Services sociaux de base


ETAT DES LIEUX ET DEFIS DU SECTEUR DE L’ÉDUCATION ET DE LA FORMATION


  • Le préscolaire

La région du Sud-Ouest totalisait en 2018 12 centres d’éveil et d’éducation préscolaire (CEEP) et 3 bissongo et 1866 inscrits dont 921 filles soit 49,36%. Le taux brut de préscolarisation demeure

Statistiques sur les infrastructures de l’éducation au préscolaire en 2018


  • Le primaire

En 2018, la région comptait 858 écoles dont 41 privées, 3351 classes construites et 205 classes sous paillote. L’effectif des élèves était de 124 545 élèves dont 60 384 filles soit 48,48%. Le taux brut de scolarisation de la région était de 82,4% avec une disparité en faveur des filles (80,3% pour les garçons et 84,8% pour les filles). La répartition selon les provinces indique que les taux bruts de scolarisation des provinces du Ioba (91,1%) et de la Bougouriba (90,8%) sont les plus élevés de la région.

 Situation des écoles de la région du sud-ouest en 2016

 Statistiques sur la fréquentation au primaire en 2018

Indicateur au primaire en 2018

 

Les difficultés relevées au niveau de l’enseignement primaire sont entre autres, 

  • l’arrivée tardive des manuels scolaires ; ü les abandons scolaires ;
  • l’existence d’écoles sous abri précaire ;
  • les difficultés dans le fonctionnement des COGES, APE et AME,
  • la faible maitrise de la politique de la cantine endogène ; ü la faible transparence dans la gestion.

Les défis majeurs au niveau du primaire restent la lutte contre les abandons scolaires, la résorption des écoles sous paillotes.


   le post-primaire et secondaire

La région du Sud-Ouest enregistrait, au titre de l’année scolaire 2015-2016, 142 établissements du post-primaire et secondaire, dont 18 privés et un effectif de de 40 350 élèves dont 17 941 filles.

Le taux brut de scolarisation post-primaire dans la région était de 45% contre 12,6% au secondaire taux égal à la moyenne nationale. La disparité entre filles et garçons est très marquée au secondaire (16,9% pour les garçons contre 7,6% pour les filles). La disparité entre filles et garçons est très marquée au secondaire (16,9% pour les garçons contre 7,6% pour les filles).

 En l’absence de déperdition importante, cette disparité devrait diminuer dans les années à venir au vu de la discrimination positive au primaire. La répartition montre que les provinces de la Bougouriba (54,4%) et du Ioba (52,8%) ont les taux au postprimaire les plus élevés de la région. Le taux le plus faible est détenu par la province du Poni (36,1%). Le tableau ci-dessus donne la situation des infrastructures de l’enseignement général entre 2013 et 2017.

Statistiques sur les infrastructures de l’enseignement général 

                 (post-primaire et secondaire)

 Statistiques sur la fréquentation au post primaire et au secondaire en 2016

 Statistiques sur les indicateurs du post-primaire en 2015-2016

 Statistiques sur les indicateurs du secondaire en 2016


La formation professionnelle

L’enseignement technique et professionnel existe dans la région. On y dénombre au moins un (1) établissement d’enseignement technique dans les différentes provinces excepté dans le Noumbiel.

 Statistiques sur les infrastructures de l’enseignement technique en 2016

Par ailleurs, il existe de centres d’apprentissage et d’écoles de formation professionnelle (public et privé) et 5 écoles de formation professionnelle.

En outre, La région abrite 3 écoles de formation professionnelle que sont l’Institut national de formation des travailleurs sociaux (INFTS), l’École nationale des enseignants du primaire (ENEP) et l’institut régional d’administration (IRA). 

L’INFTS a pour vocation la formation des éducateurs sociaux, des adjoints sociaux, des éducateurs des jeunes enfants, des moniteurs d’éducation des jeunes enfants, des attachés d’éducation spécialisée et des moniteurs d’éducation spécialisée. Quant à l’ENEP de Gaoua, elle forme des instituteurs adjoints certifiés au profit des écoles primaires publiques et privées, conformément à son statut. En moyenne 350 instituteurs y sont formés par an. Enfin, l’IRA forme les élèves admis aux concours de l’ENAM notamment dans les domaines de l’administration générale, l’écofi, la gestion de l’éducation,…

Liste des centres d’apprentissage dans le Sud-ouest

Les écoles de formation professionnelle sont :

vl’Institut National de Formation des Travailleurs Sociaux (INFTS) à Gaoua

vl’Ecole Nationale des Enseignants du Primaire (ENEP) à Gaoua ; vl’Ecole privée des Enseignants du Primaire à Dano ; vl’Institut Régional d’Administration (IRA) à Gaoua.


        Le non formel

Dans la région du Sud-Ouest, en 2017, on comptait 119 Centres permanents d’alphabétisation et de formation (CPAF). 

 Statistiques sur les Centres Permanents d'Alphabétisation et de Formation (CPAF)


ETAT DES LIEUX ET DEFIS DU SECTEUR « SANTE »


La région du sud-ouest compte en 2018 cinq (05) districts sanitaires : le district sanitaire de Batié, de Dano, de Diébougou et de Kampti. En plus des districts sanitaires, la région abrite un Centre Hospitalier Régional (CHR) et la Direction régionale de la Santé (DRS). Ce point fait l’état des lieux et les défis à relever dans le secteur de la santé.

Infrastructures et équipements sanitaires

En 2018, la Direction Régionale de la Santé du Sud-Ouest, comptait 176 infrastructures sanitaires, réparties en 1 Centre Hospitalier Régional (CHR), trois (3) Centres Médicaux avec Antennes chirurgicales (CMA), trois (3) Centres Médicaux (CM), cent neuf (109) Centres de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) ainsi que treize (13) maternités et dispensaires isolés et trente-sept (37) formations sanitaires privées (cliniques, officines et dépôts). La répartition des infrastructures sanitaires est faite dans le tableau suivant :

 Répartition des infrastructures sanitaires par district sanitaire en 2018

Quant au Rayon Moyen d’Action Théorique (RMAT) des CSPS, il varie d’un district à un autre. Le tableau suivant donne le RMAT de chaque district.

 Rayon Moyen d’Action Théorique des CSPS par district en 2018

Comparé au RMAT national (6,5 km), on note que les CSPS de la région du Sud-Ouest couvrent un rayon moyen légèrement moins élevé. Toutefois des disparités sont observées entre les différents districts sanitaires. En effet les districts sanitaires de Batié et de Kampti ont un rayon moyen d’action théorique largement supérieure à la moyenne régionale et même nationale. Ce qui pose le problème de la répartition spatiale des infrastructures. 

Dans l’ensemble, le taux de fréquentation des formations sanitaires malgré les disparités observées reste satisfaisant à la faveur de la politique de gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq (05) ans en vigueur au Burkina Faso.

Le personnel sanitaire

Le personnel de santé disponible dans les formations sanitaires publiques est nettement insuffisant au niveau des médecins au regard des normes préconisées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En effet, l’OMS recommande un ratio de 1 médecin pour 10 000 habitants, alors qu’en 2018, la moyenne de la région est de 1 médecin pour 11 111 habitants contre une moyenne de 1 médecin pour 72 487 habitants en 2008 selon la projection de la population. S’agissant des infirmiers, la situation est satisfaisante, on compte 1 infirmier pour 1 699 habitants. La moyenne des sagesfemmes/maïeuticiens était de 1 pour 4 924 habitants et une accoucheuse auxiliaire pour 9 629 habitants alors que les normes OMS préconisent 1/5000 habitants. Le tableau suivant donne la répartition du personnel de santé dans la région

Situation du personnel de santé de la région du Sud-ouest

Pour combler le déficit, la région aurait besoin d’un personnel additif minimal de 8 médecins et 83 accoucheuses auxiliaires.

 Les principales pathologies

Les principales pathologies rencontrées dans la région sont le paludisme (53,93% des consultations) qui reste encore de très loin la principale cause de consultation dans la région, suivi des infections respiratoires (28,02% des consultations) et des diarrhées non sanguinolent (3,96% des consultations).

 Principales pathologies en 2018

La problématique de l’hépatite et du VIH-SIDA

Au de la des pathologies, objet de consultation fréquent, on observe dans la région la floraison de l’hépatite B. Malheureusement c’est une maladie peu connue des populations et devrait faire l’objet d’une surveillance particulière. Aussi le VIH/SIDA continu-t-elle d’avoir la peau dure dans la région. En effet la région est classée première au plan national en matière de séroprévalence avec 2,7% contre 0,7% le taux de séroprévalence national. A l’instar des autres régions du pays, la question du VIH/SIDA constitue une préoccupation majeure de santé publique dans la région surtout dans les sites d’orpaillage qui constituent un terreau de la prostitution.

Au regard de la situation actuelle du secteur de la santé dans la région du sud-ouest les défis majeurs sont la réalisation d’infrastructures sanitaires de qualité tout en assurant une bonne répartition spatiale afin d’harmoniser le rayon moyen d’action théorique. Il est également nécessaire de renforcer la surveillance de l’hépatite et du VIH/SIDA.

 la nutrition et hygiène alimentaire

Bien qu’elle soit une région pluvieuse et de production céréalière excédentaire, la situation de la nutrition est préoccupante dans la région du sud-ouest., En effet selon l’enquête SMART 2017, les prévalences de la malnutrition aiguë, chronique et de l’insuffisance pondérale chez les enfants de 0-59 mois sont supérieures au niveau national. C’est ce qui ressort dans le tableau qui suit :

 Indicateurs sur la malnutrition

De nombreux facteurs expliquent cette situation peu reluisante. Il s’agit, entre autres, des mauvaises récoltes enregistrées au cours de la dernière campagne agricole, de faible de production maraichère, de pesanteurs socio-culturelles ... 

Des ONG et projets se sont investis dans la lutte contre la malnutrition dans la région mais leurs interventions se limitent à quelques villages. Il s’agit de PAH/GIZ, Progettomondo Mlal, Croix Rouge, VARENA ASSO,.... Ceux-ci mènent de multiples actions en faveur des populations notamment des séances conseils en nutrition et en hygiène, des séances de démonstration de la préparation de la bouillie enrichie, la réalisation de sites maraichers, de champs collectifs. Toute chose qui a contribué à améliorer la situation alimentaire et nutritionnelle des populations dans leur zone d’intervention. Toutefois, pour plus de résultats, les projets devraient étendre leur champ d’intervention et la question de la nutrition devraient être régulièrement abordé pendant les différents cadres de concertation.


ETAT DES LIEUX ET DEFIS DU SECTEUR ENVIRONNEMENT, EAU ET ASSAINISSEMENT


  L’environnement

La gestion des ressources naturelles semble être reléguée au second plan par les populations.

En effet très peu de producteurs se soucient de la sauvegarde de l’environnement. Les feux de brousse, l’utilisation anarchique des herbicides, la coupe abusive du bois sont autant de pratiques qui portent atteinte à la biodiversité. Aussi l’orpaillage constitue une véritable menace pour l’environnement. 

Il s’avère difficile pour les populations d’adhérer aux actions de gestion durable des ressources naturelles. Les manifestations des changements climatiques dans la région se traduisent par des phénomènes tels que la sécheresse (tarissement des points d’eau), forte chaleur, la violence des vents et l’irrégularité des pluies 

La région du Sud-ouest regorge d’énormes potentialités en matière de production forestière, de bois ou charbon et de produits forestiers non ligneux.

  • Productions forestières

La région du Sud-Ouest compte trois forêts classées ayant une superficie de 55 000 ha, et trois réserves de faune sur 78 700 ha. Cela porte la superficie des aires protégées à 133 700 ha.

La présence de plusieurs types d’essences forestières fait de la région une des plus convoitées du pays. Cette convoitise est à la fois source de développement de diverses activités, de revenus mais également constitue une menace pour la préservation des ressources naturelles.

 Situation des aires de protection de la faune dans la région du Sud-ouest en 2016

  • Production de bois et du charbon de bois

Les filières bois-énergie et charbon de bois constituent les principales sources d’énergie pour les populations de la région et procurent des revenus à plusieurs acteurs dont les femmes et les bûcherons. Selon, la SDR (2006), se basant sur les besoins familiaux et la moyenne nationale, la consommation annuelle en bois énergie de la région peut être estimée à 54 317 113 tonnes.

Le Poni consommerait à lui seul environ 40% de cette source d’énergie, suivi du Ioba (33%), de la Bougouriba (16%) et du Noumbiel (11%). Du coup, elle conforte sa position de meilleure source d’approvisionnement en charbon de bois et en bois de chauffe pour les villes de Bobo-Dioulasso et Ouagadougou. En outre cette filière a favorisé la création d’emplois pour les jeunes et est devenue une source de revenus pour une partie de la population, les collectivités locales et l’Etat. Malgré son importance dans l’économie locale, la filière est confrontée à certaines difficultés s’agit notamment des incompréhensions conflits mineurs avec les propriétaires terriens qui exigent une contrepartie financière avec les producteurs, l’impraticabilité des voies d’accès aux sites filière, la violation du décret n  portant règlementant de la production du bois et de charbon de bois dans la région.

  • Produits forestiers non ligneux (PFNL)

Au plan régional, les espèces locales les plus convoitées et exploitées au niveau des produits forestiers non ligneux (PFNL) restent le karité, le néré, le baobab et le tamarinier. Les deux premières espèces procurent à la fois leurs fruits mais également sont recherchées pour le bois d’œuvre et d’énergie, le beurre et les chenilles (de karité), le soumbala (néré). La farine de néré et de baobab, les feuilles du baobab, les fruits et feuilles du tamarinier sont d’usage courant dans les ménages. Selon l’Instrument Automatisé de Prévision (2002) cité par Konaté (2004), en termes de produits forestiers non ligneux, la région du Sud-Ouest avec 142 500 tonnes vient en première place des régions à fort potentiel d’amande de karité (Centre-Ouest :

135 000 t, Cascades:132 000 t, Hauts-Bassins : 60 000 t).

La production mellifère est une activité non moins importante dans la région. Quelques zones sont reconnues et réputées à haute production mellifère. Il s’agit de Djigouè et de Bouroum-

Bouroum

 Exploitation faunique

La région du Sud-Ouest est riche en espèces fauniques aussi bien en diversité qu’en nombre. On y rencontre des hippopotames, des oryctéropes, des aulacodes, des rats palmistes, des porcs-épics, des buffles, des éléphants, des singes, des lièvres, des antilopes…. Certaines espèces migrent quotidiennement entre la région et les zones frontalières de la Côte d’Ivoire et au Ghana. La stabilité et le développement de cette faune doit faire face à plusieurs pratiques destructives et réductrices de son habitat parmi lesquelles on peut citer la pression foncière, la pratique traditionnelle de la chasse (battues collectives), l’orpaillage, le braconnage intensif et transfrontalier, les feux de brousse, la prolifération des armes. Le diagnostic participatif avec les acteurs de ce secteur fait ressortir une régression notable des populations fauniques (panthère, lion, bubale, cynocéphale, léopards, lions, etc.) voire une disparition de certaines d’entre elles (lion, léopard, etc.), bien qu’aucune donnée statistique existante ne permette encore de soutenir cette assertion. 

Dans le souci de contrôler et de protéger cette faune contre toute forme d’exploitation anarchique ou abusive, les services de l’environnement ont entrepris un certain nombre d’actions visant la sensibilisation/formation des acteurs sur la réglementation et la gestion de la faune et des aires de protection fauniques. Parmi ces actions on peut citer entre autres :

-la délivrance ou l’établissement des permis de chasse;

-la matérialisation des limites des réserves de faune à Bontioli (29 500 ha) et à Nabéré (36 500 ha) ainsi que la réserve partielle de faune à Bontioli (12 500 ha); 

-des expériences prometteuses de gestion des aires de Bontioli et de Nabéré visant une organisation rationnelle de la chasse dans la région.

Les populations sont de plus en plus conscientes du phénomène de changement climatique mais elles ont une faible capacité à s’adapter à ces phénomènes nouveaux et ne sont encore outillées pour faire face à d’éventuels catastrophes. La seule alternative connue est l’utilisation des semences améliorées face à la saison pluvieuse de plus en plus courte, la Promotion de la transformation des produits locaux Promouvoir la culture, la consommation des produits forestiers non ligneux (PFNL), encourager la production de plantes nutritives et fruitières comme le Moringa, la papaye et les mangues, les campagnes de sensibilisation et des plantations d’arbres. 

Le défi de la résilience des populations aux changements climatiques demeure et de la sauvegarde de l’environnement.


L’eau

L’approvisionnement des populations de la région en eau potable est assuré par les services de l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA), les postes d’eau autonomes, les forages et les puits et en fonction de la zone de résidence. L’ONEA approvisionnait deux villes de la région à savoir Gaoua et Diébougou. Depuis 2016, les deux autres communes urbaines (Dano et Batié) sont approvisionnées par l’ONEA Il existe également des forages à motricité humaine,  des puits repartis dans les secteurs et villages de ces villes. En milieu rural, l’approvisionnement en eau potable est assuré par les forages à motricité humaine et les puits. 

En 2018, la région du Sud-ouest comptait 40 barrages ou retenues d’eau, 2 988 forages fonctionnels, 238 bornes fontaines fonctionnelles. Le taux de couverture de la région en eau potable était de 73,7%. La province du Ioba est la province la mieux dotée en infrastructure hydraulique avec un taux de couverture en eau potable de 80,1%.

 Toutefois, quand bien même reconnu comme une priorité, le problème de

l’approvisionnement en eau potable des populations reste posé avec acuité dans la région du

Sud-Ouest  

En 2018 les infrastructures hydrauliques de la région du Sud-Ouest se présentaient comme suit :

 Équipements et  infrastructures  hydrauliques urbaines en 2016

Les points d’eau modernes notamment les forages constituent la principale source d’approvisionnement en eau de boisson pour les ménages. En effet, il ressort que 68,4% des ménages consomment l’eau de forage. En ce qui concerne l’eau des puits, elle est consommée par 16,42% des ménages. Seulement 1,17% des ménages de la région soit 8,29% des ménages en milieu urbain et 0,05% des ménages en milieu rural ont accès à l’eau courante de l’office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA). 

De façon subsidiaire, certains ménages (24,55% pour l’ensemble de la région et 27,64% en milieu rural) font recours aux rivières, aux marigots et aux barrages pour s’approvisionner en eau de boisson


  L’assainissement

Selon l’enquête nationale sur l’accès des ménages aux ouvrages d’assainissement familial de 2010, la répartition des ménages selon le type d’aisance en 2010, laisse apparaître un faible niveau d’équipement de la région du Sud-Ouest en infrastructures d’assainissement. En effet, 5,5% des ménages utilisent les latrines améliorées dans la région. 

Le taux d’accès à l’assainissement familial en 2010 était de 0,7% et 80,7% utilisait la nature comme lieu de défécation. Le taux d’accès dans la Bougouriba était de 0,3%, le Ioba 1,8%, le Poni 0,1%, le niveau d’accès au Noumbiel était nul.

 Taux d’accès à l’assainissement familial 2010

En ce qui concerne l’hygiène notamment le mode d’aisance, il ressort qu’une grande majorité des ménages souffre d’une absence d’infrastructures sanitaires et d’assainissement à domicile. Du coup, l’environnement immédiat devient le lieu privilégié d’aisance pour certaines personnes (80,85%). C’est le mode d’aisance qui est privilégié en milieu rural avec 87,48% des ménages. En milieu urbain, les latrines simples demeurent le mode privilégié d’aisance d’une catégorie de la population (57,69%). Il demeure que 38,42% des ménages font recours à la nature (zones non habitées) pour se soulager.

  • Mode d’évacuation des ordures

La gestion des ordures ménagères dans la région du Sud-Ouest présente des enjeux environnementaux et sanitaires pour les populations). En effet, 65,52% des ménages déposent leurs ordures sur des tas d’immondices quand bien même exposés, quand bien même exposés, contre 15,65% ménages qui s’en débarrassent dans la rue. Malgré la prise de conscience, on note l’inexistence de modes encadrés d’évacuation des ordures ménagères notamment en milieu urbain. 

  • Mode d’évacuation des eaux usées

Tout comme l’évacuation des ordures ménagères, la région du Sud-Ouest manque d’un système d’évacuation des eaux usées. La plupart des habitations ne disposent d’aucun système d’assainissement pour l’évacuation des eaux usées. Celles-ci sont ainsi rejetées soit dans la cour des habitations (61,01%), soit dans la rue (24,62%). Il n’y a que 1,81 % des ménages qui disposent de fosses septiques, 0,45% de puits perdus et 0,34% de caniveaux pour évacuer leurs eaux usées. Aussi, la plupart des eaux usées sont rejetées par les populations, sans être traitées, ce qui constitue un risque sanitaire et environnemental..

 

[1] Centre Hospitalier Régional

[2] Centre médical avec Antenne chirurgicale

[3] Centre Médical

[4] Centre de Santé et Prévoyance Sociale 

[5] Office de Santé des Travailleurs