SECTEURS SOCIAUX


Education et formation


Préscolaire


 Les structures d’encadrement de la petite enfance étaient au nombre de 29 en 2016 dans la région du Nord dont 25 structures formelles privées et publiques (les Centre d’Éducation et d’Éveil Préscolaire (CEEP)) et 4 structures non formelles généralement appelées structures communautaires ou « Bisongo».

Les effectifs du préscolaire ont beaucoup augmenté et sont passés de 1 719 auditeurs en 2012/2013 à 2 357 en 2015/2016, soit une progression de 37,11 %. Pour l’année 2016, les garçons au préscolaire étaient de 1237 tandis que les filles dénombrées étaient de 1120. Quant aux agents du préscolaire, ils étaient 127 dont 49 agents publics, 67 agents du privé et 11 agents communautaires. La plupart sont dans les provinces du Passoré et du Yatenga.

Au titre des contraintes, l’insuffisance de personnel enseignant dans les structures d’encadrement existantes et l’insuffisance de structures d’encadrement de la petite enfance dans la région notamment dans le Passoré.


Primaire


 Le nombre d’élèves au primaire dans la région du Nord s’est accru continuellement sur les cinq dernières années. En effet, ce nombre est passé de 256 899 élèves en 2011/2012 à 291 141 élèves en 2015/2016 dont 140 620 filles représentant un taux de 48,30% et 150 521 garçons soit un taux de 51,70%.

En lien avec l’accroissement du nombre d’élèves, le nombre d’écoles primaires de la région a sensiblement augmenté,passant ainsi de 1 349 écoles primaires à l’année scolaire 2011/2012 à 1 509 écoles en 2015/2016, dont 1114 écoles primaires publiques et 395 écoles primaires privées. Cela traduit la demande de plus en plus croissante d’écoles. Il convient de noter la présence de plusieurs écoles coraniques dans la région qui regroupent un nombre assez important de garçons mais l’absence de statistiques ne permet pas de les dénombrer.

Le personnel enseignant (enseignant-e-s au bureau et enseignant-e-s en classe) est en constante augmentation au regard des besoins importants d’encadrement des élèves. Ainsi, ce nombre est passé de 5009 enseignant-e-s en 2011/2012 à 6 539 enseignant-e-s en 2015/2016 dont 2 806 femmes et 3733 hommes, soit un ratio de 44 élèves pour un-e enseignant-e. Par statut d’établissement, on dénombre 5 494 enseignant-e-s dans le public et 1 045 enseignant-e-s dans le privé en 2015/2016. Le personnel féminin dans l’éducation s’accroit d’année en année traduisant ainsi les efforts faits en matière de promotion de la femme dans ce corps de métier. En 2015/2016, le taux du personnel féminin était de 42,91%. Cela serait dû, d’une part à un besoin de sécurisation financière par un emploi formel et d’autre part au niveau scolaire exigé pour être candidat. De plus, les emplois dans les services sociaux tels que l’éducation sont perçus comme des prolongements naturels du travail traditionnel des femmes.

Le taux brut de scolarisation qui était de 101,6% en 2011/2012 contre 79,6% au niveau national, est passé en 2012/5/2016 à 104,4%contre 86,1% au niveau national. Ceci traduit une forte adhésion des parents pour la scolarisation des enfants à l’école primaire dans la région.

Quant au taux brut de d’achèvement au primaire il est passé de 67,3% en 2011/2012 contre 55,1% au niveau national à 62,6% en 2015/2016 contre 58,2% au niveau national. Pour ce qui concerne les filles, le taux d’achèvement au primaire passe de 64,2% à 71,3%, avec un pic en 2013/2014, dépassant celui des garçons. L’application de certaines politiques visant à maintenir les filles dans le système éducatif y a joué un rôle très important. Tous ces résultats indiquent que le taux d’achèvement au niveau du primaire dans la région du Nord au dessus du taux national.

Les principales contraintes sont l’insuffisance de salles de classes (existence d’écoles sous abri précaire), la faible dotation annuelle pour la cantine scolaire et la faiblesse du taux d’achèvement à l’école primaire dans l’ensemble de la région.


Alphabétisation


La région du Nord comptait en 2014 un niveau d’alphabétisation  en déça de la moyenne nationale. En effet, le taux d’alphabétisationen 2017 est à 24,6% contre 34,6% sur le plan national. Parmi les apprenant-e-s, on distingue 34,4% de garçons et 16,3% de filles. Les langues utilisées dans les centres d’éducation non formelle dans la région du Nord sont le mooré et lefulfuldé.

Le principal constat est le taux d’alphabétisation des filles qui est plus de deux (02) fois moins que celui des garçons. Un des principaux facteurs explicatifs de cet écart est le manque de temps pour les filles, occupées par les travaux domestiques et un manque d’intérêt pour l’alphabétisation.Les principales contraintes sont l’insuffisance de moyens financiers mis à la disposition des opérateurs privés d’où encore un faible taux d’alphabétisation des populations rurales notamment les femmes dans la région.


Les Enseignements post-primaire et secondaire général


 L’enseignement post-primaire est un niveau d’enseignement formel d’une durée normale de 3 ou 4 ans visant à consolider les acquis de l’enseignement primaire, à préparer à l’enseignement secondaire ou à la vie professionnelle. Il est destiné aux sortants de l’enseignement primaire et constitue le second palier de la fréquentation scolaire obligatoire. Il est sanctionné par un diplôme de fin d’enseignement de base.

Le palier suivant est l’enseignement secondaire général qui vise essentiellement à préparer aux études universitaires. D’une durée de 3 ans, il est sanctionné par le baccalauréat de l’enseignement secondaire général.

Les établissements du post-primaire et du secondaire ont presque doublé en nombre dans la région du Nord depuis 2011, passant ainsi de 121 établissements en 2011/2012 à 237 établissements en 2015/2016, soit un taux d’augmentation de 95,87%, traduisant, ainsi l’effort important fait par les autorités éducatives en faveur de l’augmentation de l’offre d’établissements post-primaire et secondaire.

Le nombre d’élèves au niveau de l’enseignement post-primaire public ne cesse de croitre d’année en année. De 45 724 élèves en 2011/2012, ce nombre est passé à 73 693 élèves en 2015/2016, soit une augmentation de 61,17% en cinq années. Cet accroissement est dû en grande partie à l’augmentation du taux d’achèvement au primaire. Toutefois, en termes de ratio, on peut estimer le nombre d’élèves par établissement à 311, soit environ 77 élèves par classes (si l’on considère que le post-primaire en 2015/2016 comporte 4 classes pour le cycle).

Au niveau de l’enseignement secondaire général, on dénombre 12 124 élèves dont 8010 garçons et 4 114 filles,pour l’année scolaire 2015/2016 contre 7 518 élèves dont 4 414 garçons et 3104 filles en 2011/2012 traduisant ainsi une forte augmentation de 61,27%. Cette évolution positive de l’effectif des élèves au secondaire est la résultante d’efforts en matière de construction de nouveaux CEG dans les Communes mais aussi dans les gros villages des communes dans la cadre du continuum éducatif. Cependant, la province du Loroum reste à la traine en termes de nombre d’élèves au secondaire avec 323 inscrits en 2011/2012 et 727 inscrits en 2015/2016 et mérite des efforts particuliers en terme d’accompgnement dans les années à venir.

Le nombre d’enseignant du post-primaire et du secondaire a considérablement augmenté au cours des cinq dernières années. De 1 384 en 2011/2012, le nombre d’enseignant-e-s de ces deux ordres d’enseignement est passé à 2483 au total en 2015/2016, soit un taux de progression de 79,41%. Parmi eux, on y distingue 389 femmes et 2 094 hommes. Si au primaire, on a presque une parité entre personnel enseignant (1,3 enseignant pour 1 enseignante), au post-primaire, on compte environ cinq (05) enseignants pour une (01) enseignante. Cela est principalement dû au niveau de recrutement du personnel enseignant au post-primaire (au moins le DEUG II) car les filles ayant atteint ce niveau d’études ne sont pas nombreuses.

Comme indicateurs de réussite, les résultats au niveau de l’examen du BEPC en 2016, sur 16 622 candidats présentés à l’examen de fin d’année, 5 170 ont été admis au BEPC, soit un taux de succès de 31,10%, contre un taux de succès à l’examen de 30,38% en 2015 (3 327 admis sur 10 951 candidats). Ce taux qui est en amélioration de 0,72 points par rapport à 2015 est dû en partie à un assez bon taux de succès enrégistré dans la province du Zondoma. En effet, la province du Zondoma a enregistré la meilleure performance au cours des deux dernières années avec un taux de succès de 37,30% en 2015 et 47,48% en 2016.

En ce qui concerne, les résultats aux examens du Baccalauréat (enseignement secondaire général), ils sont en deçà des attentes car ils se situaient à 24,83% en 2015 puis à 23,92% en 2016 soit une baisse de 0,92 points. Cependant, il convient de signaler que la province du Yatenga connaît sur les deux années un taux de succès au baccalauréat supérieur à 30% (30,41% en 2015 et 32,09% en 2016). Les principaux maux qui entravent le développement de l’enseignement secondaire général sont l’insuffisance de salles de classe, l’insuffisance de personnel enseignant,l’insuffisance d’équipement et la déperdition scolaire due à l’existence des sites d’orpaillage.


 Enseignement secondaire technique


 L’enseignement secondaire technique vise essentiellement à préparer aux écoles supérieures d’enseignement technique. D’une durée de 3 ans, il est sanctionné par le baccalauréat de l’enseignement secondaire technique. Dans la région du Nord, il existait en 2016 trois (3) établissements d’enseignement technique dont 2 établissements publics et 1 établissement privé. Ils sont implantés dans le Passoré (Yako) et dans le Yatenga (Ouahigouya). L’offre pour l’enseignement technique est quasi-inexistante dans la région commpartivement à l’enseigenemnt secondaire général qui compte 237 établissements en 2015/2016. Cela ne permet pas une optimisation des capacités des élèves dans l’option de formation technique.

Ces établissements d’enseignement secondaire technique regroupaient, en 2016, 575 élèves dont 242 dans le cycle court, 212 dans le cycle moyen et 121 dans le cycle long. Au regard de la politique nationale en faveur de la formation technique et professionnelle des jeunes filles, les données sur la situation du nombre de filles dans les établissements techniques auraient permis de mesurer l’impact des politiques publiques en la matière dans la région et par la même occasion de faire une évaluation des éfforts à entreprendre par le Conseil régional pour favoriser leur insertion professionelle. Le personnel enseignant était au nombre de 95 en 2015/2016 dont 72 enseignants dans les établissements publics et 23 enseignants dans les établissements privés. Même si des données statistiques formelles n’existent pas, il ressort des entretiens que les femmes sont presqu’absentes dans l’enseignement technique, confortant les préjugés sur les capacités des femmes dans les matières techniques. Les contraintes dans l’enseignement technique dans la région sont l’insuffisance d’offre de formation professtiuonelle et l’insuffisance de soutien des jeunes dans les initiatives de formation aux métiers ruraux.


L’Enseignement Supérieur


 L’enseignement supérieur dans la région de Nord est animé depuis 2006 par l’institutSupérieur de Gestion de Ouahigouya (ISGO) et par la suite par le Centre Universitaire Polytechnique de Ouahigouya (CUPO) crée par arrêté n°2010-389/MESSRS/SG/UO du 22 octobre 2010 portant création des centres universitaires de Fada, de Ouahigouya et de Dédougou. Les activités pédagogiques du CUPO ont été lancées à la rentrée universitaire 2010-2011, précisément le 29 octobre 2010. Le système pédagogique est le système Licence-Master-doctorat.

Si l’ISGO qui est un établissement privé dispose d’infrastructures d’accueil, ce n’est pas le cas du CUPO qui ne dispose pas encore de locaux propres et loue par conséquent des bâtiments pour son fonctionnement. Les étudiants prennent leurs cours sur trois sites dont le lycée professionnel régional Naaba Kango, l’Ecole nationale des enseignants du Primaires et l’ENEP privé Naaba Koom. Quant à l’administration, elle occupe un bâtiment situé sur la route de Seguenega. Le site de la future université en construction, d’une superficie de 200 hectares est situé au Pk10 sur la route de Ouagadougou et à cheval entre les villages de Somyenga (commune de Ouahigouya) et de Kourra-Bagré (Commune de Oula).

Au cours du Conseil des ministres du 13 septembre 2017, le CUPO a été érigé en Université de Ouahigouya et comprend quatre établissements que sont : l’Ecole supérieure des sciences juridiques, politiques et de l’Administration (ESJPA), l’Ecole supérieure de commerce, de management et d’entrepreneuriat (ESCME), l’Ecole supérieure des Sciences de la santé (ESSAN) et l’Ecole supérieure des sciences et technologies (ESST). A ce jour, seules les trois premières écoles y sont fonctionnelles.

En termes d’effectifs, pour la rentrée 2015-2016, il y a eu au total 607 étudiants dans les 2 universités, dont 323 garçons et 284 filles, contre 245 en 2011-2012. Quant aux résultats académiques, les données disponibles sont celles de l’université de Ouahigouya où les taux de réussite aux examens sont assez satisfaisants avec des résultats bien meilleurs à l’ESSAN (95,74%) et l’ESJPA (86,70%).

Sur le personnel enseignant, les données disponibles sont celles de l’université de Ouahigouya. En 2016, l’université de Ouahigouya disposait de 35 enseignants permanents dont 16 enseignants médecins et 21 enseignants dans les autres filières. Il est prévu le renforcement du personnel enseignant dans l’université de Ouahigouya avec 10 nouveaux enseignants en 2018 etprobablement 10 nouveaux enseignants en 2019. Les principales contraintes dans le domaine de l’enseignement supérieur sont : le non achèvement des travaux de construction du bâtiment R+2 comprenant des bureaux d’enseignants, des laboratoires pour les Travaux Pratiques et des salles de cours et de Travaux Dirigéset l’insuffisance du personnel enseignant.