TOTAL

71

77

91

95

104

Source : DRS-Est, 2008

 

D’ici 2013, avec une population attendue de 1 477 329 habitants et suivant la norme nationale, les besoins théoriques de la région atteindront 147 CSPS. Si rien n’est fait jusqu’à cet horizon, le déficit en CSPS de la région passera alors de 29 à 48.

 


Situation du personnel 


L’effectif total du personnel de la région sanitaire est estimé à 858 agents toutes catégories confondues pour une population d’environ 1 279 463 habitants. La répartition de cet effectif par catégorie rapporté aux normes nationales, laisse entrevoir un déficit crucial tant au niveau opérationnel qu’au niveau des structures d’appui et de coordination. 

Répartition du personnel dans la région sanitaire

 

Qualification

 

DRS/

Siège

District Bogandé

District Diapaga

District

Fada

District Gayéri

District

Manni

District

Pama

CHR/ Fada

Total Région 

Médecins

 

2

2

3

1

1

1

1

8

19

Attachés de santé

 

3

5

5

2

1

0

3

30

49

IDE

 

2

44

42

28

11

13

17

30

187

IB

 

0

29

22

49

9

8

11

355

155

SFE/ME

 

0

4

7

7

2

2

5

10

37

AIS

 

2

24

24

31

9

10

8

0

108

AA

 

0

16

30

43

7

5

13

6

120

Total 1

 

9

124

133

161

40

39

58

439

675

Autre       personnel

de

 

 

 

 

 

 

 

 

 

soins

 

4

14

15

7

3

5

3

35

86

Personnel[1] administratif

10

9

20

10

1

3

3

42

97

Total général

23

147

168

178

44

47

64

516

858

Source : DRS-Est, 2008

 


Principales maladies et principaux indicateurs de santé


Les principales maladies rencontrées sont  le paludisme, le VIH/SIDA et les maladies à potentiel épidémique comme le choléra, la méningite et la fièvre jaune ont connu des actions vigoureuses.

Le taux de séroprévalence du VIH reste préoccupant et concerne surtout la tranche des 15 et 40 ans. Le taux de prévalence du VIH au niveau de la région se situait à 1,7% en 2003 contre une moyenne nationale de 1,8% soit un écart de 0,1 point, attestant que la région de l’Est se situait pratiquement au même niveau de préoccupation quant à l’infection au VIH/SIDA que celui national. 

Cette forte prévalence est notamment due à l’important flux migratoire, à la persistance des pesanteurs socioculturelles. Néanmoins, suite aux efforts consentis dans la mise en œuvre du Cadre stratégique de lutte contre le SIDA, on observe une baisse sensible du taux de prévalence. 

Prévalence du VIH en 2003

 

Entités

Femmes

Hommes

Ensemble

Est

0,6%

3,1%

1,7%

Pays

1,8%

1,9%

1,8%

Source : Enquête démographique et de Santé, 2003

 

Concernant la couverture vaccinale, celle-ci a enregistré d’énormes progrès quant à l’immunisation des populations contre les gènes tels que le BCG, le DTCOQIII, le DTCP3. 

Entre 2004 et 2007, les indicateurs de la santé de la reproduction ci-dessus ont enregistré des progressions certes, mais à des degrés divers. Si le VAT 2 et + a connu une évolution de plus de 30 points, les autres indicateurs ont enregistré une évolution comprise entre 5 et 27 points.

La couverture vaccinale en BCG est satisfaisante puisqu’elle est située au dessus de 100% de 2004 à 2007.              

Le taux d’accouchement assisté (couverture obstétricale) qui était en moyenne 40,17% en 2004 est passé à 52,62% en 2007. Le taux de couverture contraceptive quant à lui est passé de 14,58% à 20,02% pour la même période.

Concernant la mortalité générale, elle reste élevée et est essentiellement due aux taux élevés de la mortalité infantile, infanto – juvénile et maternelle. Les causes directes des décès maternels sont dues aux infections, hémorragies et dystocies. Il s’agit aussi de la persistance des endémo–épidémies locales et des affections chroniques.

Evolution de quelques indicateurs entre 1998 et 2006

 

Libellé

1998

2003

2006

Mortalité néonatale

41,8‰

41‰

 

Mortalité         post-

natale

66‰

59‰

12,8‰

Mortalité infantile

107,8‰

101‰

134,5‰

Mortalité juvénile

142,1‰

116‰

-

Source : DRS ; 1998, 2003 et 2006

 

[1] Y compris le personnel non soignant